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Nº 90


Février
2021

NEWSLETTER

L'interview du mois - Nouveaux membres de la Faculté - Alumni -  ARTIREV - Retours en images - Publications - Médias - Vidéos - Sélections en cours - Actualités de la recherche en management - Crise sanitaire : nos  Alumni témoignent.

L'INTERVIEW DU MOIS

  

Rencontre avec le Professeur Gaëtan Mourmant membre de la Faculté du Business Science Institute.

Aline : Bonjour Professeur, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Gaëtan Mourmant Bonjour Aline, je suis ce qu'on pourrait appeler un "chercheur-entrepreneur". J'aime beaucoup approcher un problème en utilisant de multiples angles de vue tout en gardant à l’esprit la nécessaire rigueur de la recherche, ainsi que son impact dans une utilisation pragmatique des résultats. 

Aline : Vous êtes donc à la fois enseignant, chercheur publiant et entrepreneur, pourriez-vous nous parler des différentes étapes de votre parcours et de vos motivations  ?
Gaëtan Mourmant : J'ai fait une école de commerce en 5 ans, avec une spécialisation en économétrie/statistique. Lors de ma soutenance, je me suis rendu compte que le modèle que je présentais était excellent d'un point de vue recherche et statistique, mais que je ne le maitrisais pas suffisamment du fait de mon manque d’expérience pratique en management et entrepreneuriat - je n'avais alors que 23 ans :-). De fait, j'ai repoussé mon désir de faire de la recherche pour acquérir une expérience managériale et entrepreneuriale. J'ai donc travaillé 4 ans comme data scientist pour un grand groupe financier où j'ai participé à la création du département de "customer relationship management". En parallèle, j'ai monté mon entreprise (www.xlerateur.com) afin de financer une thèse sur les thèmes des systèmes d'information et de l'entrepreneuriat. C'est durant cette thèse que j'ai découvert la puissance de la méthodologie de la théorie enracinée. Cela m'a permis de faire de nombreuses publications (conférences, journaux et livres). Suite à ma thèse, une utilisation stricte de la théorie enracinée sur des données secondaires m'a d'ailleurs permis d'obtenir le "Best paper award" à une conférence sur "Computers and People Research". 
Ce parcours - un peu précurseur à l'époque - illustre selon moi l'importance de l'expérience managériale dans le cadre de la poursuite d'une démarche de recherche. C'est là encore une illustration de la raison d'être du Business Science Institute.
En tant qu'entrepreneur, la recherche de nouvelles opportunités et l'écoute active des clients sont des aspects fondamentaux pour la réussite de mon entreprise. Les connaissances scientifiques et méthodologiques que l'on peut acquérir durant un doctorat comme celui du Business Science Institute permettent de fortement développer ces aspects. Par exemple, lorsque la méthodologie de la théorie enracinée devient une seconde nature, notre cerveau conceptualise en permanence toutes les informations, ce qui permet d'identifier très rapidement la préoccupation principale et faire émerger des pistes pour y répondre. Un livre récent a d'ailleurs été écrit sur ce sujet par B. Glaser, l'un des deux fondateurs de la théorie enracinée (Glaser, 2014).


Aline :  Sur quelles thématiques portent vos recherches actuellement ?
Gaëtan Mourmant : Actuellement, je travaille beaucoup sur le management des systèmes d'information, l'entrepreneuriat, la prise de décision et la méthodologie de la théorie enracinée. 
J'encadre aussi de nombreux étudiants sur des sujets assez variés allant de l'économie de l'industrie créative, l'intelligence artificielle, en passant par l'impact des TIC sur la restauration ou sur l'immobilier. Évidemment, la crise sanitaire actuelle a aussi réorienté nombre de sujets de recherche.
La méthodologie de la théorie enracinée considère que "All is data" (Glaser, 1998). De fait, la distinction classique entre données qualitatives et quantitatives est rendue moins importante, ce qui ouvre la porte à la multiplication des angles de vue pour un problème donné. Cette multiplication des angles de vue permet une compréhension globale d'un sujet, sans sacrifier la rigueur de l'analyse. Elle s'ajuste aussi très bien aux nombreux types de données que les chercheurs-managers et chercheurs-entrepreneurs ont déjà collecté informellement et qui ne demande qu'à être analysés pour en découvrir les théories sous-jacentes (entretiens, rapports, bases de données, etc.).


