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Janvier 2017

Dans ce numéro...

Editorial
Pascal Zurn, coordinateur de l’unité marché du travail, département des personnels de santé, Organisation mondiale de la Santé (OMS)

A la une: Portraits de sages-femmes leaders en Afrique subsaharienne
  • M. Hamidou Bagagnan, Bukina Faso
  • Mme Marie-Bernadette Bouadré, Côte d'Ivoire
  • Mme Annick Nonohou, Bénin
  • Mme Kadidja Matho, Tchad
A la une: Commission sur l'Emploi en Santé et Croissance économique
  • [140e SESSION] Décision adoptée par le Conseil exécutif de l'OMS à sa 140e session: Ressources humaines pour la santé et mise en œuvre des résultats de la Commission
  • [APPEL À CONTRIBUTIONS] Appel pour passer des engagements à l’action et consultation sur le Plan d’action quinquennal OIT/OCDE/OMS « Emploi en Santé et Croissance économique »
  • [BAN KI-MOON] Message du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon sur le rapport de la Commission sur l'Emploi en Santé et Croissance économique
Actualités
  • [SOMMET AFRIQUE-FRANCE] Sommet de Bamako pour le partenariat, la paix et l’émergence
  • [GUINÉE]: Le ministre de la Santé : «60 % du personnel de la santé se trouvent à Conakry et environs alors qu’ils n’ont que 20% de la population »
  • [FUITE DES CERVEAUX] Médecine : la fuite des cerveaux
  • [RESSOURCES HUMAINES] Il manque 50 millions d’emplois dans la santé dans le monde
  • [SÉNÉGAL] Mabingue Ngom, directeur régional de l’Unfpa pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : « Le Sénégal peut bien tirer profit du dividende démographique »
  • [BANGLADESH] La santé maternelle et infantile au Bangladesh
Publications
  • [MED SANTÉ TROP] Améliorer la disponibilité des personnels en santé maternelle et infantile - Organiser un accès équitable à des professionnels de santé compétents
  • [AFRIQUE RENOUVEAU] Repenser les systèmes de santé
  • [OIT] Health workforce: A global supply chain approach  (Personnels de santé: une approche de la chaîne d’approvisionnement mondiale)
  • [CNOSF] Innover pour la santé publique avec les sages-femmes: 12 propositions pour la santé des femmes
  • [OMS] Rapport 2016 sur le paludisme dans le monde
  • [THE LANCET] Advancing Early Childhood Development: from Science to Scale
  • [ADSP] Santé sexuelle et de la reproduction
Agenda
  • [16-17 Janvier 2017] Réunion ministérielle de l'OCDE sur la santé: "la prochaine génération des réformes de la santé" et Forum de haut niveau de l'OCDE sur l'avenir de la santé: "l'usager au premier plan"
  • [7-9 Avril 2017] 8th Annual CUGH Global Health Conference: "Healthy People, Healthy Ecosystems: Implementation, Leadership & Sustainability in Global Health"
  • [18-22 juin 2017] 31e Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM): Les sages-femmes - contribuer à un monde meilleur
  • [13-17 Novembre 2017] 4th Global Forum on Human Resources for Health: "achieving the Global Strategy on Human Resources for Health milestones and the Commission’s recommendations

Éditorial

Le leadership des personnels de santé SMNIA pour une prestation de services de qualité

L’année 2016 a été marquée par différents évènements qui ont rappelé l’importance des ressources humaines de la santé. En effet, l’épidémie du virus Ebola avec son lot de pertes humaines y compris parmi les personnels de la santé  a rappelé au monde entier la nécessité de disposer d’un système de santé résilient dans tous les pays notamment ceux en développement.
 
Depuis lors, différentes initiatives ont été prises par les États pour renforcer leurs systèmes de santé avec l’appui de l’ensemble des agences des Nations Unies y compris l’Organisation mondiale de la Santé, les partenaires au développement et les initiatives mondiales. Les ressources humaines de la santé ont été au cœur des initiatives adoptées pour renforcer les systèmes de santé.

