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Nº 83

Juin
2020

NEWSLETTER

Impact - Projet d'ouvrage "L'impact de la crise sur le management" - Synthèse enquête Wiltz 2020 - COVID 19 publications - Enquête II impact de la crise - COVID 19 enquête FNEGE auprès des enseignant(e)s-chercheur(e)s - COVID 19 vidéos - ARTIREV - Alumni - L’interview du mois – Webinaire - Publications – Vidéos - Sélections en cours – Actualités de la recherche en management.

IMPACT

David Larivière, Directeur d’hôpital, officier de réserve au sein du service de santé des armées français, Docteur du Business Science InstituteParis n°2 (2017-2020) est lauréat du Prix DBA Impact Managérial pour sa thèse dirigée par le Professeur Martin CloutierLa prise de conscience du risque de disparition de l’organisation comme facteur de résilience : étude comparée de la transformation à l’hôpital public et privé.

Aujourd'hui, il figure parmi les deux  finalistes du nouveau Prix EDBA/DBA de l’AIMS 2020.

Pour le Professeur Michel Kalika, Président du Business Science Institute, cette reconnaissance traduit la capacité d’un docteur de DBA à créer de l’impact managérial dans un secteur qui en a particulièrement besoin aujourd'hui.


PROJET D'OUVRAGE "L'IMPACT DE LA CRISE SUR LE MANAGEMENT" 

Dès le début de confinement, le Business Science Institute a lancé un projet collectif associant les  professeurs, doctorants, et docteurs sur le thème de l'Impact de la crise sur le Management.

Il a été demandé aux doctorants d’adresser une note d’une page sur l’impact de la crise sanitaire sur leurs entreprises ou organisations et les professeurs ont préparé deux enquêtes, la première plutôt qualitative, la seconde quantitative grâce au soutien du professeur Jean Moscarola (SPHINX).  

Trente-trois contributions de professeurs et de docteurs ont été reçues à ce jour.

Ont participé à l’élaboration des questionnaires de l'enquête, les professeurs :

Bérangère Deschamps, Chantal Fuhrer, Pascal GlémainMichel Kalika, Emmanuel Kamdem, Lars Meyer-Waarden, Marie-Thérèse Um-Ngouem, Olivier Lavastre, Caroline Mothe, Jessie PalludDenise Potosky, Nicolas Poussing.

L’ouvrage en préparation comportera en outre des chapitres des professeurs et docteurs Michelle Bergadaà, Sébastien BourbonEmmanuel Caillaud, Marie-Christine Chalus-Sauvannet, Martin Cloutier et son doctorant Martin Lemelle, David LarivièreBérangère Deschamps, Nathalie Dubost, Aurélie Dudézert, Hugo Gaillard, Pascal Glémain, Jean-Pierre Helfer, Julien Husson, Emmanuel KamdemDavid LarivièreFlorence Laval, Jean-Fabrice Lebraty, Jean Moscarola, Caroline Mothe, Yvon Pesqueux, Nicolas Poussing, Christophe Schmitt et Gabriel Tremblay.

SYNTHESE ENQUETE WILTZ 2020

Au regard de la crise sanitaire actuelle, un questionnaire portant sur la participation à la semaine internationale 2020 du Business Science Institute a été envoyé à 182 docteurs et doctorants.

124 réponses ont été recueillies.

                


 

                     

Si 33 % des répondants envisagent de venir à Wiltz en septembre, 27% y ont renoncé et 37% ne se prononcent pas encore.
Les raisons invoquées concernent principalement les incertitudes relatives à l'ouverture des frontières, l'obtention des visas ou encore le risque d'une 2e vague de l'épidémie.
Certains mentionnent aussi une surcharge de travail liée à la crise et l'impossibilité pour eux d'obtenir une autorisation de leur employeur pour effectuer ce déplacement à cette période.
Plusieurs répondants seraient favorables à une formule en distanciation physique, voir un mix entre distanciel et présentiel, afin de respecter la distanciation sociale et de ne faire prendre aucun risque aux participants.

