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Infolettre juin 2019
Mot du comité de coordination 

Cher-e-s ami-e-s du RVHQ,

Jamais autant de gens ne se seront mobilisés en même temps, au Québec comme à travers le monde, sur l’enjeu planétaire de la crise climatique.

Il faut dire que le niveau d’alerte n’a jamais été aussi élevé. Alors que le thermomètre grimpe deux fois plus vite au Canada qu’ailleurs dans le monde, notre production de gaz à effet de serre ne cesse d’augmenter. Les scientifiques réitèrent pourtant l’incontournable échéance : 11 ans pour couper nos émissions de moitié, trente pour la carboneutralité. Sans quoi le cataclysme annoncé sera d’une ampleur impossible à contrôler.

À l’image du bolide sans freins lancé contre un mur, le dérèglement du climat prend une ampleur catastrophique. Les inondations et les sécheresses encore plus fréquentes et dévatatrices. Les incendies qui détruisent les forêts sur des superficies sans cesse plus étendues. Les courants-jets et les courants marins qui se dérèglent. L’été qui emporte dans son four de plus en plus de jeunes et de personnes âgées. Le pergélisol déstabilisé devenu émetteur de méthane et de gaz carbonique. La fonte accélérée des grands glaciers. La perte du littoral où vit l’essentiel de l’humanité.  

« Oh, merde! », s’entend-on répéter devant les constats cumulés. Il y a de quoi s’affoler. Mais c’est là un autre danger, la panique généralisée étant de bien mauvais conseil.

Depuis quelques années, les manifestes et les déclarations se succèdent. Manifeste de l’élan globalManifeste un bond en avantDéclaration citoyenne universelle d’urgence climatiqueNew Deal vertPacte pour la transition. Il faut bien nommer le mal, présenter les remèdes.

Comme cette infolettre en témoigne amplement, les manifestations, les actions et les initiatives citoyennes foisonnent. Il faut saluer, soutenir et nourrir cette vague de mobilisation. C’est à elle que l’on doit la succession de victoires au départ improbables contre les visées de l’industrie — 20 000 puits de gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, Énergie Est, Anticosti, etc. — remportés ces dernières années.

Nous avons appris que nos victoires ne deviennent pérennes qu’après de longues années de combat. Car les tenants du fossile et leurs milliards n’en démordent pas facilement. Ainsi, l’arrêt de la fracturation du schiste remportée de chaude lutte sur le terrain en 2011 n’a-t-elle enfin été institutionnalisée qu’en 2018, sous la forme des règlements dits «Arcand-Moreau», à quelques semaines de l’échéance électorale qui a porté la CAQ au pouvoir.

En réponse, Michael Binnion, de l’albertaine Questerre et timonier de l’Association pétrolière et gazière du Québec (rebaptisée ce mois-ci Association de l’énergie du Québec) a d’abord entamé une poursuite en vue de faire lever l’interdiction réglementaire de la fracturation du schiste. Plus récemment, l’abandon de la poursuite a fait craindre que des jeux de coulisse ne mènent à des accommodements déraisonnables, notamment pour des projets de forage dans les régions de Lotbinière et du Centre-du-Québec. Pressions et re-pressions citoyennes ont dû s’exercer pour que soit adoptée enfin une résolution unanime de l’Assemblée nationale du Québec réaffirmant la volonté de maintenir les règlements Arcand-Moreau (texte de la motion, ci-dessous).

Sans faiblir, une vigilance de tous les instants doit suivre l’hydre des hydrocarbures et les projets d’infrastructure qu’elle tente encore de nous imposer. Ainsi voit-on poindre le projet Gazoduq Énergie Saguenay de GNL Québec, les forages annoncés en Gaspésie et d’absurdes et coûteuses extensions des réseaux gaziers au Québec.  

Le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec et sa trentaine de groupes membres continuent de jouer un rôle essentiel de surveillance et de rempart citoyen contre les invasions barbares d’une industrie dont les produits posent une menace existentielle à toutes les formes de vie de la planète.