Aline : Pourriez-vous nous parler plus en détail de votre entreprise www.xlerateur.com?
Gaëtan Mourmant : Il s'agit d'un site spécialisé dans l'utilisation d'Excel. Nous développons de nombreuses formations et outils pour "XLérer" la productivité de nos clients. Un développement récent sera d'ailleurs présenté dans le cadre du cours sur la méthodologie enracinée que je vais enseigner cette année.

Aline :  Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à rejoindre le Business Science Institute ?
Gaëtan Mourmant : Le Business Science Institute est une institution extrêmement dynamique, fonctionnant en réseau et permettant de tirer parti de tous les leviers technologiques que nous avons à disposition. Le réseau d'experts mobilisé permet d’accéder très rapidement au meilleur de la recherche en management. Le Business Science Institute correspond aussi exactement à ma philosophie de recherche telle qu'expliquée plus haut.

Aline : Selon votre expérience d’enseignant-chercheur, titulaire d’un double PhD de l’Université Paris Dauphine et de Georgia State University, et d’entrepreneur, quels sont selon vous les atouts du DBA du Business Science Institute pour les managers ?
Gaëtan Mourmant : La possibilité de faire des thèses de recherche en utilisant les données et l'expérience du doctorant-manager est un aspect particulièrement important en terme de productivité et d'impact de la recherche. Elle s'ajuste aussi très bien aux nombreuses données que les chercheurs-managers et chercheurs-entrepreneurs ont déjà collectées informellement et qui ne demande qu'à être analysées pour en découvrir les théories sous-jacentes (entretiens, rapports, bases de données, etc.).
Selon moi, c'est cette relation entre d'une part les données et l'expérience du doctorant-manager et, d'autre part, la productivité et l'impact de la recherche qui va permettre de faire grandement avancer la recherche en management. Le Business Science Institute l'a très bien compris puisque cette démarche est l'un des piliers de l'institut. La publication sous forme d'ouvrages des meilleures thèses en est encore une autre preuve.


Aline : Et pour conclure, au regard du contexte actuel et de l’expérience que vous avez acquise, si vous pouviez remonter le temps avec tout ce que vous savez maintenant, quel sujet auriez-vous choisi pour votre thèse de doctorat ?
Gaëtan Mourmant : Je pense que j'aurais choisi le même sujet (comment et pourquoi les informaticiens décident de quitter leur emploi et de créer leur entreprise ?). Par contre, j'aurais pu gagner 6 mois sur ma thèse en utilisant la version classique de la théorie enracinée - que j'ai réellement découverte à la fin de ma thèse - au lieu de la version Straussienne (Corbin and Strauss, 2008) que j'ai utilisée pour la thèse. C'est l'une des raisons pour laquelle j'aime beaucoup enseigner l'approche classique de la théorie enracinée, car elle est à la fois très flexible, productive et efficace en terme de résultats. 

Merci pour vos questions et cette opportunité de partager un peu de mon expérience.

Je souhaite à tous les doctorants, actuels et futurs, une excellente période de recherche, alliant plaisir, curiosité intellectuelle et aboutissant à des résultats intéressants et percutants !

Éléments de bibliographie :
Corbin, J., & Strauss, A. (2008). Strategies for qualitative data analysis. Basics of Qualitative Research. Techniques and procedures for developing grounded theory, 3.
Glaser, B. (2014). Applying grounded theory. The Grounded Theory Review, 13(1), 46-50.
Glaser, B. (1999). G. (1998) Doing grounded theory: issues and discussions. Mill Valley.

NOUVEAUX MEMBRES DE LA FACULTÉ

Christophe Elie-Dit-Cosaque 
Christophe Elie-Dit-Cosaque est Professeur des Universités en sciences de gestion à l’Université des Antilles, Campus de Schoelcher (Martinique). Avant de rejoindre l’université des Antilles, il a été Maître de conférences à l’Université Paris Dauphine-PSL (2009-2013), Professeur des Universités à l’Université de Lorraine (2013-2016), puis Professeur des Universités et Vice-président en charge des affaires internationales à l’Université Paris Dauphine-PSL (2016 à 2020). Titulaire d’un Doctorat en Sciences de gestion de l’Université Paris Dauphine et d’un Ph.D en Systèmes d’Information de Georgia State University (USA), ses thèmes de recherche portent principalement sur l’adaptation des utilisateurs aux systèmes d’information (SI), l’adoption de technologies émergentes par les organisations et les individus, et l’analyse d’aspects sociaux et humains lors de l’implémentation des SI dans les organisations. Ses travaux apparaissent notamment dans le Journal of Management Information Systems, l'European Journal of Information Systems, la revue Management et avenir, la revue Réalités industrielles (Annales des Mines) et sont présentés lors de rencontres académiques françaises et internationales des disciplines du management et des SI, comme l'International Conference on Information Systems (ICIS), l'American Conference on Information Systems (AMCIS), l'Academy of Management Annual Meetings (AOM), et la Conférence de l'Association Information et Management (AIM).
 