Le même questionnaire, transmis à 66 membres de la faculté du Business Science Institute, a permis de recueillir 51 réponses dont les résultats sont les suivants :

            
49% des répondants envisagent de venir à Wiltz, 25,5% sont encore incertains et 23,5% ne feront pas le déplacement.
Les incertitudes concernent principalement l'évolution de la crise sanitaire, la complexité des déplacements ou encore les contraintes personnelles ou professionnelles. Plusieurs répondants seraient favorables à une édition 100% en distanciel.

COVID 19 : PUBLICATIONS DE CHERCHEUR(E)S DU BUSINESS SCIENCE INSTITUTE


Anne Bartel-Radic, "Le management international à l'épreuve du confinement mondial", The Conversation, 12 mai 2020.
Avec la crise du Covid-19, le télétravail – autrefois occasionnel – est devenu la norme pour un grand nombre d’employés et de cadres. Les équipes internationales ont toujours eu pour spécificité de travailler à distance, chaque membre de l’équipe étant relié aux autres par le biais d’outils digitaux. Pourtant, la crise sanitaire, avec toutes les contraintes de mobilité qu’elle pose, semble les affecter également.

Sabine Urban, Ulrike Mayrhofer, "La grande disparité des réponses des multinationales du CAC 40 à la crise", The Conversation, 4 mai 2020.
Article repris dans La Tribune le 7 mai 2020.
La crise sanitaire mondiale déclenchée par le Covid-19 soulève de nombreuses interrogations pour les entreprises multinationales du CAC 40 qui jouent un rôle moteur dans l'économie française, notamment dans les secteurs de l'industrie, de l'énergie, de l'automobile, de la pharmacie, des services, de l'agroalimentaire et du luxe.
Selon cette étude, environ un quart de ces grandes entreprises françaises n’a pas adopté de mesures spécifiques...



Jean Tchangai, Cadre de banque, Senior Risk Manager, Doctorant du Business Science Institute (Dakar n°5, 2018-2021) ,"Le secteur bancaire de l’UEMOA face à la pandémie du coronavirus", Financial Afrik, 16 mai 2020.
Les impacts de la pandémie du COVID-19, qui atteint désormais l’Afrique Subsaharienne et notamment les pays de l’UEMOA, sont de même nature que dans les pays déjà touchés. La contraction de l’activité économique qui en résulte est brutale et d’une grande ampleur, touchant aussi bien le secteur public que privé et par ricochet le secteur bancaire. A l’instar de l’ensemble des banques centrales des pays concernés, la BCEAO a pris un certain nombre de mesures monétaires pour inciter les banques à soutenir le secteur privé. Ces mesures, pour nécessaires qu’elles soient, n’intègrent pas la dimension solvabilité des financements bancaires et doivent donc être élargies.

ENQUETE II IMPACT DE LA CRISE


Bonjour, 
Tout d’abord un très grand merci si vous avez eu le temps de répondre au premier questionnaire du Business Science Institute sur l’Impact de la crise sur le Management. Pour approfondir cette étude une seconde enquête vient d’être réalisée (Enquête II). Merci à vous d’y répondre aussi nombreux en cliquant sur le lien suivant :
Questionnaire
Dès réception de votre réponse, nous aurons le plaisir de vous communiquer le résultat de la première enquête.
 
Cordialement Michel Kalika, 
kalika.michel@gmail.com
 
Michelkalika.com
Business Science Institute president
Iaelyon School of Management emeritus professor

COVID 19 : ENQUETE AUPRES DES ENSEIGNANT(E)S-CHERCHEUR(E)S



En quelques jours l’activité des enseignants-chercheurs a été bouleversée par la crise du covid-19.

Du fait du confinement et des incertitudes sur le monde d’après, les enseignant(e)s-chercheur(e)s ont ajusté leurs activités d’enseignement, de recherche de contribution à la vie académique.

Dans cette enquête proposée par les professeurs Jérôme Caby, futur Délégué Général de la FNEGE, Michel Kalika, Président du Business  Science  Institute et Maurice Thévenet, membre de la faculté du Business  Science  Institute, la FNEGE souhaite prendre en temps réel la mesure des changements dans la profession d’enseignant-chercheur en gestion ainsi que leurs premières impressions sur cette expérience inédite.