Au RVHQ, nous pratiquons une action citoyenne bien enracinée dans la communauté de nos groupes membres. Nos succès, nous les devons à la mobilisation de toutes les forces vives du milieu, concitoyennes et concitoyens de toutes les générations, de tous les milieux, de toutes les couches sociales, au-delà des clivages de la politique partisane. 

Au RVHQ, nous menons un travail d’éducation auprès de nos pairs, le dialogue critique avec nos élus de proximité, notamment dans les instances municipales et régionales et diverses formes de mobilisation créative. Notre stratégie inclue toute la palette des actions non violentes, incluant quand il le faut et avec l’appui de la communauté, une escalade graduelle de moyens de résistance citoyenne pouvant aller jusqu’à la désobéissance civile.

C’est ainsi que le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec cumule les victoires citoyennes depuis 2010. La preuve est faite, l’engagement citoyen donne des résultats. À l’heure où le désespoir est facile, nous opposons l’optimisme de l’action.

Chaque geste compte. Voyez un peu ici l’éventail des réalisations des comités membres du RVHQ à travers le Québec. Il y a un rôle pour chacun, pour chacune. Tous les talents sont requis. Toutes les énergies, dont les vôtres, belles et renouvelables, peuvent et doivent être mises à contribution.

Nous vous souhaitons un bel été, où la chaleur de nos luttes porte en son cœur le droit au beau temps pour nos enfants et les générations à venir de toute l’humanité.

 

Le comité de coordination du RVHQ,

Bruno Detuncq, coordonnateur, région Montréal
Philippe Duhamel, stratégie de résistance citoyenne
Jean Falaise, coordonnateur adjoint, région Centre-Estrie
Diane Fortin, coordonnatrice adjointe, Outaouais
Jocelyn Fournier, coordonnateur, région Outaouais
Chantale Gamache, coordonnatrice, région Montérégie
Louise Morand, communication et porte-parole
Liette Parent-Leduc, trésorerie
Jacques Rousseau, secrétaire général
Odette Sarrazin, coordonnatrice, région Lanaudière-Mauricie

Actualités 
Un nouveau journal  

Lors de sa dernière assemblée générale, tenue à Saint-Marc-sur-Richelieu le 31 mars dernier, le RVHQ a lancé son nouveau journal : «Résister : lutter dans le présent pour imaginer et dessiner l'avenir». Offert à prix modique par nos comités locaux, ce journal fait le point sur les enjeux de l'heure au Québec en matière d'hydrocarbures, de changements climatiques et de transition énergétique.




Le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec a adopté à cette occasion une nouvelle image axée sur la transition. Elle représente chaque individu par une goutte d'eau se fondant à une multitude d’autres pour former un lac, un fleuve, un océan, une vague de fond vers une transition énergétique rapide, seule capable de nous redonner un monde durable !

La prochaine assemblée générale du RVHQ se tient le 16 juin prochain, à L'Assomption. Inscrivez-vous dès maintenant.
Merci à Chantale Gamache, coordonnatrice régionale Montérégie (3e à gauche au 1er rang), 
pour l’accueil chaleureux de notre plus récente assemblée générale. 
 
150 000 personnes dans la rue 
Le 15 mars dernier, 150 000 personnes envahissent les rues de Montréal pour réclamer 
des actions concrètes face à l'urgence climatique. Photo : La planète s'invite au parlement. 

Lors de la dernière élection provinciale au mois d’octobre dernier, les citoyens constatent que le parti à la tête des sondages n’a aucun programme pour répondre à la crise climatique. À peu près au même moment, les scientifiques du GIEC publient un rapport alarmant. La survie de l'espèce humaine serait menacée et la fenêtre pour éviter le pire se rétrécit. À cela s'ajoute un rapport accablant du groupe d'experts de l'ONU sur la biodiversité qui sonne l'alarme devant la menace d'extinction d'un million d'espèces animales et végétales. 