Cette année en particulier, la création par les Nations Unies d’une Commission de haut niveau sur l’Emploi en Santé et la Croissance économique a permis au niveau mondial de rassembler l’ensemble des acteurs clés  concernés par la disponibilité et l’accessibilité des personnels de santé. Lors d’une réunion ministérielle sur le plan d’action des recommandations de la commission qui a eu lieu les 14 et 15 décembre à Genève, des engagements ont été pris par les pays et les partenaires au développement pour renforcer l’adéquation de la production et la distribution des personnels de santé avec les besoins actuels et futurs des services de santé afin de mieux pouvoir répondre aux nouveaux défis sanitaires qui se profilent à l’horizon de 2030.

Le personnel de la santé maternelle néonatale et infantile reste  au cœur des initiatives qui sont proposées pour assurer l’accessibilité aux services de santé. Rappelons que ce personnel représente au moins 80% des ressources humaines disponibles dans les pays en développement. Ainsi, depuis le forum mondial sur les personnels de santé de Recife au Brésil en 2013 et plus récemment suite à l’adoption du rapport de la Commission de haut niveau sur l’Emploi en Santé et la Croissance économique, les pays francophones  (Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée et Burkina Faso) se sont engagés résolument à recruter chaque année des personnels de santé notamment les sages-femmes, les infirmiers et les médecins généralistes, et les agents de santé communautaires selon les besoins exprimés par le ministère de la santé. Ces pays se sont aussi engagés à améliorer les conditions de travail de ce  personnel recruté essentiellement pour servir dans les zones mal desservies.

Cette note d’information présente quelques portraits de sages-femmes leaders en Afrique subsaharienne qui contribuent à l’évolution de leur profession et les  engagements pris par la communauté des ressources humaines de la santé pour mettre en œuvre les recommandations de la Commission de haut niveau sur l’Emploi en Santé et la Croissance économique. 

A la une: Portraits de sages-femmes leaders en Afrique subsaharienne*

Portrait de sage-femme: M. Hamidou Bagagnan – Burkina Faso
 
 
Cela fait 6 ans qu’Hamidou est maïeuticien. Maïeuticien, c’est ainsi qu’on appelle les hommes sages-femmes. Au Burkina Faso, il n’est pas rare qu’un homme soit sage-femme.

« Avant d’exercer en tant que maïeuticien, j’étais infirmier et j’avais des notions obstétriques. Il faut dire qu’en tant qu’infirmier je pratiquais déjà le métier de sage-femme puisque je faisais des accouchements dans un centre de santé où nous n’étions que 2. J’en ai fait régulièrement pendant 4 ans. 

Les femmes se confient à moi sans gêne. Le dialogue est facile. Je n’ai aucun jugement vis à vis d’elles, et leur accorde toute l’attention que je peux. Elles doivent le ressentir.

Plus difficile reste l’environnement de travail. Les autorités manquent d’encouragement à notre égard. Il y a un réel manque de reconnaissance que nous vivons assez mal. Nous sommes aussi confrontés à l’insuffisance du matériel qu’il faut utiliser à bon escient. Lors de ma dernière formation, on nous a enseigné des pratiques mais malheureusement quand on se retrouve sur le terrain sans matériel, on se débrouille, on ne peut faire qu’avec les moyens du bord ou ne pas faire. Le fait de ne pouvoir pratiquer mène à la perte des connaissances et des acquis. »

D’après Hamidou, dans les zones mal desservies, l’agent de santé devrait bénéficier d’un minimum de conditions pour survivre. L’exemple du logement est primordial. Par ailleurs, il faut que les responsables puissent passer régulièrement pour évaluer et motiver les équipes.

« Quand j’étais infirmier, j’ai exercé à 103 km du chef-lieu du département. Je me souviens d’une période difficile surtout pour les évacuations, à cause des routes inaccessibles. Il n’y avait pas d’ambulance non plus. J’ai vécu ainsi 4 ans, loin de ma famille que je visitais une fois par mois. »

Quant au comportement des sages-femmes, Hamidou reconnait avoir été témoin de violences verbales et s’accorde à dire que l’accueil à l’égard des patientes reste à améliorer. La sage-femme est souvent seule face à un accouchement. L’insuffisance de compétences, le manque de confiance et de maitrise de gestes peuvent conduire à la perte de contrôle de soi et de ses émotions. Le travail en équipe peut palier à ces situations.