COVID-19 : VIDEOS DE CHERCHEUR(E)S DU BUSINESS SCIENCE INSTITUTE

VIDEOS

 

Xerfi Canal  Les réactions des dirigeants face à la crise : premiers résultats d'enquête

Bérangère Deschamps, membre de la faculté du Business Science Institute, professeure des Universités IUT2, Université Grenoble Alpes, CERAG et Rédactrice en chef de la Revue de l’Entrepreneuriat.

 Gérer des équipes internationales virtuelles en contexte de crise

Xerfi Canal a reçu Anne Bartel-Radic, membre de la faculté du Business Science Institute, Professeure à Sciences Po Grenoble, CERAG et Directrice du Pôle Sciences Sociales de l'Université Grenoble Alpes, pour parler du management d'équipes internationales en contexte de crise.

Une interview menée par Jean-Philippe Denis.


COVID-19 : l'importance vitale de la veille stratégique 

Xerfi Canal a reçu Marie-Christine Chalus-Sauvannet, membre de la faculté du Business Science Institute et Professeure à l'iaelyon School of Management, pour parler de la veille stratégique et des opportunités.

Une interview menée par Jean-Philippe Denis.

Xerfi Canal  Se préparer à remobiliser et gérer autrement les ressources humaines

Hugo Gaillard, Docteur en Sciences de Gestion,  Community Manager du Business Science Institute, Président de l'Université Populaire d'Allonnes et Enseignant chercheur à Le Mans Université Laboratoire de Recherche Argu'Mans.


Supply chain d'après  crise : consommateur, délocalisation, indépendance
Les impacts de la crise du COVID-19 pour la logistique et le Supply Chain Management

Xerfi Canal a reçu Olivier Lavastre, membre de la faculté du Business Science Institute, Professeur à Grenoble IAE – CERAG, Université Grenoble Alpes, pour parler de l'avenir pour la logistique et le supply chain management après la crise sanitaire.

Des interviews menées par Jean-Philippe Denis.


IQSOG Etre résilient face à la crise
Jean-Fabrice Lebraty, membre de la faculté du Business Science Institute et Professeur à l'iaelyon School of Management.

 

IQSOG Face à la crise, quelles leçons pour l'entrepreneuriat de demain ?

Catherine Léger-Jarniou, membre de la faculté du Business Science Institute, Professeure Université Paris-Dauphine PSL, Présidente de l’AEI & DRM
Cette vidéo a été réalisée en collaboration avec Jean-François Sattin, PRISM Sorbonne, Université Paris 1
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E-Management : vive le CORONAVIRUS ?
Après la crise : que reste-t-il des idées reçues en stratégie ? 
Xerfi Canal a reçu Michel Kalika, Président du Business Science Institute, Professeur émérite à l’iaelyon School of Management pour parler du e-management.
Des interviews menées par Jean-Philippe Denis.



Yvon Pesqueux, L'idéologie du CARE pour penser le retour de l'Etat

Xerfi Canal a reçu Yvon Pesqueux, membre de la faculté du Business Science Institute et Professeur de science de gestion au CNAM, pour parler de l'idéologie du CARE.

Une interview menée par Jean-Philippe Denis.

ARTIREV : Intelligence ARTificielle d'aide à la REVue de littérature

Les solutions proposées par l’équipe d’ARTIREV permettent de répondre à la question suivante :

Quand on doit maîtriser rapidement de manière fiable un champ de recherche scientifique, quand des milliers, voire des millions de textes correspondent aux mots clés que l’on rentre dans un moteur de recherche, quand on a très peu de temps, que faire pour accélérer le processus et produire une revue de littérature fiable sur le sujet qui nous préoccupe ?

       

ALUMNI 

Témoignage

Rencontre avec Didier Mwewa Wa Mwewa, docteur du Business Science Institute (DBA à distance n°1, 2017-2020), spécialiste de programme dans une grande organisation internationale.

Aline : Pourquoi vous êtes-vous engagé dans une thèse DBA ? 
Didier Mwewa Wa Mwewa : Il y a essentiellement trois raisons qui m’ont conduit à m’engager dans ce travail doctoral : la dimension épistémologique, la dimension pratique et la dimension personnelle de cette démarche. De mon point de vue, le DBA du Business Science Institute s’y prêtait bien.