Les citoyens, de plus en plus inquiets, décident de former des regroupements. Ils prennent la rue pour protester sous la bannière « La planète s’invite au parlement ». Ils seront éventuellement imités par les étudiants de « La planète s’invite à l’université » ainsi que par les étudiants du secondaire « Pour le futur Montréal ». Ces derniers, inspirés par les propos de Gretta Thunberg, manifestent pancartes à la main, toutes les semaines, le vendredi, depuis le mois de février dernier. Tous ces groupes gonflent le mouvement indispensable à la prise de conscience de la population du Québec concernant la gravité de la situation climatique, multipliant par leurs actions l'impact des 278 000 signataires du Pacte pour la transition

Dominic Champagne poursuit sa tournée du Québec et multiplie les conférences. Lancé il y a 6 mois, le Pacte pour la transition et ses 278 000 signataires parlent d’une même voix avec les personnalités publiques, les scientifiques et les jeunes pour une action concertée, partout au Québec. Signez et faites signer!

Signons le Pacte >> www.lepacte.ca

NON à la fracturation 
Dure défaite pour Questerre qui projetait de reprendre ses projets-pilotes dans la Vallée du Saint-Laurent. L'abandon des procédures judiciaires entamées pour forcer le gouvernement du Québec à lever l’interdiction de fracturation dans le schiste dans la vallée du Saint-Laurent a fait craindre le pire, certains voyant de possibles tractations en coulisse. La stratégie du gaz propre et la refonte du nom de l'Association gazière et pétrolière ne semblent pas convaincantes. Sous la pression des citoyens, une motion a été présentée le 7 mai et adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Le gouvernement semble vouloir tenir tête à Questerre dans la Vallée du Saint-Laurent. 

Texte de la motion 

Pour voir l’extrait (aller à environ 1h30)  
 

Monsieur le Président,

Je demande le consentement de la Chambre pour débattre de la motion suivante, conjointement avec le député de Laval-des-Rapides, la députée de Marie-Victorin :

« Que l’Assemblée nationale prenne acte que Questerre Energy tente de faire invalider les règlements d’application de la loi sur les hydrocarbures du Québec par le biais des tribunaux. Le 18 mars 2019, les procureurs de Questerre Energy ont notifié à la procureure générale du Québec une demande de suspension des procédures, laquelle a été accordée jusqu'au 29 août 2019.

Qu’elle reconnaisse que des mandats de lobbying de l’APGQ (échu depuis le 31 décembre 2018) et d’Utica (en vigueur depuis le 22 mars) indiquent que des acteurs de l’industrie des hydrocarbures font des représentations pour modifier ces règlements ;

Qu’elle prenne acte des propos récents du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, qui a affirmé sans détour qu’il n’y aurait aucun assouplissement des règlements ou de la loi sur les hydrocarbures ;

Que l’Assemblée nationale réitère que l’interdiction de la fracturation hydraulique dans la vallée du Saint-Laurent est non négociable et qu’aucun projet pilote ne sera exempté de cette interdiction. »

Présentée par Ruba Ghazal, députée de Mercier

Enterrons l'ère fossile 
Le 27 mai dernier, devant le Congrès de l'Association pétrolière et gazière du Québec rebaptisé l'Association de l'énergie du Québec, se tenait un rassemblement pour dénoncer le lobby de dinosaures qui tente de freiner la transition énergétique vers la sobriété énergétique et les énergies renouvelables, dont l'urgence nous est rappelée chaque jour.

Enterrons l’ère des fossiles une bonne fois pour toutes! Le pétrole, le gaz et le charbon appartiennent au passé.
Des nouvelles des régions  
365 municipalités entérinent la DUC
Les comités du RVHQ ont été particulièrement actifs pour faire adopter la déclaration d'urgence climatique par leur municipalité ou leur MRC. Pas moins de 365 municipalités du Québec ont déjà entériné le document, qui reconnaît la gravité de la crise environnementale actuelle et exige que des gestes politiques soit posés rapidement pour y remédier. La DUC a développé des chantiers d'intervention à mettre en place de tout urgence. 
Un projet de loi pour
le respect de nos engagements
À l'invitation des citoyens, les municipalités de Lavaltrie et de Saint-Sulpice ont adopté des résolutions réclamant que le gouvernement du Québec et les partis de l’opposition à l’Assemblée nationale procèdent, dès maintenant, à l’adoption du projet de loi Bélanger-Denis visant à assurer le respect des engagements climatiques du Québec. 

