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Samedi 27 mars 2021

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Mon espace très perso

Hello les Frites !
Comme tous les derniers samedis du mois, la Friteletter est dans la place ! Mais avant tout, drum roll please : on souhaite la bienvenue aux Frites qui ont rejoint le Club avec la campagne de dons. On espère vous rencontrer en chair et en pixels au prochain Askip

Pour cette Friteletter, enfile tes bottes et ton manteau, on part dans les champs, dans les bois, dans les prés : on va voir comment la Terre nourrit les humains aujourd’hui et explorer comment elle le fera demain grâce aux techno du turfu. Parce que, c'est vrai : comment diable nourrir 9,7 milliards d’humains ?

Oui, 9,7 milliards, on place les jumelles sur 2050. C’est bon, t’as calculé l’âge que t’auras ? Maintenant qu’on est entre personnes respectables, ferme ton gilet, mets tes lunettes et on y va !
 

L'AGRICULTURE DU TURFU

On commence, comme tous les mois, par débroussailler le terrain (oui on a été assez inspirées par la métaphore filée, accroche-toi) avec une définition !

Euh, on a vraiment besoin de définir le mot “agriculture” ?
Oui, pour planter notre réflexion sur un sol sain (on t’avait dit) : l’agriculture, ça vient du latin ager = champ et cultura = culture.

Malgré son étymologie, l’agriculture ne désigne pas que la culture des champs mais de façon globale le processus par lequel nous, les humains, aménageons nos écosystèmes pour cultiver et prélever des êtres vivants (végétaux, animaux, champignons ou microbes) qui sont utiles à notre consommation.


Même si la délimitation est floue pour certaines pratiques (est-ce que la mise en valeur de la forêt ou encore l’élevage d’animaux aquatiques entrent dans l’agriculture ?), tout le monde s’accorde à distinguer la culture pour les activités concernant le végétal et l’élevage pour celles concernant l’animal.

Promène-moi dans le temps, depuis quand on cultive ? 
On te voit à quémander un remake de Sapiens. On te propose la version très accélérée : 

  • On n’a pas toujours été un peuple d’agriculteurs : avant, nous avions plutôt un mode de vie nomade de chasseurs-cueilleurs. L’agriculture est apparue vers 9 000 avant JC dans différents coins du globe (Moyen-Orient, Chine, Mésoamérique, Nouvelle-Guinée) et a marqué un changement radical dans l’histoire de l’humanité : c’est à partir de là qu’on s’est sédentarisé et organisé en sociétés tout en développant progressivement des techniques et outils pour produire plus.
  • Fast forward. À partir du XVème siècle, les contacts avec le “Nouveau Monde” (l’Amérique fraîchement connue) font entrer de nouvelles variétés de plantes dans les assiettes européennes (maïs, pomme de terre, tomate, piment, haricot). 
  • Fast forward. Au XIXème siècle, la révolution industrielle conduit à une 1ère phase de mécanisation de l’agriculture. 
  • Puis re-fast forward : à partir de 1945 le tracteur motorisé, les pesticides et les engrais chimiques apparaissent plus systématiquement dans les campagnes. Une intensification de la production voit le jour avec des spécialisations régionales - par ex en France ça donne : l’élevage intensif en Bretagne, les grandes cultures de céréales et betteraves en Île-de-France, la vigne et les fruits et légumes dans le pourtour méditerranéen, etc. Les avancées techniques se matérialisent par des serres chauffées, une mécanisation et l’utilisation d’intrants comme les engrais (pour booster la croissance des plantes) et les produits phytosanitaires (pour les protéger des parasites).

On peut dire que tout a changé depuis 1945 en fait.
Disons que ça s’est très vite accéléré. En France, dans les 60's, l'apparition des supermarchés de grande surface joue aussi un rôle dans la généralisation d’une offre agricole intensive et productiviste. Yep, parce que qui dit grande distribution dit besoin de produits en masse. Il faut donc développer une production de masse standardisée. Et cela se fait à l’échelle du globe : la France développe sa production de masse à destination de son marché intérieur et de l’export, et, en parallèle, certains pays se sont lancés dans la production massive d’aliments destinés principalement aux marchés occidentaux, notamment pour les besoins de l’élevage, comme le Brésil qui se spécialise dans le soja par exemple. 