Sur le plan personnel, j’avais surtout l’envie de transformer l’expérience managériale, de plus d’une décennie comme manager d’interface sur le continent africain, en un savoir structuré sur le plan académique, communicable sur le plan méthodologique et surtout actionnable en termes d’implications managériales.

Aline : Pourriez-vous nous parler de votre sujet ? 
Didier Mwewa Wa Mwewa : Il n’est pas aisé de parler d’un sujet aussi vaste en très peu de mots. Ma thèse portait sur « le rôle stratégique de la facilitation proactive pour les managers d’interface ». La facilitation proactive est, en des termes très simples, une pratique qui soutient l’exécution des stratégiques dans une organisation. Elle consiste à faciliter intentionnellement deux ou plusieurs acteurs appartenant à des environnements différents à mieux coopérer, partager les informations et à agir ensemble pour l’atteinte des objectifs communs. Les managers d’interface y recourent souvent mais non sans difficulté.

Aline : Que retenez-vous de cette expérience ?
Didier Mwewa Wa Mwewa : Il s’agit d’une expérience mémorable pour moi et très enrichissante à bien des égards : des échanges avec des professeurs de qualité et de renommée internationale et le partage de mes réflexions, mes interrogations et ma vision du monde a été très bénéfique pour moi. Ensuite, je tiens à souligner l’encadrement de qualité avec un parcours personnalisé comprenant un suivi régulier et hyper efficace tant du Business Science Institute que de l’iaelyon School of Management. Enfin, l’utilisation des outils numériques a été d’une grande valeur ajoutée pour ce programme doctoral international.

Aline : Vous avez obtenu le prix DBA Impact du Business Science Institute, quel en a été l’impact ? 
Didier Mwewa Wa Mwewa : Dans ma conception, le travail doctoral n’est pas une fin en soi. Il s’agit plutôt d’un levier pour mieux servir : mon employeur d’abord et ensuite la société en général. C’est à cela que je m’emploie en permanence. Au niveau personnel, cette thèse m’aura permis d’acquérir : une compréhension plus large du leadership du manager d’interface et de son rôle stratégique à la frontière de son organisation ; une connaissance plus aiguisée sur la gestion de la complexité à la frontière de l’organisation, en contexte non marchand ; d’avoir une prise de recul et une capacité de gestion du risque de la « myopie » de l’action managériale ou du risque de la stérilité de la pensée managériale. Les deux risques étant gérés en tension afin de concilier l’action et la réflexion dans la coordination des échanges inter-organisationnels.

Aline :  Si vous devriez donner un conseil aux doctorants managers actuels, quel serait-il ?
Didier Mwewa Wa Mwewa : Je n’aurai qu’un conseil : le travail régulier et persévérant car le temps passe vite et même très vite !
Et, pour conclure, je voudrais partager avec les futurs doctorants du Business Science Institute cette conviction personnelle : nos recherches devraient, avant tout, contribuer à aider nos concitoyens à augmenter le savoir afin de mieux travailler, mieux s’organiser et progresser mieux que hier. 

Comme lauréat du prix impact managérial 2019, je mesure chaque jour combien il est gratifiant de mettre la science au service de la société. Le doctorant manager devrait toujours réfléchir, me semble-t-il, à comment ses travaux de recherche pourront impacter positivement la société.
 

Publication

Sébastien Bourbon, "La rente cognitive, une valeur refuge en temps de crise" Management&DataScience, 12 mai 2020.

Les périodes de crise renforcent le caractère irrationnel du comportement des acteurs économiques. Elles exacerbent leur « esprit animal ». Leurs capacités de discernement et cognitives s’estompent. Ils se mettent alors désespérément en quête de valeur refuge. Dans ce contexte, l’agent devient un « leader de l’incertitude » qui va rassurer ces acteurs économiques confrontés à une forte incertitude informationnelle et cognitive. Il va alors valoriser un capital immatériel intégrant un ensemble de savoir et de savoir-faire : la « rente cognitive ». Elle apparaît comme une valeur refuge originale pour des « esprits animaux » en temps de crise.

Sébastien Bourbon, Dirigeant IFIC Groupe, Expert judiciaire près de la Cour d'Appel de Lyon, et docteur du Business Science Institute (DBA à distance promotion n°1, 2017-2020), est lauréat du prix DBA Impact Managérial pour sa thèse Le positionnement de l’agent immobilier sur le marché du neuf : savoir exploiter l’asymétrie de connaissances, dirigée par le Pr. Jean-Philippe Denis.