D’autres municipalités pourraient leur emboiter le pas. Pour aider votre municipalité à adopter la résolution, suivez le lien vers le projet de loi.
L'Est du Québec en ébullition 

Tout comme dans la Vallée, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la région de la Matapédia sont visées par des permis d’exploration et d’exploitation. Dans le passé, plusieurs municipalités ont adopté des règlements exigeant des distances séparatrices minimales entre les puits d’hydrocarbures et les sources d’eau potable. Dernièrement, certaines ont également adopté la Déclaration d’urgence climatique (DUC). D’autres enfin adoptent des résolutions afin d’affirmer clairement leur opposition aux activités gazières et pétrolières. C'est le cas de Rimouski et des MRC de Mitis et d'Avignon. Voilà des actions qui comptent.

Certaines compagnies souhaitent imposer bientôt différents projets sur les territoire où ils détiennent des permis. C’est le cas de Marzcorp Oil and Gas Inc. qui prévoit débuter ses activités à Saint-Léon-le-Grand et sur le territoire non organisé de Rivière-Vaseuse. 

En réponse, la municipalité de Sainte-Luce a adopté une résolution pour signifier son opposition aux activités de l’industrie, en plus de mettre sur pied un panel d’information pour les maires de sa région. Les municipalités d'Amqui, de Price et de Saint-Léon-le-Grand également adopté des résolutions. 

Le Comité vigilance hydrocarbures Vallée de La Matapédia a été très actif auprès de la MRC pour réclamer qu'elle prenne position. Le résultat est probant. Bravo!  
   
« On veut faire front commun au Bas-Saint-Laurent pour fermer la porte définitivement à cette filière qui est néfaste pour l’avenir de notre région ».
— Stéphane Poirier, porte-parole du Comité vigilance hydrocarbures Vallée de La Matapédia
Quant au préfet de la MRC de la Côte de Gaspé, il n'a pas encore pris position au sujet des projets pétroliers prévus dans sa région, notamment le projet d'exploitation des puits Galt, dans le bassin versant de la rivière York, à une vingtaine de kilomètres de Gaspé. Il fait plutôt le choix d’étudier un à un chacun des projets. Cette approche ne tient malheureusement pas compte du point de vue scientifique qui recommande de laisser sous terre les nouvelles ressources pétrolières en raison de la crise climatique. Elle laisse aussi grande ouverte la porte aux compagnies gazières et pétrolières. Cuda Pétrole et Gaz, promoteur albertain des puits Galt, tente entre-temps de gagner la bataille de l’acceptabilité sociale avec son projet.

La bataille pour défendre l'eau, l'air, la terre et la beauté de la Gaspésie, de la Matapédia et du Bas Saint-Laurent reste engagée. Depuis des années, le RVHQ participe à la lutte, aux côtés des groupes citoyens de la région. Que l'industrie se le tienne pour dit : vous ne passerez pas! Les joyaux naturels du Québec seront préservés.
GNL Québec : Le nouveau pipeline de la discorde
Lors de la dernière assemblée générale du RVHQ, Adrien Guibert-Barthez de La Coalition Fjord était des nôtres par vidéoconférence pour expliquer les enjeux de l'insensé projet Gazoduc Énergie Saguenay de GNL Québec. La Coalition Fjord tente de faire reconnaître la nécessité d’analyser les deux projets en un seul.

Le groupe a décidé d’envoyer une mise en demeure au gouvernement canadien pour faire en sorte que le transport maritime et la production des GES en amont soit inclus dans l'évaluation environnementale.  

Adrien Guibert-Barthez à l'assemblée générale du RVHQ.

La construction prévue de deux ports majeurs sur le Saguenay, dont le projet gazier Énergie Saguenay, va à l’encontre des objectifs du plan de rétablissement du béluga du Saint-Laurent selon un avis scientifique produit par des chercheurs de Pêches et Océans Canada. Ce qui n'empêche guère le gouvernement Legault de répéter son appui au projet.