Cette agriculture intensive répond au besoin de nourrir le plus grand nombre, ce qu’elle a finalement plutôt bien réussi : 1/ En 50 ans, selon la FAO - l’agence de l’ONU qui s’occupe de l’agriculture et l’alimentation - la proportion de personnes vivant dans les pays en voie de développement en insécurité alimentaire est passée de 57% à 10% entre les 60’s et la fin des 90’s. Les coûts de production ont baissé et la production et la rentabilité ont décuplé - surtout dans les pays développés.

Ok, et donc, l’agriculture d’aujourd’hui, ça ressemble à quoi ?
Dans le monde ? C’est fat : 

  • Actuellement, 11% des terres de la planète sont utilisées pour les cultures arables - terre qui peut-être alternativement labourée ou cultivée - et permanentes. Pour te donner une idée, 74% des exploitations mondiales sont en Asie : plus d’1 exploitation sur 3 est chinoise et près d’1 sur 4 est indienne.
  • C’est autour d’un tiers du PIB mondial - dit autrement, un tiers des richesses produites chaque année viennent des produits agricoles.
  • L’agriculture emploie aujourd’hui autour de 30% de la population mondiale : plus de 90% de ces personnes vivent dans des pays en voie de développement (pvd). Mais ils sont loin d’en tirer la majorité des revenus agricoles mondiaux : les pvd en touchent 13%.
  • C’est la principale source de revenu de 80 % de la population pauvre dans le monde. À ce titre, elle joue un rôle déterminant dans la réduction de la pauvreté et la lutte contre l’insécurité alimentaire.
  • 72% des exploitations agricoles mondiales sont de minus exploitations familiales de moins d’un hectare alors que seulement 2% d’entre elles font plus de 20 hectares.

Ah quand même, et en France, c’est quoi le tableau ?

  • Environ la moitié du territoire métropolitain est utilisé pour l’agriculture, mais cette proportion est en baisse.
  • La France, c’est la 1ère puissance agricole européenne avec près de 17% du marché européen. 
  • Mais on cultive moins et la contribution de l’agriculture française à la création de richesses nationale est en baisse : en 2018, c’est 3,5 % du PIB français, vs 7 % en 1980.
  • Le nombre d’exploitations chute aussi fortement : on compte 437 400 exploitations en 2016 s vs 1,1 million en 1988.
  • Dans l’ensemble, l’agriculture biologique est en forte croissance : en 2018 c’est 9,5% des exploitations françaises. Avec plus de 2 millions d’hectares, elles s’étalent sur 7,5% de la surface agricole française, vs 5% en 2016 ! C’est d’abord en Île-de-France puis dans le Sud-Est qu’on trouve la plus forte proportion d’exploitations bio.

Et ça concerne beaucoup de monde en France ?

  • On a de moins en moins d’agriculteurs : on est passé de 12% de la population active en 1980 contre environ 5,5% aujourd’hui. 
  • Plus de la moitié des exploitants ont plus de 50 ans. On estime en 2016 que le revenu annuel moyen d’un agriculteur est de 15 000€, ce qui représente moins de 1250€ par mois. Un tiers toucherait moins de 350€/mois. Il y a aujourd’hui un gros enjeu de renouvellement générationnel dans l’agriculture car on estime que plus d’un agriculteur sur deux va partir à la retraite dans les années à venir et la majorité d’entre eux n’a pas trouvé de repreneur.
  • Côté taille : les exploitations françaises font en moyenne autour de 63 hectares. Mais cela cache pas mal de disparités : près de 40% des exploitations font en fait moins de 20 hectares alors que près d’un quart d’entre elles font plus de 100 hectares et recouvrent plus de 50% de la surface agricole française. Depuis les 20 dernières années, le nombre de petites et moyennes exploitations baisse en faveur des plus grandes exploitations, plus productives qui cultivent surtout des céréales, du vin, ou du lait.