Stéphane Bourliataux-Lajoinie

Stéphane Bourliataux-Lajoinie est docteur en Sciences de Gestion (Université Paris Dauphine-PSL) et habilité à diriger des recherches (Université Lyon 3), Maître de Conférences au Conservatoire National des Arts et Métiers (cnam Paris). Chercheur au Lirsa (EA4603) et chercheur invité à l'IRGO (EA4190). Spécialiste de marketing digital, ses travaux portent sur le tracking de données et l'acceptation de la technologie par les consommateurs. Il a notamment publié des recherches relatives à l'usage des services mobiles en tourisme, l'impact de la communication digitale sur le tourisme et l'usage de la VR pour la promotion des services. Il a créé et dirigé de nombreux programmes internationaux en double diplôme et en délocalisation. Il dirige actuellement le Master in Management E-business and Digital Marketing au CNAM Paris. Lauréat de la Chaire de recherche de l'ambassade de France au Brésil en 2015, il publie régulièrement dans les classements internationaux (ABS, ABDC, FNEGE, CNRS). Il est membre du collège international de l'Association Française du Marketing. Engagé dans la vie académique, il est élu au sein de plusieurs instances de gouvernance et de pilotage de son établissement (Comité de suivi de thèse, Comités de sélection, Commission VAE, VAPP). 

ALUMNI 

CE QUE LE BUSINESS SCIENCE INSTITUTE PROPOSE À SES ALUMNI 

  • Témoignage auprès de groupes face à face.

Dans le cadre de séminaires en présentiel (exceptionnellement à distance à cause du COVID), il a été demandé, et ce, pour la deuxième fois que l’un ou l’autre des docteurs DBA témoigne auprès de la promotion.

Cette année les Docteurs Thierry Lamarque et Frédéric Rozière (Paris 1) vont témoigner lors de séminaires de la promotion Paris 6.

  • Publication d’un livre après votre thèse dans la collection Business Science Institute des éditions EMS. Onze livres ont ainsi vu le jour
  • Publication de votre thèse et devenir Associate Researcher du Business Science Institute. Au nombre de 10 actuellement.
  • Participation à l’écriture d’un livre à paraître en septembre 2021. Chaque docteur peut ainsi écrire une fiche sur l’un des sujets suivants :
  1. Pourquoi un DBA ?
  2. Choix du sujet, question de recherche et choix du directeur de thèse,
  3. Méthodologies de recherche,
  4. Suivi de thèse,
  5. Rédaction de la thèse et livrables finaux,
  6. Défenses de thèse,
  7. La vie après la thèse.
Ces fiches sont à envoyer à Caroline.
  • Inscription au programme post-doctoral Business Science Institute/FNEGE
  • Communication avec les Alumni via la newsletter : au travers de chaque newsletter, chaque docteur peut nous faire part de ses avancées dans son travail, ses écrits, ses souhaits, ses réalisations, etc.

L’équipe Alumni reste à votre écoute :
caroline@business-science-institute.com 
+33 7 60 73 42 15
Nous attendons vos messages et suggestions! 

NEWS

Le Docteur Thierry Lamarque organise en 2021 un cycle de 20 visioconférences « ALTHEO Live » sur la reprise d’entreprise.
Inscriptions gratuites, obligatoires, et limitées à 100 participants par session.
Inscription

L'INTERVIEW DU MOIS

Rencontre avec Frédéric Rozière, Paris n°1 (2016-2019) Aline Bonjour Docteur, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Frédéric Rozière : Diplômé de MBA puis de DBA, cumulant 25 années d'expériences professionnelles en France et à l'international, je dirige le Groupe Aviséconseil.com spécialisé dans le conseil en prévention des risques professionnels et des litiges ; je suis par ailleurs médiateur judiciaire près la Cour d’appel de Paris et dans les organisations internationales. Parallèlement, je suis administrateur de la CPME, conseiller et Président de section au Conseil des prud'hommes depuis 2008.