« Ces quelques dernières années, j’ai pu noter des changements de comportements, au sein du personnel et de la population. Les femmes fréquentent de plus en plus les centres de santé, grâce à la sensibilisation à travers les radios et les agents de santé et à la gratuité. Je remarque aussi un peu de changements de la part des maris qui accompagnent leur femme. »

Depuis avril 2016, l’accouchement est gratuit, la césarienne y compris. Avant il fallait compter 900 FCFA et 11 000 FCFA pour une césarienne avec la subvention de l’État.

La gratuité devrait contribuer à la réduction des décès maternels et infantiles. En effet la fréquentation des centres de santé devient plus importante depuis la mise en place de la gratuité. Mais il n’en reste pas moins qu’il faut aujourd’hui palier aux maternités surchargées, au manque de personnel qualifié, au manque de matériel, de plateau, à la rupture de médicaments… Il faut un engagement concret des autorités.

 
Portrait de sage-femme: Mme Marie-Bernadette Bouadré, Côte d’Ivoire


Marie-Bernadette était professeur de biologie. Puis elle a pratiqué en tant que sage-femme de 1988 à 1993. Elle est retournée à l’enseignement et est aujourd’hui coordinatrice des études à l’école des sages-femmes d’Abidjan. Sa motivation : aider ses sœurs, prendre soin de la femme et défendre le métier de sage-femme.

« Le profil de carrière doit être clair et ouvert afin de permettre aux sages-femmes d’avancer et avec motivation. Or ce n’est pas le cas du tout aujourd’hui. A 21 ans tu deviens sage-femme. Le salaire n’est pas enviable. La salle d’accouchement est une salle d’urgence. Le stress est permanent 24h/24. On ne peut pas rester en salle d’accouchement plus de 5 ans. »

Marie-Bernadette souligne aussi le problème du redéploiement du personnel conduisant à la pénurie de personnel qualifié dans les zones déshéritées.

« Lorsque les sages-femmes sont en zones reculées, on peut les oublier jusqu’à leur retraite ! Or elles devraient bénéficier d’une prime sur leur salaire, avoir une ambulance, une moto, et pouvoir travailler dans de bonnes conditions. On ne peut pas aider les autres au péril de sa propre vie.

Il faut une politique nationale. Dans les pays, la prise de décisions passent par les médecins. Or pour les médecins  les sages-femmes doivent mourir sages-femmes. Pourtant, nous devrions être plus entendues. En effet, nous sommes en première ligne des soins, confrontées à un grand stress, aux rudes conditions de travail, à la défaillance du matériel.

En tant qu’enseignante, je me bats pour que le référentiel de formation de la sage-femme soit bien défini et basé sur la compétence. Il faut que l’élève soit au centre de la formation, que le plateau technique des écoles et des établissements de santé soit bien fourni pour garantir l’acquisition de gestes efficaces et efficients pour intervenir.

Je le répète, il faut un engagement politique pour renforcer les capacités des enseignants avec du matériel fonctionnel à l’appui adéquat. »

 
Portrait de sage-femme: Mme Annick Nonohou, Bénin


Annick a obtenu une maîtrise en droit public. Elle est juriste de droit public. Elle est devenue sage-femme par conviction religieuse et vocation.

« J’ai toujours eu envie de servir mon prochain. J’ai eu à constater des violences envers les femmes. Aussi je me suis dit qu’en étant sage-femme et avec une formation en droit, je pourrais lutter et éliminer les violences faites aux patientes. C’est mon combat. J’ai été témoin plusieurs fois dans le cadre de ma profession de différents types de violences verbales et sociales à l’encontre des femmes : éloignement de la famille qu’on interdit d’accès à la salle d’accouchement, les cuisses de la femme frappées et écartées de force, des violences ‘’financières’’ à travers des rançonnements, des ventes illicites de médicaments, des ordonnances exorbitantes, des bilans paramédicaux non nécessaires. Ce sont des pratiques courantes contre lesquelles nous luttons par des sensibilisations, des formations, des émissions radios, des jeux de rôles.  Afin d’améliorer la situation, je liste les difficultés et je fais des propositions. Les violences créent les premiers retards de soins.

En tant que sage-femme, en respectant les exigences légales et règlementaires, dans le respect des normes, nous avons le devoir d’éveil de la conscience professionnelle. La sage-femme est un acteur incontournable ; elle a une fonction divine, médicale, sociale, administrative, scientifique, juridique, d’encadrement, de management.