Les émissions annuelles de gaz à effet de serre liées au projet GNL Québec, exclus comme par magie des études prévues pour l'instant, dépasseraient les sept millions de tonnes d'équivalent GES. Les émissions prévues équivaudraient à annuler l’essentiel des réductions annuelles d’émissions obtenues au Québec depuis 1990.



Tout comme le RVHQ, des miliiers de personnes reconnaissent que le gaz naturel n'est pas une énergie de transition. Près de 30 000 personnes ont signé la pétition NON GNL Québec. 

Signez la pétition ici 
 

Les impacts connus pour l’instant : 

  • La déforestation de 782 km sur 60 m de large pour le passage du pipeline Gazoduq à travers le nord de l'Ontario, l'Abitibi, le Témiscamingue, la Mauricie, le Lac St-Jean, jusqu'au Saguenay;
  • Le passage sur les territoires non-cédés de plusieurs communautés des Atikamekw, Anishnabe et Innus; 
  • Le transport par des navires méthaniers géants dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, l’habitat naturel des bélugas (280 % d’augmentation du trafic d’ici 2030, avec les autres projets industriels) ; 
  • Les risques d’explosions catastrophiques, que ce soit avec le pipeline, l’usine de liquéfaction ou le transport maritime;
  • L’émission 7,8 millions de tonnes de GES (en considérant tout le processus depuis l'extraction jusqu’à la consommation) ce qui équivaut à annuler l'ensemble des efforts de réduction de l'ensemble du Québec depuis 1990, soit près de 10 % des GES annuels du Québec.

« Nous nous opposons à GNL Québec, parce que nous souhaitons une transition énergétique et environnementale. Le gaz de schiste albertain ou américain n'est pas une énergie de transition. Le projet aggraverait la crise climatique et mettrait en péril la biodiversité du fjord du Saguenay et celle de la forêt boréale, tandis que les retombées économiques profiteront aux propriétaires américains et non à l’économie québécoise. »

— Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole de la Coalition Fjord

Bécancour : un projet d'un autre siècle


Source : projetbecancour.ag

Les comités vigilance hydrocarbures de Trois-Rivières, de la MRC de Maskinongé et des Chenaux et Mobilisation Climat Trois-Rivières se sont joints à Alternatives Bécancour pour dénoncer le projet d'usine d'urée et de méthanol projeté à Bécancour. Dans une lettre ouverte, les groupes citoyens ont expliqué pourquoi ce projet appartient à un autre siècle. 

Alternatives Bécancour est revenu à la charge pour dénoncer la construction de cette usine qui ajouterait dans l’atmosphère 630 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES) par année, soit l’équivalent d’une ville de 70 000 habitants ou de 180 000 voitures. 

Composter pour le gaz?

Entre-temps, Énergir (ancien Gaz Métro) demande à la Régie québécoise de l'énergie d’obliger ou d’inciter les municipalités à utiliser les matières résiduelles alimentaires (compost) pour en faire du biogaz. Énergir veut ainsi garantir 1 % à 2 % de ses approvisionnements en biogaz.

L’ajout semble bien mince. Sauf qu’il aurait pour effet de verdir l’image de l’entreprise et de son produit, qui reste essentiellement issu de la fracturation hydraulique.

Le détournement du compost vers le gaz crée une entrave à la transition vers une agriculture sans intrants chimiques. On dira ensuite que l’on ne peut se passer de l'urée, engrais chimique très répandu qui requiert des hydrocarbures et crée beaucoup de GES. 

Tandis que le gouvernement du Québec subventionne l'élargissement du réseau gazier, on cherche à détourner les matières compostables vers la production gaz et on veut autoriser la construction d'une polluante usine d'urée à Bécancour. Cherchez le lien.

Tous sont contraires à la transition, au seul avantage du gaz et d’Énergir.