Aline Pourquoi avoir choisi de vous inscrire à l’Executive DBA du Business Science Institute ?
Frédéric Rozière :  Le Business Science Institute  rassemble de nombreux atouts pour accompagner les doctorants managers jusqu'à la soutenance : un comité scientifique composé de Professeurs expérimentés et rompus aux besoins spécifiques des doctorants managers, le soutien d'un docteur en charge de la documentation bibliographique, un corpus professoral international de plus 120 Professeurs experts en science de gestion, le service support pédagogique et même l'association Saper et Praxis qui rassemble des doctorants managers et docteurs managers du Business Science Institute.
La reconnaissance internationale du diplôme de DBA était aussi pour moi un critère de choix : le Business Science Institute  est membre de l'EFMD, accrédité AMBA, classé 4ème DBA au niveau mondial, 28 ouvrages ont été publiés et sont disponibles en anglais, allemand et français.Travaillant dans ces 3 langues à l'international, le Business Science Institute coche tous mes critères de choix.


Aline :  Votre thèse, soutenue en 2020 sous la direction de la Professeure Françoise Chevalier, porte sur la communication non violente et l’intelligence émotionnelle. Pourriez- vous nous en dire plus ?
Frédéric Rozière : Sur un plan managérial, la Professeure Françoise Chevalier et moi nous sommes dits qu'il était temps d'actualiser en 2020 la notion de "capital humain", non plus comme un stock de connaissances que l'on pourrait interchanger entre plusieurs individus mais comme un "capital émotionnel" à prendre en considération pour le développement des individus au service du succès des organisations.
Plus précisément, au cours de ma carrière, j’observe que la communication et la gestion des émotions sont des éléments clés en Management et notamment dans la gestion du différend. Comme le rappelle Brandon Turner, chercheur au département de psychologie de l’université d’État de l’Ohio (Etats-Unis) « bon nombre de maux de la société sont liés à un manque de maîtrise de soi ». Le professeur Daniel Goleman, lui, nous éclaire sur le fait que « Tirer profit du différend avant qu’il ne bascule en conflit, nécessite une intelligence émotionnelle développée ».
C’est pourquoi nous nous sommes intéressés à l’intelligence émotionnelle et aussi sur comment nous pourrions l’améliorer à travers une formation CNV. Certains résultats sont confirmatoires, d'autres sont inattendus et contre-intuitifs.


Aline :  Quels ont été les apports de cette formation ?
Frédéric Rozière : Sur un plan personnel, j'ai appris ce que signifient les mots rigueur, discipline et patience. Mes compétences organisationnelles pour gérer mon activité professionnelle et la thèse se sont confirmées et je suis assez fier d'avoir su planifier toutes mes activités en même temps. Je dois dire que mon épouse mérite 50% des lauriers car sans elle, je n'aurais jamais réussi.
J'éprouve une immense gratitude pour mon Directeur de thèse, la Professeure Françoise Chevalier et une profonde reconnaissance pour ses conseils avisés, qui m'ont permis de quitter le sens commun que Christian Morel nomme « la connaissance ordinaire » (Morel, 1992).
Sur le plan professionnel, cette formation a valorisé la richesse de ma carrière professionnelle. Dans le milieu du conseil, je suis aujourd'hui en mesure de proposer une double expertise : celle issue de mon expérience comme tout coach, mais aussi distanciée comme tout chercheur. Dans le milieu du conseil, maîtriser la "langue des managers" et celle du monde académique est un vrai atout différenciant.


Aline :  Avez-vous d’autres projets en cours ?
Frédéric Rozière : "A l'heure de l'ensauvagement de la société" selon l'expression du Professeur Jean-Philippe Denis à l'issue de ma soutenance, ce sujet d'actualité et nos implications managériales rencontrent un vif intérêt auprès des managers. Ainsi, nous envisageons de publier nos travaux sous forme d'ouvrages et articles, en anglais, allemand et français. Pour cela, je me suis inscrit au programme Post DBA proposé par le Business Science Institute  la FNEGE et l'IAE de Bordeaux.
La combinaison d’expériences professionnelles terrains associée à l’apport scientifique des travaux de thèse, me permettent de me démarquer dans le domaine du Conseil et d’intervenir auprès de cadres et dirigeants d’organisations privées, publiques, gouvernementales et syndicales. Ainsi, je propose des conférences, webinaires et des formations visant à mesurer et améliorer l'intelligence émotionnelle des individus dans les organisations. 