Donc globalement, le secteur est en baisse. A cause de quoi ?
Signe des temps, perte de sens devant l'agriculture intensive d'une partie des exploitations, un métier difficile qui se sent peu soutenu voire maltraité par les écolos et les pouvoirs publics ... Mais en plus de ça, cette agriculture est menacée par le changement climatique qu’elle contribue à créer. 

Je crois que je vois où tu veux, mais explique un peu mieux.
Sécheresses, aléas climatiques violents, dégradation des sols, manque d’eau pour irriguer les plants…le changement climatique complexifie l’agriculture, mais au niveau global celle-ci nourrit aussi le réchauffement planétaire : 

  • L’activité agricole est à l’origine de 9 à 14% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) en 2020 selon le GIEC - qui est un groupe d’experts intergouvernemental sur le Climat.
  • Elle absorbe 70% de la consommation en eau douce; et jusqu'à 90% dans les pays arides et semi-arides.
  • Les ruminants utilisés pour l’élevage produisent env 40% des émissions de méthane, gaz qui agit 23x plus que le CO2 sur le réchauffement de notre planète.
  • La déforestation conduit à une destruction préoccupante de la biodiversité pour établir des cultures. Les hectares de forêt perdus dans le monde entre 2004 et 2017 représentent l’équivalent de 80% de la superficie de la France.
  • En plus, l’utilisation massive des engrais azotés serait la 1ère source de pollution des eaux dans le monde. Car, pour la faire courte, l’azote - qui sert d’élément nutritif à la plante - s’infiltre dans le sol et rejoint ensuite les rivières en se transformant en nitrate dont les effets sur la santé sont controversés.

Le prob c’est que les besoins alimentaires de la population mondiale ne sont pas assouvis et 1 personne sur 6 est encore sous-alimentée dans les pays en développement. Mais c’est un peu le serpent qui se mord la queue, peut on nourrir plus de monde demain si on contribue aujourd’hui à la destruction des sols qui servent à produire cette nourriture ?

Surtout qu’il va y avoir de plus en plus de bouches à nourrir.
Yep. En 2050, nous serons 2 milliards d’humains de plus sur Terre : on passera de 7,7 milliards en 2020 à environ 9,7 en 2050. A priori, les besoins alimentaires augmenteront partout sauf en Europe, où la croissance démographique deviendra sûrement négative en 2050. Concrètement, cela signifie que : 

  • Il faudra augmenter la production agricole d'environ 50 %, ce qui signifie une hausse des prélèvements en eau de 15%.
  • Et multiplier la production par 5 en Afrique pour nourrir tout le monde localement. 

C’est faisable de nourrir plus de gens sans abîmer la planète ?
Oui, “si”. Pour le GIEC et la FAO, il faut changer de mentalités et de fonctionnement global si on veut que ça passe, mais les 2 organisations sont plutôt optimistes. Notamment parce qu’il y a de bonnes nouvelles : d’importants progrès ont eu lieu depuis le siècle dernier, notamment dans les élevages ruminants où « les émissions de gaz à effet de serre (GES) par unité produite ont diminué à l’échelle mondiale d’environ 60% par rapport à celles des années 1960. 

En plus, si on s’y prend bien, résoudre cette équation pourrait nous aider significativement dans la lutte contre la crise climatique au sens large : Parce qu’il est possible de limiter encore beaucoup plus les émissions du secteur en re-plantant les forêts qui ont été détruites, cela pourrait créer un puit de carbone captant jusqu’à 37% des émissions humaines de CO2 pour les décennies à venir.

Ok, donc on fait comment concrètement ?
Concrètement, pour nourrir plus de monde mais mieux, pour la FAO, il y a 3 possibilités, qui ne s’excluent pas : 

Ok. Et cultiver plus de terres, c’est possible ?
Hum, plus ou moins : la FAO identifie encore 2,8 milliards d’hectares de terres qui pourraient être cultivées, soit plus du double de ce qu’on exploite actuellement. Le problème c’est que 45% de cette superficie est recouverte de forêts et déforester serait contre-productif pour la biosphère (c’est comme ça qu’on appelle l’ensemble des organismes vivants). 12% sont dans des zones protégées, 3% sont occupées par les humains ou leurs infrastructures et une grande partie est pas super pratique à cultiver : faible fertilité du sol voir toxicité de ce dernier, forte incidence de maladies humaines et animales, manque d'infrastructures, terrain accidenté... Bref, comme dirait notre Papi (ou la FAO, c’est au choix), “on est pas rendus”.