Mobilisation Climat Trois-Rivières en action 
Le 9 avril dernier, Mobilisation Climat Trois-Rivières (MTC) accueillait la conférence «Comprendre l’urgence de la crise climatique», avec André Bélisle de l'AQLPA et Patrick Bonin de Greenpeace. Des élèves de l’école secondaire Des Pionniers qui avaient endossé la DUC « Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique » au conseil municipal de Trois-Rivières en décembre 2018 ont collaboré à l’organisation de la conférence.

Malgré la tempête, environ 70 personnes ont assisté à la conférence, dont des conseillers et candidats à la mairie de Trois-Rivières. Une superbe activité sur la Déclaration d’urgence climatique, l’état actuel de la crise et des possibilités que nous avons à saisir pour limiter les impacts à venir.  MTC a également participé à la grande manifestation du 15 mars à Montréal (photo ci-dessous). 




 
Manifestations citoyennes 
Divers comités du RVHQ ont participé aux nombreuses manifestations qui se sont tenues cet hiver et au printemps, dont celle du 27 avril dernier à Montréal, clôturant le Jour de la Terre. Sur la photo on voit des membres de Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville. L'Assomption en transition et le CVH de Mont-Saint-Hilaire, étaient aussi sur place. 

Le 22 avril, Jour de la Terre, une manifestation devant l'Assemblée nationale lançait la semaine de mobilisation. Ce jour-là, une chaîne humaine avait encerclé le parlement demandant au gouvernement d'arrêter de tourner en rond. 
Dans le cadre de la Semaine de la Terre, Mobilisation Climat Trois-Rivières a pris part au Rassemblement pour le climat tenu au Parc Champlain à Trois-Rivières. Organisé par le collectif La planète s’invite à l’université – UQTR, le rassemblement s’est converti en sit-in. Distribution d’information de CPCN, de la DUC, et recueil d’une cinquantaine de signatures citoyennes à l’endossement de la « Déclaration citoyenne universelle de la déclaration d’urgence climatique ».
Festival de l'environnement de Lanaudière

Les comités de vigilance (CVH) la MRC de l'Assomption étaient présents au Festival de l'environnement de Lanaudière organisé par L'Assomption en transition, le 4 mai dernier au Cégep régional de Lanaudière à L'Assomption. Ils y ont tenu un kiosque d'information. Grâce aux nombreux bénévoles, participants, exposants, artistes et visiteurs, le Festival a connu un vif succès ! 
Les rendez-vous au coeur du village 
Le « Rendez-vous au cœur du village » à Saint-Cuthbert était de retour les 18 et 19 mai derniers pour une sixième édition. Encore cette année, les comités de vigilance de Lanaudière étaient présents pour partager avec les citoyens, qui ont pu mettre la main sur des copies du Journal du RVHQ. 
Conférence sur l'eau à Lavaltrie 
Mercredi le 22 mai 2019 se tenait une conférence sur l’eau potable à Lavaltrie. Cette conférence était organisée par les membres du Comité Vigilance Hydrocarbures de Lavaltrie avec l’appui financier et technique de la Ville de Lavaltrie. On a pu y attendre les conférences de François Lafortune, opérateur à l’usine de filtration des eaux de la municipalité, et de Martine Chatelain, porte-parole d’Eau Secours. La Ville de Lavaltrie est en démarche pour devenir Communauté bleue.

Martine Chatelain, d'Eau Secours.
Plantation d'arbres à Montréal
Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville a procédé à la plantation d'arbres, les 17, 18 et 19 mai derniers. Plus de 3 500 arbres ont été plantés. 

Le gaspillage alimentaire et l'aménagement de jardins sous l'autoroute métropolitaine sont d'autres projets auxquels travaille l'organisme citoyen. 
 
Une marche est prévue le 15 juin prochain pour réclamer un milieu urbain à échelle humaine. L'événement vise à promouvoir la réalisation d'aménagements sécuritaires et conviviaux aux traversées de Crémazie sous les voies élevées. 
Le mois de l'arbre souligné de belle façon 
Le 26 mai dernier plus de 20 personnes étaient présentes à l'appel du Comité de citoyens pour la protection de l'environnement maskoutain pour la plantation de 1200 arbres à Saint-Louis. Pour le mois de l'arbre, le CCCPEM aura planté au total près de 2000 arbres et arbustes.