Il y a encore tant à améliorer : la supervision formative des pairs ; la transmission d’une sage-femme expérimentée à une jeune sage-femme ; la vulgarisation et la sensibilisation des droits des patientes ; la formation continue de toutes les sages-femmes en activités.

Très importants aussi les partages d’expériences lors des congrès, des ateliers, la diffusion des bonnes pratiques, la réalisation des émissions télévisuelle et radio, la création d’organisations socio-professionnelles pour ne pas travailler dans seul dans son coin.

Je prends à cœur mon rôle de défenseur et de protecteur des droits des patients et des naissants. Je lutte tous les jours pour que les patients connaissent leurs droits et qu’ils soient respectés, je fais des communications dans la sous-région sur les violences, je participe à des émissions radio et télé, j’organise des causeries avec les femmes.

Je prône le concept d’accouchement humanisé. J’exige des consultations de 40 min au lieu de 10 min. afin de pouvoir échanger avec la femme et la prendre en charge dans sa globalité, la préparer le mieux possible à la naissance à la parentalité. Je recommande que la consultation ait lieu en la présence du mari s’il est là et si la femme accepte.

Ce combat n’est pas facile. J’ai connu une période très difficile, liée à la protection des droits des patients. Des collègues ont cotisé pour qu’on m’élimine. J’ai reçu des menaces de mort. J’ai vécu dans une insécurité totale. On m’accusait d’être trop rigoureuse et surtout de tout surveiller de trop près. Il a fallu que je m’éloigne. C’était en mars 2012.

Cependant, j’ai tenu bon, et aujourd’hui je dirais qu’au niveau de l’hôpital dans lequel j’exerce, le chemin n’est plus long. J’ai l’appui de mon directeur et des autorités administratives. Et ma grande fierté, ma distinction et ma nomination au poste de surveillante générale. »

 
Portrait de sage-femme: Mme Kadidja Matho, Tchad


“Je me souviens j’étais en CE2, nous étions assis devant notre porte et une femme qui partait pour l’hôpital a accouché juste devant nous par terre. A ce moment-là, je me suis dit que je deviendrais sage-femme ou médecin pour aider les autres. Cette scène a suscité ma vocation. »

Kadidja exerce le métier de sage-femme depuis 5 ans, à l’hôpital de la paix à N’Djamena au Tchad. Elles sont 7 sages-femmes pour 180 accouchements par mois. Elles ne sont pas suffisamment nombreuses et se retrouvent à faire des gardes de 20 heures avec une fille de salle. Et il n’est pas rare que des accouchements soient faits par des infirmiers ou agents techniques, ce qui pose problème.

« Nous sommes aussi confrontés au problème de matériel comme le matériel de réanimation. D’aspirateur nous n’en disposons. Nous devons faire des massages cardiaques. Pas de ballon pour la ventilation non plus. Ce manquement pose de gros risques pour le bébé. Moi-même parfois, je vais payer les poires avec mon propre argent malgré mon salaire. Les salaires on n’en tient pas compte sinon on n’arrête d’être sage-femme. La motivation c’est sauver des vies, et aider les femmes à donner la vie.

En 2010, à la sortie de l’école, j’ai été nommée en milieu rural. On partait dans les petits villages pour faire la CPN et mobiliser les femmes pour qu’elles accouchent à l’hôpital. Les conditions de vie étaient rudes, les déplacements à moto difficiles, surtout lorsqu’il fallait braver les intempéries.

Au début mon mari ne voulait pas que je prenne mon enfant pour aller travailler en milieu rural à cause de l’école. Or j’ai fait ma formation pour aller aider toutes les femmes. J’ai convaincu mon mari. Je suis partie avec mon enfant. Dans ce cas le dialogue de couple est essentiel.

Je serais prête à retourner en milieu rural, .aller vers ces femmes pour qu’elles aient des soins appropriées et pour le bien être du nouveau-né. Je suis sage-femme avant tout et fière de l’être. »


*
Propos recueillis par Nathalie Lam lors du congrès des sages-femmes à Ouagadougou le 22 novembre 2016, congrès organisé dans le cadre du 14è congrès de la SAGO (du 21 au 24 novembre 2016).
Crédit photos : ©Sophie Garcia / UNICEF


A la une: Commission
sur l'Emploi en Santé et
Croissance économique

[140e SESSION] Décision adoptée par le Conseil exécutif de l'OMS à sa 140e session: Ressources humaines pour la santé et mise en œuvre des résultats de la Commission
Décision EB 140(3), 140e session du Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé, 26 janvier 2017
 