Pourquoi ne pas cultiver dans les villes, alors ?
Oui, l'agriculture urbaine représente un certain potentiel, et ça paraît logique quand on sait que d’ici 2050, 80% des habitants de la planète vivront dans des villes qu’il faudra donc approvisionner et nourrir. C’est là toute l’ambition de startups, comme la grande ferme urbaine parisienne Agripolis, les Cols Verts, Toit Tout Vert ou Prêt à Pousser, qui ambitionnent de rendre accessible à tous la pratique de l’agriculture urbaine. D’autres boîtes ont aussi développé des systèmes de cultures urbaines dans des conteneurs comme Agricool qui cultive des fraises avec 90% d’eau en moins que dans une culture traditionnelle. On pourrait aussi, d’ici quelques années, voir pousser des fermes urbaines ou verticales pour répondre à la demande. Au passage, ça pourrait être assez canon, comme les impressionnants Gardens by the Bay de Singapour.

Et, on ne pourrait pas utiliser Mars pour avoir des terres agricoles, en extra ?
D’après des chercheurs de Harvard, il serait possible de développer des zones cultivables sur Mars. Ils avancent qu’on pourrait mettre un aérogel sur le sol aride de cette planète qui, une fois fondu, aurait un effet de serre, ce qui augmenterait alors la température au sol pour pouvoir faire fondre la glace souterraine et la transformer en eau. Mais bon, une agriculture martienne qui roule et nourrit presque 10 Mds de Terriens, ce n’est a priori pas pour demain.

Et y a pas d’autres solutions du turfu pour nourrir tout ce beau monde ?
Si, par exemple il y a un paquet de solutions innovantes qui passent par l’observation des sols depuis des satellites et qui permettent aux agriculteurs de prendre de meilleures décisions au quotidien. Par exemple : 

  • Certains permettent d’observer précisément les cultures pour adapter l’apport nécessaire en eau, intrants, etc. Par ex, 2 satellites du programme européen Copernicus pour la protection de l’environnement scrutent chaque parcelle de terre tous les 5 jours depuis 2015. Leurs photos permettent de savoir, à la couleur des plantes, si elles sont en bonne santé ou non.
  • D’autres, comme Trishna, - qui n’est pas un dieu hindou mais un satellite franco-indien qui survolera la Terre dès 2025 - permettent d’étudier les besoins en eau des cultures pour mieux gérer l’irrigation des sols, en donnant l’alerte en cas de sécheresse. La techno de Trishna est assez dingo car il pourra déceler le manque d’eau des plantes avant qu’il ne soit visible. Mais oui, Jamy, car quand une plante manque d’eau, sa température augmente instantanément, avant que ses feuilles jaunissent, et Trishna pourra justement mesurer la température à la surface de la Terre. 
  • D’autres programmes, comme Farmstar utilisent les images satellites et des drones pour permettre aux agriculteurs de réduire notamment leur usage d’engrais, en apportant la juste dose seulement aux endroits de leur parcelle qui en ont besoin, au bon moment.
Pfiooou, bigrement intelligent.
Yep, et c’est pas tout : encore plus loin, on pourrait voir débarquer de façon généralisée sur des champs des robots intelligents guidés par la géolocalisation satellite. Plusieurs startups bûchent sur la question, comme la toulousaine Naïo technologies qui en a développé 3 : OZ pour prêter main forte aux maraîchers, TED pour les vignerons et DINO pour les cultures de plein champ. OZ, TED et DINO pourraient sillonner tous seuls les sols qu’ils désherberaient et nettoieraient en se repérant grâce au système de géolocalisation Galileo, développé par l’UE. Cerise sur le melon : ils envoient même un petit SMS au cultivateur quand ils ont terminé.

Eh bêêêh ! Et côté élevage ça raconte quoi ?
Pour le bétail, c’est la même logique avec l’arrivée probable de colliers connectés qui permettraient de suivre en permanence l’activité, la santé et la reproduction des bêtes, avec aussi, le ptit texto qui va bien à l'éleveur en cas de prob.

