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Samedi 26 juin 2021

Mon espace très perso
Salut <<First Name>>,

En exclusivité pour toi (et les 459 autres frites qui nous lisent), et sous tes yeux ébahis, voici la nouvelle Friteletter. Oui, tu vas voir, on a fait peau neuve et on a pas changé que nos couleurs : après avoir passé des heures au téléphone avec des dizaines d'entre vous, on a décidé de casser le côté (certes complet mais) un peu enclumesque de la Friteletter : on teste donc un nouveau format à lire, à cliquer, et aussi à écouter.Tu peux faire l'un puis l'autre, l'un et l'autre ou, si t'as des superpouvoirs, tout ça en même temps. En tous cas, frite chérie, à ta demande ce mois-ci, on décortique le secteur de l'économie sociale et solidaire, alias, ESS.

T'as pas voté pour ce sujet, tu dis ? C'est simple, à chaque Friteletter, on te demande - en gros et en couleur, en dessous du sujet du mois - de noter notre prestation et de voter pour le prochain sujet. Donne-nous ton avis, c'est ça qui nous fait avancer et nous permet de concocter ce qui t'est utile ! Merci, frite chérie.

👊🏾 ESS 117


Psst. Cliques ici pour écouter le podcast

On t’a parlé de cette cops qui a tout lâché pour bosser pour une asso ? Ou de Sylvia qui lance une boîte dans l'éducation, ou des cousines qui montent un biz de mode éthique ? Si comme 55% des Français tu réfléchis au “sens et à l’utilité de ton travail”, mets-toi en mode avion sur ton transat, parce que quand l'éco ne répond plus, on part sur les traces de l’ESS (117) : aka, l'Économie Sociale et Solidaire.

Pour t’emmener à la recherche de cette économie qui fait du bien aux humains et à la planète, on a rencontré une de ses figures françaises, Alizée Lozac’hmeur, cofondatrice de makesense. Cette structure, qui aide des entrepreneurs sociaux à exister, a formé quelque 200 000 personnes dans le monde en 10 ans. Pour cette Friteletter, on te propose un périple all inclusive. Un combo stylo x audio. Tu peux à la fois écouter Alizée raconter son parcours et / ou / après / avant - c’est toi qui choises - comprendre les enjeux de l’ESS, découvrir les personnes qui pèsent et les lectures qui comptent dans le social game juste en dessous. Elle est pas belle la vie ? 

Rembobine Léontine, c’est quoi l’ESS ?
Un secteur qui se structure au 20e siècle. Le passage d’une société agricole à une société industrielle est si brutal que la question d’une solidarité organisée émerge et, avec elle, l'économie sociale et solidaire. Les premières structures à naître sont les mutuelles d’assurance créées autour de 1900, avec pour objectif de réduire les inégalités nées de la révolution industrielle. C’est un peu une troisième voie, entre le marxisme et le libéralisme, celle qui croit à un système guidé par les besoins avant les profits. Ensuite, elle disparaît un peu des radars jusqu’aux 70’s pour réapparaître sous l’impulsion de l’homme politique Michel Rocard qui cherche, lui aussi, une troisième voie, entre le capitalisme et le communisme. Il fait entrer cette idée dans le droit français via 4 statuts quand il devient ministre du Président Mitterrand en 1981.

Vazy, développe, lesquels ?
En clair, pour appartenir à ce champ de l’économie, à l’époque, il faut être soit une asso, soit une coopérative, soit une mutuelle, soit une fondation. Cela regroupe grosso-modo toutes les structures privées à but non lucratif, cad dont l’objectif n’est pas de générer des pépettes. Petit à petit, l’ESS s’épanouit et évolue de la défense des intérêts des membres de ces structures à celle de l’intérêt général. En clair, le secteur cherche à résoudre des problèmes de société et pour ça il utilise des statuts commerciaux, en plus des associatifs. Pour en tenir compte, une loi de 2014 crée le statut ESUS dont des entreprises peuvent bénéficier.

Donc la définition de l’ESS aujourd’hui, c’est ?

« Toute structure dont l’objectif est de résoudre une problématique sociale et environnementale en trouvant un modèle économique pérenne », nous a raconté Alizée. Comprendre : des gens dont le but est d’abord de résoudre un problème social et environnemental avant de générer des profits mais qui, pour le faire, ne comptent pas uniquement sur des subventions ou des dons mais sur les revenus de leur activité.

Aké et ça couvre quels domaines ?
Globalement, on peut classer les initiatives existantes en 5 grands thèmes : l’environnement, l’individu, la société, la politique et enfin l’économie. On te donne des exemples.

Tu me racontes une belle histoire ?
On passe le mic à Alizée : « La success story pour moi, c'est Too Good To Go qui permet d'acheter des invendus des restaurants ou supermarchés. On a vu Lucie (Basch - la fondatrice) débarquer de Suède avec quelques personnes autour d'elle. Aujourd'hui, ils viennent de lever plusieurs dizaines millions d'euros et sont en train de se développer aux États-Unis. Ce qui est intéressant, c'est que tout en voulant avoir un impact, Lucie est une vraie entrepreneure, mais elle a choisi un secteur qui permet de limiter le gaspillage alimentaire »

Ah oui, je connais, mais en France, ça pèse dans l’économie ?
Selon les chiffres publiés par le gouv, l’ESS c’est : 10% du PIB, 14% des emplois, 200 000 structures et 2,38 millions de salariés. Mais, pour Alizée, « ces chiffres reflètent une définition très limitée parce que fondée sur un agrément  [...] À côté de cet espace un peu classique, il y a tout le champ de ce qu'on appelle les entreprises à mission ou à impact qui n’entrent pas dans ce calcul ». Ce qui signifie que, potentiellement, si on prenait en compte les structures qui visent à avoir un impact social mais qui n’ont pas l’agrément - comme Voxe par exemple - les chiffres pourraient monter plus haut.