Aline :  Quels sont les conseils que vous donneriez aux managers qui souhaitent s’engager dans l’Executive DBA ?
Frédéric Rozière : Justement, dans le cadre de la promotion 6 de l'Executive DBA à Paris du Business Science Institute je suis intervenu pour partager mon expérience de doctorant manager. Je sais ce qu'ils vivent et le cheminement qu'ils vont vivre. J'ai indiqué 10 conseils de réussite mais aussi précisé quels étaient les soutiens internes du Business Science Institute (cf. plus haut). J'ai aussi indiqué des sources d'aides financières très intéressantes, un secrétariat pour retranscrire les interviews et une société spécialisée dans le traitement des données quantitatives et qualitatives. Je leur ai recommandé d'utiliser un maximum de ressources.
Tout en sachant que leur meilleur atout, c'est eux !

ARTIREV

La Professeure Isabelle Walsh a animé deux sessions de formation les 20 et 21 janvier, en français et en anglais, à destination des doctorants de 1ère et 2e année, toutes promotions confondues. 
Le projet ARTIREV (ARTificial Intelligence and Literature REView), soutenu par le Business Science Institute, s’appuie sur l’intelligence humaine en réseau. 
Le logiciel dérivé a pour objectif d’aider les praticiens et les chercheurs à produire une synthèse de la littérature à partir de quelques mots clés, et à identifier les principaux courants de pensée et thématiques de recherche ayant produit des résultats, ainsi que leurs textes fondateurs. ARTIREV applique des techniques bibliométriques et les résultats algorithmiques de 10 ans de recherche, conduite par la Professeure Isabelle Walsh. A ce jour, une trentaine de doctorants ont déjà été formés.

                           

Les sessions des 20 et 21 janvier ont été enregistrées et seront disponibles en Kit TUTO FR et ENG sur Moodle pour tous les doctorants afin qu'ils soient en mesure de s’approprier l’outil d'aide à leur revue de littérature.                                

RETOURS EN IMAGES


ABIDJAN

                


PARIS

                                       

SHANGHAI

  • 15 Janvier lancement de la 2e promotion de Shanghai (Shanghai n° 2 - 2021-2024).

  • 16 et 17 janvier, Séminaire 1 Shanghai n° 2 « How to conduct your DBA thesis «  avec les professeurs Kiane Goudarzi et Michel Kalika.
Cette nouvelle promotion est composée de 12 doctorants managers : 5 femmes et 7 hommes avec une moyenne d'âge de 36 ans.
                              


            

PUBLICATIONS

Bourbon, Sébatien. (Jan 2021). Exploring cognitive rent : A strategy for countering algorithms. Management et Datascience, (1).



Burger-Helmchen, Thierry (2021). Fast & Curious Management 2021, Vuibert.

Cet ouvrage, à destination  des professionnels et entrepreneurs astucieux, présente, sous forme de fiches synthétiques, un aide-mémoire sur les principales missions du manager :
prévoir, planifier, décider, coordonner, contrôler.


Hertrich, Sylvie & Mayrhofer, Ulrike (2021), Audi à la conquête du marché mondial, Paris, Centrale de Cas et de Médias Pédagogiques.

Hertrich, Sylvie & Mayrhofer, Ulrike (2021), McCafé, une marque signée McDonald’s, Paris, Centrale de Cas et de Médias Pédagogiques .

Mayrhofer, Ulrike & Roederer, Claire (2021), Lyf Pay, l'application qui réinvente les codes du paiement mobile, Paris, Centrale de Cas et de Médias Pédagogiques.

MEDIAS


"Vaccins : le mépris français pour la logistique", Le Point Sciences, 5 janvier 2021.
Pour les universitaires Olivier Lavastre, membre de la faculté du Business Science Institute, et Blandine Ageron, la logistique est la dernière roue du carrosse des services publics. La stratégie vaccinale en est une nouvelle preuve...