Le Conseil exécutif, ayant examiné le rapport sur les ressources humaines pour la santé et la mise en œuvre des résultats de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur l’Emploi en Santé et la Croissance économique* et prenant note avec satisfaction du rapport de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur l’Emploi en Santé et la Croissance économique qui a été présenté en septembre 2016 à l’Assemblée générale des Nations Unies et lors de la réunion ministérielle de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique qui s’est tenue en décembre 2016, a décidé de prier le Directeur général :

1) de mettre au point, d’ici à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, en collaboration avec l’OIT, l’OCDE et les entités régionales et spécialisées concernées, en consultation avec les États Membres, et conformément aux objectifs figurant dans la Stratégie mondiale sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030***, le plan d’action quinquennal 2017-2021 visant à appuyer la mise en œuvre des recommandations de la Commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique ;

2) de soumettre le plan d’action quinquennal à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé pour examen ;

3) de collaborer avec les États Membres**
afin d’adopter des mesures mettant l’accent sur les principales recommandations du rapport de la Commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique, notamment la mise au point de plans intersectoriels et l’investissement dans une formation à visée transformatrice, favorisant la création d’emplois décents dans les secteurs sanitaire et social et permettant de tirer parti des avantages mutuels qui découlent de la mobilité internationale des personnels de santé.
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Télécharger la décision EB 140(3):



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[PDF - Anglais - 1 page - 163 Ko] .


Notes
* Document EB140/17.
** Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale.
*** Voir la résolution WHA69.19 et le document WHA69/2016/REC/1, annexe 7.

 
[APPEL À CONTRIBUTIONS] Appel pour passer des engagements à l’action et consultation sur le Plan d’action quinquennal OIT/OCDE/OMS « Emploi en Santé et Croissance économique »
Organisation mondiale de la Santé, janvier 2017
 
Vue d’ensemble
À la demande de la Commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique, l’Organisation internationale du travail (OIT), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont rapidement réuni les parties prenantes afin de convenir d’un plan d’action quinquennal visant à soutenir la mise en œuvre des dix recommandations de la Commission. La réunion ministérielle de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique s’est tenue à Genève, en Suisse, les 14 et 15 décembre 2016. Elle a réuni plus de 200 représentants, notamment des ministres de l’éducation, de la santé, du travail et des affaires étrangères, ainsi que des représentants des organisations internationales, de la société civile, des organisations et des syndicats des professionnels de la santé, du secteur privé, du monde universitaire, etc. afin d’obtenir des engagements concernant l’emploi dans le secteur sanitaire et social et d’apporter un élan dans ce domaine.
 
Cette réunion a abouti à la rédaction d’un Plan d’action quinquennal « Emploi en santé et croissance économique », qui établit la façon dont l’OIT, l’OCDE et l’OMS, en collaboration avec leurs groupes constitutifs et d’autres organisations multilatérales, peuvent accompagner les pays dans la mise en œuvre des recommandations de la Commission. Ce Plan concrétise le type d’approches intégrées et innovantes que préconise le Programme de développement durable à l’horizon 2030 pour la réalisation des objectifs de développement durable.
 
Vingt-six déclarations d’engagement ont été présentées lors de la réunion ministérielle de haut niveau. En se fondant sur cette base solide, l’OIT, l’OCDE et l’OMS ont le plaisir d’inviter les États Membres et les parties prenantes concernées :
  • à examiner le Plan d’action quinquennal et à formuler des commentaires en vue de finaliser ce plan par le biais d’un processus consultatif public en ligne ; et
  • à fournir des déclarations visant à passer de l’engagement à l’action au sujet des recommandations de la Commission.
À partir de janvier 2017, l’OIT, l’OCDE et l’OMS organiseront des consultations avec les gouvernements et les groupes constitutifs dans les États Membres et par l’intermédiaire des missions permanentes à Genève ; avec les groupes constitutifs dans les structures de gouvernance de l’OIT et de l’OMS ; avec leurs bureaux régionaux respectifs et les organisations régionales concernées ; ainsi qu’avec les institutions financières internationales, les partenaires au développement et les initiatives mondiales pertinentes. Le processus consultatif est fondé sur trois séries de consultations antérieures, qui ont généré à ce jour presque 200 commentaires ayant servi à élaborer les recommandations de la Commission et le Plan d’action quinquennal lui-même.
 