Et on pourrait pas inventer de nouveaux aliments incroyables ?
Tu penses peut-être aux aliments imprimés en 3D, la viande de synthèse et les œufs cultivés in vitro ou encore les steaks d’insectes qui se développent un peu partout dans le monde. Pour l’instant, la piste de la viande de synthèse semble pas mal avancée : créer de la viande en laboratoire à partir d’une culture de cellules souches, prélevées chez des animaux vivants qu’on n’aurait plus besoin d'abattre pour faire une entrecôte ! Sauf que l’Europe est encore assez fermée à cette question et que la commercialisation de la viande de synthèse n’interviendrait a priori pas en France avant 2030, d’autant plus qu’elle ne suscite pas encore la confiance de tout le monde.

Et c’est tout ce qu’on a comme solution comestible, les faux steaks ?
Non, une autre solution pour nourrir tout le monde, c’est de changer d’alimentation, c’est d’ailleurs une des reco principales du GIEC qui considère que c’est nous, les consommateurs, qui pouvons avoir le plus d’impact. Si on réduit notre conso de produits animaux, on libérerait à la fois les terres dédiées à l’élevage en lui-même mais aussi celles qui sont aujourd’hui destinées à cultiver de la nourriture pour les animaux… in fine, ça fait plus de fruits et légumes pour tous ! Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, si on arrêtait totalement d’alimenter les animaux pour l’élevage, on aurait assez de ressources pour nourrir 3,5 milliards de personnes ! Bref, déjà, tu peux t’entraîner à manger plus de légumes en te formant à la cuisine végétarienne (recettes dingos plus bas). 

Ok, et à part me régaler différemment,  je peux faire quoi ?
Tu peux contribuer à réduire le gaspillage alimentaire qui est dû en France aux consommateurs dans 33% des cas. Chaque personne jette à la poubelle 29 kilos de denrées chaque année, dont 7 kilos n'ont même pas été déballés. Quelques astuces toutes simples :
  • Accommoder tes restes au max, notamment grâce à l’appli des cops de Save Eat
  • Faire la différence entre la date limite de consommation (DLC), qui indique une limite impérative, et la date de durabilité minimale (DDM) indiquée par la mention « à consommer de préférence avant » : elle permet de ne pas jeter inutilement les produits même une fois la date dépassée.
  • Et, quand les restos rouvriront, ne pas hésiter à demander un doggy bag quand on on sera au stade “jpp, j’ouvre en scrédi le bouton de mon jean”.

🥡 L'info à emporter : L'agriculture actuelle a plusieurs visages : d’un côté, on a des cultures immenses, ultras modernes et intensives, et de l’autre, il faut garder à l’esprit que plus de 90% des exploitations mondiales sont situées dans les pays en voie de développement, sont très peu mécanisées et font moins d’1 hectare. La question qui se pose aujourd’hui est de réussir à nourrir de plus en plus de gens tout en réduisant l’impact de l'agriculture sur le changement climatique. Et pour ça, les organisations spécialisées - Banque Mondiale, FAO, GIEC - sont plutôt optimistes mais considèrent qu’on est dans un tournant et qu’il est fondamental d'accélérer le passage à une agriculture plus moderne, plus productive, plus locale - notamment dans les pays du Sud - qui serait d’abord tournée vers le respect des ressources naturelles. Et bonne nouvelle, le turfu arrive avec des tonnes de solutions prêtes à être déployées. Qui peut agir pour que le tournant opère ? Les gouvernements avec des politiques plus volontaristes en faveur d’une agriculture plus rationnelle et écolo... Et toi : en cherchant à manger toujours mieux et gaspillant toujours moins.

 


  J'ai envie d'aller plus loin
 
D’abord, si tu veux creuser un peu le sujet de l’agriculture de nos jours en France, on te rappelle que le 14 avril, à 19h, on boit une flûte avec Aurore Casanova, qui a lâché ses pointes de danseuse pour devenir viticultrice. Inscris-toi là.