L’INTERVIEW DU MOIS

Rencontre avec Yvon Pesqueux, membre de la faculté du Business Science Institute.

Aline : Bonjour Pr. Pesqueux pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Yvon Pesqueux : Je suis depuis 2000 titulaire de la chaire d’organisation du CNAM (sa dénomination exacte étant « Développement des systèmes d’organisation »), dont la création remonte à 1928 et qui a alors été le lieu, et c’est normal à l’époque, de la diffusion de l’organisation scientifique du travail. J’ai succédé au Professeur Lussato qui a introduit en France, dans les années 1970, les enseignements de théories des organisations, ayant écrit un livre « boussole » qui reste totalement valide encore aujourd’hui quant à la façon d’articuler l’évolution de la pensée organisationnelle jusqu’à ces années-là. Je suis un militant du développement de la recherche contextualisée avec la pertinence socio-politique la plus importante possible autour d’une injonction – réfléchir, réfléchir, réfléchir. J’ai beaucoup publié de livres.

Aline : Depuis le début de votre carrière de chercheur, en quoi le monde des publications en sciences de management a-t-il évolué ?
Yvon Pesqueux : Pour être un peu brutal, ce monde a évolué vers un « cirque » dans lequel nous sommes à la fois les dompteurs, les prestidigitateurs et les spectateurs. C’est nous qui avons décrété les normes qui consistent à considérer que la production scientifique se caractérise par des publications dans les revues dites à comité de lecture et qui nous y complaisons. Le résultat est l’abandon de la publication d’ouvrages dont le volume permet d’élaborer une pensée et les manuels. Pour reprendre la dualité d’Hannah Arendt dans « La condition de l’homme moderne », manuels et livres relèveraient du travail et de l’homo laborans alors que les articles relèveraient de l’œuvre et de l’homo faber alors que je pense l’inverse. Or on ne voit pas comment le publish or perish puisse faire de nous des homo faber. Ceci se caractérise par un marécage de textes et nous conduit à patauger dans le marécage.

Aline : Quelle est votre définition d'une bonne publication aujourd'hui, et est-ce une définition qui a évolué avec le temps ?
Yvon Pesqueux : Une « bonne publication » en sciences de gestion - mais peut-être, autant que je le sache, cela vaut-il aussi dans beaucoup d’autres disciplines - est une publication possédant une pertinence socio-politique, même si l’opinion défendue – car il y a TOUJOURS une opinion – n’est pas de mon goût. Le marécage des publications construites sur des hypothèses tellement générales qu’elles ne sont pas réfutables et validées par référence à des échantillons de complaisance de type quick and dirty ou par ce qui est abusivement qualifié d’« études de cas » tout aussi quick and dirty est, à mes yeux, ce qui marque l’évolution que je peux constater.

Aline : Puisque 80% des publications sont aujourd'hui "à jeter à la poubelle", est-ce que vous avez en tête un ou deux exemples d'articles extraordinaires, qui peuvent servir de référence pour des (futurs) chercheurs du Business Science Institute ?
Yvon Pesqueux : J’ai une grande admiration pour les articles publiés ou co-publiés par J. G. March et, plus largement, les articles qui constituent des « fondamentaux ». Pour ceux qui sont aujourd’hui publiés, ils sont très difficiles à répertorier dans la mesure où la notoriété d’un auteur n’est pas liée à la consistance de ce qu’il publie, mais à la fréquence suivant laquelle il est cité. Et puis, comme je le signalais plus haut, je n’aime pas tellement les articles, leur préférant les livres dont le format permet aux auteurs de s’exprimer. C’est aussi là notre responsabilité d’enseignants que de pouvoir offrir aux (futurs) chercheurs une boussole et une carte afin de leur indiquer les plis qui constituent la littérature d’un champ et les textes qui peuvent servir de référence et non pas de leur indiquer les textes du marécage. Une bibliographie de référence et cohérente pour fonder une réflexion, ce sont 10 textes (et non les centaines que l’on voit souvent dans les articles aujourd’hui publiés au point que les bibliographies de ces articles peuvent constituer un quart, voire plus du volume du texte !).