En plus, c’est un secteur qui a la banane : de 2010 à 2015, l’ESS créé 440 000 emplois, soit une croissance de 26% contre 7% de l’emploi privé, juste pour te donner une idée. Et particulièrement dans des zones parfois sinistrées économiquement, les campagnes ou les banlieues. 


Donc c’est pas négligeable du tout !
En effet, « ce qui a changé, c'est qu’on est devenu beaucoup plus mainstream, raconte Alizée. Avant, on avait l'impression qu’on nous percevait comme des hippies, à côté de l'économie. [...] On était là pour résoudre des problèmes mais ça n'allait pas changer l'économie. »

«

Aujourd'hui, on entend parler de la "révolution de l’impact" comme la révolution digitale d'il y a 10 ans. Avec l’idée que toutes les entreprises, pour survivre demain, devront suivre et mesurer leur impact, diminuer au maximum leurs externalités négatives et vraiment contribuer à la société ».
-

Ah oui, ça infuse dans le reste de l'économie, en fait.
On dirait, oui, de plus en plus de boîtes parlent de l’impact et semblent vouloir s’emparer du sujet mais l’enjeu, pour Alizée c’est de garder le cap, et ne pas laisser le succès dévoyer le concept. Ne pas se faire social-washer, comme le greenwashing - fait de verdir artificiellement son image marketing - qui menace la transition écologique. Et ça passera notamment par pousser les entreprises qui ont un impact positif à revoir aussi leurs modes de gouvernance - la façon dont elles sont dirigées - pour, selon Alizée, « remettre du collectif dans les prises de décisions et dans la répartition de la richesse ». 

Vaste programme. Si je veux me lancer ?
Tu vas voir dans la rubrique à chiper à choper, là, juste en dessous, tu vas voir, y’a des bijoux.

🥡 L’info à emporter 
L’économie sociale et solidaire, qui met l’efficacité économique au service du bien commun, est devenue en 10 ans un secteur qui pèse. 10% du PIB, 14% des emplois, l’ESS envoie du bois sur les embauches et fait rêver les salariés, surtout après la pandémie. À mesure que le concept se popularise et infuse dans toute l’économie, ses pionniers plaident pour repenser l’économie dans son ensemble.

                                
                               Psst. Cliques ici pour écouter le podcast


😏 À chiper, à choper


Pour capter quelques meufs à suivre, par secteur : 

Pour chambarder ton boulot et ta vie : 

Pour se former au business à impact : le Mooc en ligne des cops de MySezame qui nous font un cadeau : les 3 premières sessions gratuites pour toi puis le reste de la formation à 60€ (au lieu de 75€).
  • Pour avoir une vision d'ensemble du secteur, rendez-vous ici.
  • Pour commencer à s’engager en 2 semaines : le programme Réaction de makesense.
  • La communauté Paum·é·es pour se retrouver entre personnes qui se posent des questions.
  • Pour apprendre et se lancer Ticket for Change, l’école des entrepreneurs du monde d’Après.
  • Pour trouver un job : jobs.makesense.org

Pour ravir tes oreilles 

Pour t’en mettre plein les mirettes : 

Pour t’en mettre plein dans la tête : 

📊 Sondage

Alors, tu aimes ce nouveau format de Friteletter ?

Carrément !
BOF

🍟 Frite corner

Le corner où on célèbre vos succès, petits et grands et où on fait croquer vos petites annonces. Et toi, tu fêtes quoi ?

🦹‍♀️ On top of the world

  • Une vague d'applaudissements pour Sophie C. de Genève qui a passé son permis bateau, oh oh, matelot !

👂 Petites annonces de la Frite 

  • Sylvia D. de Paris est à la recherche d’une associée pour entreprendre dans l'événementiel culturel et engagé, ça te titille aussi ? Dis-lui !
  • La semaine dernière, on te parlait d’Anaïs S. de Lille, qui veut se lancer en tant que psy en thérapie cognitive comportementale, spécialisée en communication non-violente. Elle cherchait des badass éclairées pour tester, mais on a eu un souci technique et l'adresse mail ne marchait pas, cette fois, c’est la bonne : fais-signe si t’es partante !

👣 I, I follow les Frites 

  • Axelle G. de Marseille a lancé son nouveau jeu qui répond (enfin!) à la question : pour la planète, vaut-il mieux prendre 1 kilo ou porter un t-shirt made in France ? Par exemple. Ca s’appelle Carboniq et la campagne ulule a explosé les compteurs : 787 préventes sur un objectif de 300. En attendant la livraison on est déjà accros à la version en ligne
Moi aussi j'ai une annonce

Ceci est de la publicité et c’est de la bonne.

❤️ I love it, I love it


Des sacs en cuir faits main par Amandine, qui a tout appris en Bolivie. Porte-monnaie, cartouchière ou sac-à-tout, on est tombées en amour. SUKIVOXE te donne le droit à -10% !

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Je ZIEUTE LES AUTRES BONS PLANS

👀 Who's next ?


Le 20 juillet, à 19h, on te donne rdv chez nous, à Paris dans le 17ème pour rencontrer Juliette Franquet, notre girl go green à nous, obsédée par l'idée de résoudre l'équation des déchets, elle a co-fondé la boîte Love your waste ; puis pris la tête de la fat asso de plaidoyer Zero Waste France, parce que même si on aime ses déchets, en vrai, c'est mieux quand il n'y en a pas.

Psst. Les places sont limitées pour venir dans la vraie vie, mais illimitées pour suivre la conf en direct sur Zoom ! Dis-nous ce que tu préfères en t'inscrivant.


 
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