Des trucs à écouter :

  • Ce podcast  des Pieds sur Terre où on suit Clémence, 30 ans, qui revient dans son petit village des Pyrénées pour reprendre la ferme familiale, sous l'œil de sa grand-mère Jeannette.
  • Cet épisode de Matières à penser made-in-France-Culture où un agronome bien nommé, Marc Dufumier, explique son point de vue critique à l’égard de la production agricole industrielle et propose d’autres pistes.
  • Les Tontons Farmers, le premier podcast entièrement dédié aux agriculteurs français qui changent tes lunettes sur le monde agricole.
  • Les pépites rapides du Jardin Comestible, un podcast qui t’explique, avec un expert comment les microbes nourrissent les plantes, ou ce que ça fait que d’être une plante. 
  • Va te promener dans les bois avec nos cops de la Cour des contes qui t’embarquent dans un voyage vers les forêts de l’imaginaire.
  • Pendant que t’es dans les bois, tu connais les méditations forestières ? Maintenant, oui.
  • Session mouchoir avec Pierre Rabhi, qui nous raconte dans cette série doc de 5 épisodes, son parcours, du désert de l’ Algérie à sa vie de paysan en France.
  • La voix des champs te fait entendre la vie de ceux qui s’occupent de nos terres. C’est authentique,  frais, drôle et passionnant.
  • Cette chanson mythique des années 90, et sois le premier à chanter ce refrain !

Des choses à voir :

  • We Feed the world (2005). C’est le film inspiré du livre L’Empire de la honte de Jean Ziegler. Ce docu avait pas mal choqué avec ses images de milliers de poussins suivis de l’éclosoir au nuggets. Âmes sensibles s’abstenir.
  • Le docu Solutions locales pour un désordre global (2010) de Coline Serreau : marquant, il explore des alternatives. 
  • Encore du docu, un reportage Arte cette fois-ci, sur l’agriculture en Europe et les pistes/limites que représente le bio.
  • Si tu l’as manqué en 2015, il y a le docu de Mélanie Laurent et Cyril Dion, Demain, pour un point de vue optimiste et des solutions face aux défis environnementaux et agricoles.
  • Anaïs s’en va-t-en guerre. Portrait d'Anaïs, 24 ans, qui poursuit son rêve de devenir agricultrice.
  • Tout est possible, une merveilleuse histoire d’un couple américain de Los Angeles qui décide de tout quitter pour créer la ferme de leurs rêves.
  • Le docu glaçant de Marie-Monique Robin Le Monde selon Monsanto, le géant de l’empire industriel, controversé, flippant, l’enquête est fascinante et traverse 3 continents.
  • Ce docu sur les fermiers du futur qui croient à  l’agriculture en ville, depuis Singapour, la ville-jardin de demain.
  • Ce court reportage sur Bernard Ronot qui se reconvertit à 55 ans dans l’agriculture biologique, et fonde l’asso Graines de Noé.
  • Stéphanie, Jeune bergère de 30 ans qui lâche son taff de graphiste à Paris pour élever des moutons dans le Cotentin, ah la bêêêêlle vie !
  • Non pas une mais deux pépites du réal Hubert Charuel : le magnifique Petit Paysan, qui a remporté le César du meilleur premier film en 2018 et le court doc Les vaches n’auront plus de nom sur ses parents éleveurs.

Et si tu préfères les films : 

  • Ce magnifique film d’Edouard Bergeon, Au nom de la Terre, où Guillaume Canet joue le rôle d’un fils qui reprend l’exploitation de son père et lutte pour la transformer tout en joignant les deux bouts. Dur, mais beau.
  • Ce qui nous lie, film de Cédric Klapisch, qui raconte la façon dont 2 frères et leur sœur s’organisent pour reprendre le domaine viticole familial en Bourgogne. Avec une très belle BO made by Camelia Jordana.