Extraits choisis :
- Comment analysez-vous en termes de logistique la distribution actuelle de vaccins ?
- Olivier Lavastre : Dans les secteurs industriels « classiques », comme l'agroalimentaire ou le textile, l'unité se fait autour d'un triptyque coût-qualité-délai, c'est simple et cohérent. Le vaccin est un secteur où la supply chain (l'ensemble des intervenants) est complexe et très fragmentée, vous avez de multiples organisations avec des objectifs parfois différents : les autorités sanitaires qui préconisent la protection et l'information du vacciné, qui mettent l'accent sur son consentement, le gouvernement qui mène une politique de santé publique à l'échelle macro, les laboratoires privés qui fabriquent, plus tous les fournisseurs, distributeurs de la chaîne du froid, et, en bout de chaîne, ceux qui vont administrer le vaccin, médecins, hôpitaux, Ehpad, en faisant remonter leurs besoins en doses au fur et à mesure... Le Supply Chain Management, ce n'est pas qu'une logique de transport, c'est aussi une logique de coordination qui s'appuie sur un système d'informations reliant tous les acteurs de cette chaîne.
Que penser en termes de logistique du choix du gouvernement de deux types de distributions, l'un par six plateformes, l'autre par la centaine d'établissements hospitaliers que Santé publique France doit fournir en supercongélateurs de stockage ?
- Olivier Lavastre : Le gouvernement a fait le choix de ce que l'on appelle « l'omni-canalité » : plusieurs réseaux de distribution. Il y a un premier flux classique, qui va passer par les hôpitaux. Mais le tuyau est trop étroit par rapport à la demande. Le gouvernement a donc mis en place, pour sécuriser et soulager, un second flux, créé pour la circonstance et donc moins mature, qui passe par les plateformes, un flux fragmenté, différencié, qui va répondre aux besoins des médecins, des Ehpad. C'est la conséquence du choix du gouvernement qui n'a pas, comme l'Allemagne, recouru aux vaccinodromes, où l'on sait à l'avance qu'on va devoir chaque jour traiter un flux massif de patients.
(...) En termes logistique, le gouvernement a choisi non pas un flux massif mais un flux fragmenté et plus personnalisé en fonction de la culture et des spécificités territoriales et médicales de la France. Ce flux fragmenté est par définition plus complexe à gérer, car plus d'acteurs interviennent (comme le cas de la validation des supercongélateurs le prouve), avec des cultures, des systèmes d'informations et de décisions, et des objectifs différents.
Mais les logisticiens ont-ils leur mot à dire dans l'organisation de la distribution des vaccins ?
- Olivier Lavastre :  Les grands comme les petits transporteurs ont beaucoup travaillé pour préparer cette logistique des vaccins, certains même depuis l'été dernier. On aurait pu imaginer, avec cependant certaines limites, que les services publics aient confié à un opérateur privé la logistique des vaccins, un spécialiste, cela n'a pas été le cas. L'État n'a pas voulu s'en dessaisir, car c'est considéré sans doute comme une responsabilité régalienne.
(…) Comme dans toute gestion de projet, il est important de donner aux fournisseurs les informations à temps, en amont, pour qu'ils puissent se préparer au mieux. Les consignes pour dire comment on va administrer les vaccins, qui est habilité à le faire, ont été données sans doute un peu tard. Dans cette histoire, on n'a pas donné la parole aux professionnels de la logistique, comme France Logistique ou France Supply Chain by Aslog (qui sont des regroupements d'acteurs du domaine).

VIDEOS

Jeux vidéo, l'industrie culturelle du XXIe siècle ?
Xerfi Canal a reçu Pierre-Jean Benghozi, membre de la Faculté du Business Science Institute et professeur à l'École polytechnique, pour parler de l'industrie culturelle des jeux vidéos au XXIème siècle.
Une interview menée par Jean-Philippe Denis.


L'enseignement de la gestion en France : identité, défis et enjeux
Xerfi Canal a reçu Alain Burlaud, membre de la Faculté du Business Science Institute et professeur émérite du Conservatoire national des arts et métiers, pour parler de l'enseignement de la gestion en France.
Une interview menée par Jean-Philippe Denis.

Manager l'expression religieuse au travail : une question de justice.
Xerfi Canal a reçu Hugo Gaillard, Community Manager du Business Science Institute, Président de l'Université Populaire d'Allonnes, Docteur en sciences de gestion et enseignant chercheur à Le Mans Université, Laboratoire de Recherche Argu'Mans, pour parler du management de l'expression religieuse au travail.
Une interview menée par Jean-Philippe Denis.

L'impact de la crise sur le management.
Xerfi Canal a reçu Michel Kalika, Président du Business Science Institute et professeur émérite à l’iaelyon School of Management, pour parler de l'impact de la crise sur le management.
Une interview menée par Jean-Philippe Denis.


L'individualisation de la performance universitaire est une impasse.
La valorisation des marches académiques.
Xerfi Canal a reçu Eric Lamarque, membre de la Faculté du Business Science Institute et Président du réseau IAE France, pour parler de l'individualisation de la performance universitaire et des marques académiques.
Deux interviews menées par Jean-Philippe Denis.
 

