La lettre du Commissariat général au développement durable
N° 17 -  Octobre 2017
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Edito

Une analyse purement économique de la consommation est dépassée à l'heure de la transition écologique.  Ses impacts sur l'environnement : consommation d’espace, d’eau, d’énergie, émissions de gaz à effet de serre liées à l’habitat, émissions de polluants atmosphériques liées au transport, gaspillage alimentaire, production de déchets ménagers... doivent désormais prendre toute leur place dans l'analyse des pratiques et des effets de la consommation.

A contrario, certaines pratiques, qu'il faut encourager, permettent de limiter ces pressions, telles que la rénovation énergétique, la mobilité douce, la consommation de produits bio, le prolongement de la durée de vie des produits ou encore le recyclage des déchets ménagers.

En accompagnement de ces questions, le Commissariat général au développement durable établit et analyse un ensemble d'indicateurs sur les pratiques environnementales des ménages.

L'interaction entre la consommation et l'environnement devient également une préoccupation croissante en termes de santé publique. Ainsi, la découverte dans les années 1960 de l'action de perturbation endocrinienne de certains polluants a ouvert la voie à l'explication des liens entre nos modes de vie et certaines pathologies.

Le Commissariat général au développement durable participe activement à la définition des politiques publiques dans ce domaine : en assurant un apport de la recherche scientifique via le programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens et en animant les travaux du troisième plan national santé environnement sur la formation, l'éducation et l'information.
 
Laurence Monnoyer-Smith
Commissaire générale au développement durable
Déléguée interministérielle au développement durable

Chiffre clé - Chiffre d'affaires de la filière bio

La production agricole biologique, qui couvre 5,7% de la surface agricole en France en 2016, est un système permettant de préserver les ressources naturelles et la biodiversité. Ce mode de production est fondé sur la non-utilisation de produits chimiques de synthèse, le recyclage des matières organiques et la rotation des cultures, ainsi que sur le respect du bien-être animal. En 2015, le chiffre d’affaires de la filière bio pour la consommation par les ménages atteint 5,5 milliards d’euros. Pour en savoir plus : Ménages et Environnement : les chiffres clés.

Etudes

Entreprises engagées pour les ODD, quelles pratiques se démarquent ?

L'étude de B&L évolution creuse le sillon entamé en 2016 avec une première analyse portant sur l'appropriation des ODD par les entreprises du CAC 40. En 2017, avec le soutien du Global Compact et du ministère de la transition écologique et solidaire, ces travaux ont été élargis, d’une part, à l'analyse exhaustive des engagements ODD des entreprises du SBF 120 et, d’autre part, au traitement d'une enquête en ligne ouverte à toutes les entreprises. Consultez la synthèse de l'étude (PDF 1.16Mo).

Comment développer une alimentation plus responsable ?

Quels rôles peuvent jouer ou jouent déjà les consommateurs et les collectivités ?  Dans le contexte des états généraux de l’alimentation et dans le cadre de l’Agenda 2030 et notamment de l’objectif « établir des modes de consommation et de production durables », le Commissariat général au développement durable et l’Institut national de la consommation, avec l’appui de l’Institut de Formation de l’Environnement, vous proposent une matinée de réflexions et d’échanges le 30 octobre 2017.

Recherche

Les perturbateurs endocriniens : comment affectent-ils notre santé au quotidien ? (Éditions Quæ)
De nombreuses recherches ont été menées dans le domaine des perturbateurs endocriniens ces dernières années, que ce soit dans le cadre du programme national de recherche sur sur les perturbateurs endocriniens ou dans d'autres programmes. Elles ont permis des avancées certaines. Faire un point sur ces travaux et le diffuser au plus grand nombre était opportun. La médecin et journaliste Denise Caro et l'épidémiologiste chercheur en environnement et santé Rémy Slama sont l'auteur d'un ouvrage accessible à tous sur la question et auquel ont été associés plusieurs chercheurs de différentes disciplines. Le ministère a soutenu cette initiative complexe, conscient de la nécessité d'un apport scientifique auprès du grand public sur cette question.

Evénements

Crédits photos : MTES
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