Des livres à dévorer :

  • Le court essai Manifeste pour une agriculture durable, de Lydia et Claude Bourguignon, des microbiologistes des sols qui expliquent de façon hyper accessible l’importance de prendre soin de nos terres pour se nourrir demain.
  • La BD Pur Jus, de Fleur Godart et Justine Saint-Lô, à la rencontre des vignerons et vigneronnes de demain.
  • Géographe, écrivaine, ancienne présidente d’Action contre la Faim, Sylvie Brunel nous livre le portrait émouvant de ceux qui nous nourrissent dans  Pourquoi les paysans vont sauver le monde.
  • Le sacre de la terre de Jean Viard, un petit bijou plein d’espoir qui célèbre la révolution écologique en marche, malgré la machine de l’industrialisation.
  • Un manifesto tout chaud : Plouc Pride, un nouveau récit des campagnes de Valérie Jousseaume.
  • La révolution délicieuse, ou le charmant essai d’Olivier Roellinger sur le manger-mieux, le consommer-mieux... on adore les recos du chef étoilé !
  • En parlant de livre délicieux ; imbattable, le bouquin Flavour : les recettes veggies d’Ottolenghi, notre chef anglo-isréalien préféré.

A scroller :

Pour agir en cuisinant des recettes oufs et payant moins cher tes courses : 

  • Tu veux tenter l’expérience végétarienne mais tu flippes de pas y arriver ? Les cops de Nostaa font une masterclass de plusieurs sessions pour t’accompagner et t’as 20% de réduc avec le code LOVEVOXE.*
  • Découvre la base pour apprendre à mieux manger, moins gaspiller et moins polluer, tout en comprenant ce qu’il y a dans ton menu idéal.
  • Affiche la bible des fruits et légumes de saison sur ton frigo. 
  • TooGoodToGo, l’appli qu’on ne présente plus. Meilleure découverte pour récupérer à prix bradé des invendus alimentaires qui approchent de la date fatidique de péremption alors qu’ils sont toujours bons ! Dans le genre, tu peux aussi tester Phénix ou Optimiam.
  • Le site ou le livre très yummy de ClemFoodie avec des photos qui donnent l’eau à la bouche et la motivation pour enfiler son tablier afin de concocter des recettes veggies simples et délicieuses. 
  • L’insta de notre cops Margaux, qui se cache derrière @cacocooking : elle propose des supers recettes veggie, souvent sans gluten et sans lactose.
  • L’insta de @mail0ves avec des recettes méga alléchantes et ultra gourmandes 100% vegan, et spécialiste des desserts.

Pour te lancer dans l’agriculture urbaine : 


🍟 Frite corner

On aime, on adore célébrer vos succès, petits et grands. Raconte-nous tes fiertés pros, persos, ou les projets auxquels tu contribues. Tu peux aussi nous donner une petite annonce à faire passer aux autres Frites.

🦹‍♀️ On top of the world

  • Bluffante Marie P. qui bosse bénévolement pour SNC (Solidarités Nouvelles face au Chômage), et transforme les “demandeurs” d’emploi en “chercheurs”. T’es en recherche de taf ? Donne un coup de clavier en participant à leur enquête ici.
  • Brava Clémentine G. qui fait partie de la coop’ Supercoop, le supermarché éco-respo, coopératif et participatif, si tu veux en savoir plus, Clem est .
  • On balance notre seau d’amour et une chanson pour Christelle B. qui traverse un moment pas facile et qui souhaite être maman. Si ça te parle, tu lui écris ?
  • On envoie une chanson qui claque pour donner la patatas à Claire B. !
👂 Petites annonces de la Frite
  • On fait du hula hoop pour Clémence G. qui se reconvertit en artisan fleuriste ! Si t’as un mariage en vue et que tu cherches des boutonnières, couronnes de têtes, couronnes murales ou autres créa en fleurs séchées, va checker son insta, et partage ses créas !
  • Capucine M. développe ses compétences en facilitation graphique. Ça te wow ? Toi aussi tu fais ça ? Échange avec Capu ici !
  • Merci Nathalie H. qui offre à la Fam’ un bilan patrimonial gratos ! C’est ce que tu prends pour le ptit dej’ ? Écris-lui ici !
  • T’as besoin de conseils en com’ numérique ?  Adeline R te propose son aide - Contacte-là pour en savoir plus.
  • On sort les coupes pour Inès G. qui a un rêve merveilleux : transformer les hostos en lieux plus humains. Eh mais, c’est ton idée aussi ? Discutes-en avec elle ici.
  • Camille M. se penche sur le phénomène des anti Black-Friday pour son mémoire si t’as des infos top secrètes, ou que tu bosses pour des assos type Green Friday tu peux la contacter ici.
  • Toi aussi t'es team jeux de société ? Axelle G. vient de fonder sa boîte de jeux engagés à Marseille (la boîte derrière le génial Moi c’est Madame), et recherche une fatale commerciale/free-lance pour l’aider à se développer. Tu veux ton camembert? C’est par ou sur insta.
👣 I, I follow les Frites
  • Maud a fondé sa société de prod : Les Créations Androgyne, et après 1 webdocumentaire et 1 podcast, elle se lance dans une série de courts-métrages sur la mode des millennials, on a trop hâte !
  • Sophie L. fait partie d'une asso : Follow’her, le but, c'est de suivre 2 étudiantes au Liban et en Egypte pour accompagner des projets qui lient inclusion économique des femmes et développement durable. C’est quoi? C’est qui? Tu veux aider ? Ici pour l’asso, par là pour écrire à Sophie.
  • Yes mamma ! Emmanuelle B. a lancé une gamme de cosmétiques avec sa maman, pour chouchouter les mecs - t’en veux, t’en veux ? Regarde ça et donne lui ton feedback!
Moi aussi j'ai une annonce !