Les grands auteurs en logistique et supply chain management.
Xerfi Canal a reçu Olivier Lavastre et Blandine Ageron, respectivement membre de la Faculté du Business Science Institute, professeur à Grenoble IAE - CERAG - Université Grenoble Alpes et professeure à l'IUT de Valence - CERAG Université Grenoble Alpes dans le cadre de leur livre co-écrit avec Valentina Carbone "Les grands auteurs en logistique et supply chain management".
Une interview menée par Jean-Philippe Denis.

SELECTIONS EN COURS

ILE MAURICE

Executive DBA Mauritius 

 

BAMAKO 
Executive DBA - Bamako - Promotion n° 2 (2021-2024)

BANGKOK
Executive DBA - Bangkok - Promotion n° 2 (2021-2024) 
 

CASABLANCA

Executive DBA - Casablanca - Promotion n°1 (2021-2024)



DAKAR
Executive DBA Dakar – Promotion n°7 (2021-2024)
 

DOUALA
Executive DBA Douala– Promotion n°3 (2020-2023)



FRANCFORT

Executive DBA Francfort - Promotion°2 (2020-2023)

 


 

 


Pour plus d'informations, contactez-nous :

Du lundi au vendredi, de 9h à 18h :

+352 621 376 588 (Luxembourg)

+33 7 60 73 42 15 (France)

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ACTUALITES DE LA RECHERCHE EN MANAGEMENT

 

 

Lettres IQSOG


La lettre du 9 janvier 2021
La lettre du 16 janvier 2021

La lettre du 23 janvier 2021


                                         

CRISE SANITAIRE : NOS ALUMNI TÉMOIGNENT

BENIN : Dr. Charles Kouphin (Dakar n°4)

Le Bénin, comme tous les autres pays d’Afrique et le reste du monde, a connu la crise de la pandémie du coronavirus dès le début de l’année 2019. Dès les premières heures de cette pandémie planétaire, les pouvoirs publics du Bénin, comme ceux des pays voisins, ont pris des décisions vigoureuses d’imposition de gestes barrières, de mesures strictes d’hygiène, d’utilisation de masques, de confinement dans les domiciles, allant jusqu’à la fermeture des lieux de culte et autres lieux publics, voire des frontières. 
Cependant les effets dévastateurs annoncés par les autorités nationales et par l’OMS n’ont pas été à la hauteur de l’immense panique qui avait saisi, du jour au lendemain, une population qui vivait déjà dans une extrême pauvreté bien connue de tous. 
Dans une grande discipline, les populations ont largement respecté les mesures barrières prescrites.  Les statistiques de décès et de malades de la Covid-19 à ce jour restent relativement faibles : 3 400 cas détectés, 3 245 guéris et 46 décès pour une population qui tourne autour de 15 millions d’habitants. 
Pour l’essentiel, les activités économiques ont repris avec un allègement significatif des mesures barrières. Mais les populations continuent de porter leurs masques en attendant la levée complète de ces mesures. Au total, nous pouvons conclure qu’il y a eu "plus de peur que de mal".

 

GUINEE : Dr. Guy-Laurent Fondjo (DBA Distant n° 2) et Dr. Bernard Goumou (Dakar n° 5)

…Les mesures d’accompagnement combinées à un sursaut national, ont aidé les Guinéens qui ont consenti d’énormes sacrifices pour venir à bout de l’ennemi commun. Même s’il est trop tôt pour crier victoire, l’espoir de gagner emporte de plus en plus les esprits. Cet espoir est renforcé par la commande récente d’une forte dose de vaccins contre la COVID-19 par le gouvernement guinéen. Actuellement, ce vaccin est en phase d’expérimentation sur 25 hauts cadres de l’Etat présélectionnés.
Si les résultats de cette phase de test du vaccin sont concluants, l’expérience sera élargie sur le plus grand nombre de guinéens. 

Voir le détail de la situation guinéenne par le Dr. Guy-Laurent Fondjo.