Aline : Vous dites que le manager n'existe plus, ou qu'il a failli disparaître - quid de l'avenir de nos doctorants et de nos docteurs ?
Yvon Pesqueux : Quand je dis cela, je parle du manager technocrate qui applique sans réfléchir et aussi qui ne sait pas dire « non ». On l’a vu lors du Diesel Gate mais aussi avec l’éclatement des chaînes de valeur dans le monde entier pour des raisons de commodités (coût de la main d’oeuvre, absence de règles, etc.). J’ai eu une fois le témoignage d’un collègue qui, ayant fait certifier des comptes au Iles Caïman, a ensuite quitté ses fonctions. C’est de ces managers-là dont je parle, managers qui ont dû, je l’espère, avoir été très secoués par la pandémie covid-19 puisque les signes du réchauffement climatique les avaient laissés silencieux…

Aline : Vous parlez de l'importance de l'enracinement au regard des fondements philosophiques afin de pouvoir reconstruire. Qu'est-ce que cela veut dire concrètement pour nos doctorants et nos docteurs ?
Yvon Pesqueux : Je reviens à mes propos de présentation : réfléchir, réfléchir, réfléchir et ne pas se contenter d’être satisfait parce que cela génère des bénéfices (aussi bien pour l’entreprise que pour le manager concerné !). Les fondement philosophiques ne concernent pas seulement la lecture des philosophes mais aussi – et surtout – la réflexion sur les concepts et les méthodes employés.

Voir le profil d'Yvon Pesqueux et ses publications

WEBINAIRE 

Pr. Nathalie Mitev, Michel Kalika, Dr. David Hayes, Henrik Lohse, Can a DBA change your life ? 'Ask the doctors!' 25 mai 2020.
                         
 

PUBLICATIONS 


                                                

M. Amami, Responding to our world challenges. The education solution for all, Tellwell 2020.

E. CaillaudPetit guide de survie de l’enseignant-chercheur: devenir un enseignant-chercheur heureux grâce à plus de 200 conseils, 134 p., 2020. 
                                                 

VIDEOS 

Xerfi Canal a reçu Ulrike Mayrhofer, membre de la faculté du Business Science Institute, professeur des Universités à l'IAE Nice, Université Nice Sophia Antipolis et intervenante au sein de la Fabrique de l'Exportation, pour parler des grands auteurs en management international.

Une interview menée par Jean-Philippe Denis.


Xerfi Canal a reçu Véronique Zardet et Laurent Cappelletti, respectivement membre de la faculté du Business Science Institute, professeur de Sciences de Gestion, iaelyon, Université Jean Moulin et Directrice de l'institut de socio-économie ISEOR et professeur titulaire de la chaire Comptabilité et Contrôle de Gestion et Président du collège des chaires du CNAM ISEOR, pour parler du management socio-économique.

Une interview menée par Jean-Philippe Denis.

SELECTIONS EN COURS

PARIS

Executive DBA Paris -
Anglais - Promotion n° 1 (2020-2023)

 

ILE MAURICE
Executive DBA Mauritius 


ABIDJAN

Executive DBA Abidjan – Promotion n°1 (2020-2023) 

BAMAKO
Executive DBA - Bamako - Promotion n° 2 (2020-2023)

BANGKOK
Executive DBA - Bangkok - Promotion n° 1 (2019-2021)
 

CASABLANCA

Executive DBA - Casablanca - Promotion n°1 (2020-2023)



DAKAR
Executive DBA Dakar – Promotion n°7 (2020-2023)
 

DOUALA
Executive DBA Douala– Promotion n°3 (2020-2023)



FRANCFORT

Executive DBA Francfort - Promotion°2 (2020-2023)



 

 

SHANGHAI
Executive DBA Shanghai – Anglais - Promotion n°1 (2020-2023)



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Par e-mail : contact@business-science-institute.com

Par téléphone : +33 6 07 34 76 33 

ACTUALITES DE LA RECHERCHE EN MANAGEMENT



 FNEGE Newsletter 06 Mai 2020 



Fenêtres ouvertes sur la gestion
La lettre du 13 mai 2020
 

EXECUTIVE DBA A DISTANCE (français) & DIGITAL DBA (anglais)

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