Jacques Tétreault et son équipe de planteurs ! 
Désinvestissement des hydrocarbures en Outaouais 
Le 29 avril dernier, des membres d'Action Climat Outaouais (ACO) ont savouré une belle petite victoire. Après deux ans de persévérance et de démarches auprès de leur Caisse populaire Desjardins, ils ont pu présenter à l'assemblée générale de la Caisse de Hull-Aylmer, deux propositions portant sur le désinvestissement des hydrocarbures,  Les deux propositions ont été adoptées par la grande majorité des membres : la première sur le désinvestissement, votée à 78% et la deuxième contre le financement des pipelines, à 80%! Les deux résolutions seront transmises à l'assemblée générale annuelle du Mouvement Desjardins en mars 2020 et soumise pour débat et vote. Le nombre de Caisses qui ont voté des résolutions semblables est passe ainsi à 37. La Caisse de Hull-Aylmer n'est pas la moindre : avec plus de 54 000 membres, elle est une des plus grandes au Québec.  Un petit pas qui compte... car ils comptent tous!
 

Jocelyn Fournier à l'assemblée générale annuelle de la Caisse populaire Desjardins de Hull-Aylmer.
Action Climat Outaouais a également demandé dans une lettre ouverte aux élus une gestion sécuritaire des déchets radioactifs tout en assurant la protection des sources d’eau potable de millions de Québécois.
Les ateliers énergisants de l'AMSÉE
Avec sa série les ATELIERS ÉNERGISANTS, l’Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE) propose une large programmation sur le thème de la transition énergétique. Changements climatiques, microréseau, autoproduction, énergie solaire, sécurité énergétique, mobilité durable, mini-maisons... dans le but de soutenir et d'outiller la communauté dans une démarche de diminution de son empreinte environnementale, les thèmes ont été sélectionnés pour répondre à la demande grandissante des Madelinots sur ces questions. Au total, six ateliers seraient donnés de mai à octobre. Pour compléter son financement, l’AMSÉE est à la recherche de partenaires financiers, commanditaires ou donateurs. Ne reste plus que 25% des besoins à combler. Votre coup de pouce sera bien apprécié.
 
Le Salon Écolo de Sainte-Anne-de-la-Pérade
Venez rencontrer les membres du Comité vigilance hydrocarbures de la MRC des Chenaux au Salon Écolo de Sainte-Anne-de-la-Pérade, ce dimanche 2 juin. Grâce à leur kiosque d'information, les membres pourront rencontrer la population et échanger sur les différents dossiers qui touchent la région. 
On troque l'auto solo pour le vélo !
Le Comité Transport de Rimouski en transition vous invite, du 10 au 24 juin 2019, à troquer des trajets d’auto en solo contre des trajets à vélo, à pied, en autobus, en covoiturage! L’objectif ? Diminuer l’empreinte carbone des Rimouskois(es) reliée au secteur des transports et inciter les décideurs à emboîter le pas! 

1- Inscrivez votre participation sur la page de l’événement Facebook !

2- Invitez trois amis ou plus à participer au défi !  
De cœur et de nature avec Grenville-sur-la-Rouge

La petite municipalité de Grenville-sur-la-Rouge, dans les Basses-Laurentides, a lancé une campagne de solidarité visant à amasser 200 000$ pour soutenir la petite collectivité de 2800 âmes face à une menace de poursuite de 96 millions de dollars de Canada Carbon, une minière de Vancouver.

Merci d'appuyer la campagne de solidarité www.solidaritegslr.ca. 


 
Merci à tous nos donateurs, collaborateurs et collaboratrices!
La production de cette infolettre a été rendue possible grâce à la collaboration des membres des comités locaux du RVHQ, de son comité de coordination, 
du comité Réplique et des organismes amis.

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et de diffusion, écrivez-vous à communications@rvhq.ca.

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