MAROC : Dr. Abderrahmane Bellali (Paris n° 1)

Vous m’interrogez sur l’année pandémique au Maroc et comment nous l’avons vécue. La situation épidémiologique au Maroc n’est pas exceptionnelle par rapport à ce qui circule à l’échelle mondiale. Depuis la levée du confinement, il y a eu une recrudescence des cas suite à la période des vacances puis la mobilité estivale mais aussi à la vitesse de propagation du virus et surtout au relâchement constaté par rapport aux mesures de précaution.
En définitive, la situation épidémiologique demeure contrôlée, mais la vigilance reste de mise. Une inquiétude, cependant, la nouvelle souche qui est en train de circuler dans le monde génère des craintes qu’elle s’infiltre au Maroc et qu’elle fasse une transmission communautaire importante. 
Les préparatifs pour le lancement de la campagne de vaccination perdurent et nous ne savons pas quand la campagne débutera.
A ce jour nous n’avons pas une date précise, le vaccin est aux "abonnés absents". Le Maroc va réceptionner 65 millions de doses de vaccins SINOPHARM et ASTRAZENECA. L’objectif est de vacciner 25 millions de marocains selon un calendrier vaccinal en deux injections.
Il nous faudra vacciner en premier les populations en frontline, viendront les personnes âgées de plus de 65 ans et plus tard la campagne sera élargie à l’ensemble de la population.
Au bureau, la moitié de mon effectif est en télétravail. Nos réunions se font par Zoom ; Team-Viewer ou Microsoft-team. Nous essayons de récupérer nos commandes perdues. Il y a quelques projets qui sortent. Mais ce n'est pas l'euphorie, nous tirons le diable par la queue. C'est la raison de ma présence au bureau :  pour dynamiser l'équipe car cela fait du bien au moral. Nous attendons la reprise qui risque de tarder. Les secteurs des équipementiers automobiles et aéronautiques, nos principaux clients, sont en berne. Nous nous habituons à vivre avec la COVID-19 ou bien c'est elle qui s'habitue à nous…

 

SINGAPOUR : Dr. Kian Chuan Chang (Digital DBA n° 2)

La situation de la Covid-19 à Singapour est stable.  Chaque jour, nous avons environ 10 à 30 cas, mais la plupart sont des cas importés en raison de l'arrivée de travailleurs étrangers tels que des femmes de ménage, des équipages de mer ou des ouvriers du bâtiment.  Certains de ces cas pourraient être des Singapouriens de retour de pays étrangers.  Tout le monde à Singapour est tenu de porter un masque lorsqu'il sort de chez lui, comme le prévoit la loi, et tout semble donc revenir à la normale progressivement.  Toutefois, notre gouvernement continuerait à encourager la plupart des gens à travailler depuis chez eux, sauf si cela est indispensable de ne pas pouvoir le faire.
 

TUNISIE : Dr. Hédi Guelmami (Tunis n°1)

Le Dr. Guelmami nous livre un aperçu de la situation épidémiologique en Tunisie. Il est lui-même atteint de la Covid-19 et nous écrit depuis l’hôpital :
Actuellement nous avons une atteinte de Covid-19 avec une personne positive toutes les 30 secondes et un décès toutes les 20 mn. Une situation alarmante avec une recrudescence de la pandémie juste après les fêtes de fin d’année 2020, vu la négligence de la population et les gestes barrières qui ne sont pas totalement appliqués.
La situation officielle annoncée par le Ministère de la santé jusqu’au 17 janvier est la suivante : (chiffres cumulés) : 

  • Nombre total des tests faits : 762 563
  • Nombre de Covid positif : 181 885
  • Nombre de guérison : 131 019
  • Nombre de décès : 5 750
  • Nombre de patients hospitalisés (cumul) 8150 dont 1925 encore hospitalisés
  • Nombre de patients actuellement en réanimation : 385
  • Nombre de patients actuellement sous respiration artificielle : 130

Le gouvernement a procédé à un confinement total de 4 jours lors du week-end dernier, fortement contesté par le comité scientifique vu l’inefficacité de cette décision pour rompre le cercle de contamination qui nécessiterait au moins deux semaines de confinement, chose difficile à appliquer actuellement en Tunisie vu les conditions socio-économiques qui ont engendré même des émeutes durant ces derniers jours.
Côté vaccination, une commission veille à la mise en place d’une stratégie d’approvisionnement auprès de Pfizer pour 2,2 millions de doses dans un premier temps pour atteindre 5 millions de doses. L’objectif est de vacciner les tranches vulnérables, sujets âgés, professionnels de la santé, armées et commis de l’Etat et de toucher 25% de la population.
Les dates de livraison et le plan d’action de mise en place de ce plan de vaccination ne sont pas encore finalisés et plusieurs zones d’ombre persistent.
Le Ministère de la santé n’a pas été très réactif à cette gestion pour une troisième vague attendue et un approvisionnement en vaccins prévu.  Le Ministre de la santé vient d’être limogé avec d’autres ministres lors d’un remaniement partiel ce week-end. Je ne sais pas si la donne va changer tant que l'on ne changera pas d’outils de gouvernance !!!!

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