❤️ I love it, I love it

Pour en finir avec les "mais comment ça s'appelait cette marque de collants dans la Quotidienne déjà ?" "il me semble que Voxe avait un code pour ce truc, mais où ?"... Sous tes yeux ébahis depuis ton espace très perso : la nouvelle rubrique "Bons Plans / Promos" , où tu pourras retrouver les bons plans et leurs codes de réduc spécial VoxeFam dont on parle dans la Quotidienne. Oui, t'auras tout, même ceux qui ne sont plus diffusés. C'est chouette, non ?

Tu peux déjà retrouver quelques codes (on remplit au fur et à-mesure, tu auras tout très bientôt) promos par thèmes et les ajouter en favori. Regarde, c'est comme ça 👇🏽.

                      

C'est joli hein ? On est pas mécontentes, on avoue ! Pour les thèmes, on les a classé comme ça :
  • Moi et moi même : pour prendre du temps pour toi.
  • Miam-miam : pour s'en jeter par dessous la cravate.
  • Appart : pour un chez toi cosy douillet, zéro déchet etc.
  • Sapes : pour être sapée comme jamais.
  • Beauty-babe : parce que t'es belle tu sais.
  • Sport : parce qu'un esprit sain dans un corps sain.
  • Pépettes : pour apprendre à pas tout claquer en bons plans !
Je vais voir !

Psst. Pendant que t'explorera ça, on a une activité très à propos pour toi en ces temps de confifis : découvre les secrets que ton espace très perso a à t'offrir, lis ses contenus exclus, épluche nos tutos - les Powers de la Quotidienne, binge les replays de nos confs, et surtout, inscris-toi pour le prochain Askip. Et si tu l'as pas encore fait, remplis ton questionnaire de bienvenue, parce qu'on peut pas s'aimer vraiment si on se connait pas.

👀 Who's next ?

Le 14 avril, on a rendez-vous avec Aurore Casanova, la danseuse pro qui entre deux ballets s'est dit qu'elle avait bien envie de se reconvertir dans la viticulture et reprendre l'exploitation plantée par sa mère près de Reims. Parce qu'après tout, pourquoi pas ?

Aurore nous racontera le pourquoi du comment elle a fait ce grand écart professionnel, elle nous parlera aussi de sa carrière de danseuse au quatre coins du monde, et de sa manière d'en imposer dans le milieu viticole. Tu pourras lui poser tes questions, danser sur Tchaikovsky et rencontrer d'autres frites.

Alors, tu viens pirouetter avec nous ? Inscris-toi vite ! 

 
Cheers !

Psst. Pour les nouvelles frites dans le coin : l'inscription est obligatoire, c'est comme ça que tu recevras ton lien unique pour la conf. C'est gratuit pour les Grandes Frites et les Petites Frites ont un code de réduction sur la page de résa de leur espace perso.

 


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Si t'as une question, répond à ce mail, Chloé la frite lit tout !

 

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