Les contributions seront examinées dans le but d’alimenter la version définitive du Plan d’action quinquennal, qui sera mise à disposition en mars 2017. Certaines contributions seront publiées et diffusées en ligne. Les contributeurs peuvent réfléchir à une perspective nationale, régionale et/ou internationale, et tous les États Membres et toutes les parties prenantes concernées sont invités à transmettre leurs commentaires.
 
Lignes directrices
Les contributions doivent répondre aux questions suivantes :
  1. Comment ferez-vous avancer les recommandations et les actions immédiates de la Commission à l’échelle locale, nationale, régionale et/ou mondiale au cours des cinq prochaines années ? Décrivez brièvement les actions que vous vous engagez à mettre en œuvre et les investissements que vous vous engagez à faire. (750 mots)
  2. Quel est votre avis sur le Plan d’action quinquennal ? Résumez brièvement vos réflexions et vos suggestions au sujet de la version pour consultation. (750 mots)
Les contributions déposées doivent répondre aux critères suivants :
  1. 1500 mots maximum par contribution ;
  2. en anglais, en français ou en espagnol ;
  3. dépôt au plus tard le 17 février 2017.

Modèle de dépôt des contributions
Les contributions peuvent être déposées sur la plateforme Datacol de l’OMS en utilisant le nom d’utilisateur et le mot de passe indiqués ci-dessous. 
Nom d’utilisateur : ComHEEG 
Mot de passe : ComHEEG

La date limite de dépôt des contributions est fixée au 17 février 2017. Pour toute question, veuillez envoyer un message à l’adresse
ComHEEGExperts@who.int.

 
[BAN KI-MOON] Message du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon sur le rapport de la Commission sur l'Emploi en Santé et Croissance économique
Ban Ki-moon, 22/12/2016
 
L'évolution des populations engendrera une demande de 40 millions nouveaux emplois de personnels de santé d'ici 2030. Toutefois, la plupart de ces emplois seront créés dans les pays riches. Sans action, il y aura un déficit global de 18 millions de personnels de santé pour atteindre et maintenir la couverture sanitaire universelle (CSU), principalement dans les pays à revenu faible et moyen-inférieur.

En réponse à la résolution A/RES/70/183 de l'Assemblée générale des Nations Unies sur «La santé mondiale et la politique étrangère: Renforcer la gestion des crises sanitaires internationales» du 17 décembre 2015, j'ai créé la Commission de Haut Niveau sur l'Emploi en Santé et la Croissance économique le 2 mars 2016 (appélée ci-dessous "la Commission") et l'ai chargé de proposer des solutions à ce défi mondial.
..[lire la suite]


Actualités

[SOMMET AFRIQUE-FRANCE] Sommet de Bamako pour le partenariat, la paix et l’émergence
Laurence Codjia (OMS), 26 janvier 2017
 
Le sommet de Bamako pour le partenariat, la paix et l’émergence s’est tenu les 13 et 14 janvier 2017. Ce sommet a été co-présidés par  leurs excellence Messieurs Ibrahim Boubacar Keita et François Hollande respectivement président a du Mali et de la France. Les Etats africains , les représentants des agences des nations unies, l’Union Africaine , la CEDEAO, la Banque africaine de développement, la banque mondiale, le fonds monétaire international et l’organisation internationale de la francophonie ont participé à ce sommet.

Dans la déclaration finale du sommet les États se sont engagés à mettre en œuvre les recommandations de la Commission sur l’emploi en santé et la croissance économique. Cette Commission fut créée par le Secrétaire Général des Nations Unies en 2016 et elle fut présidée par les présidents François  Hollande de la France et Jacob Zuma de l’Afrique du Sud . La commission a déposé dix recommandations et 5 actions prioritaires au Secrétaires général des Nations Unies qui les a adoptés (Olso résolution No. A/71/L.41) le 8 décembre 2016 en encourageant les États à s’engager résolument dans la mise en œuvre de ces recommandations.


En savoir plus: [Déclaration finale du sommet: PDF - 11 pages - 331 Ko]
[GUINÉE]: Le ministre de la Santé : «60 % du personnel de la santé se trouvent à Conakry et environs alors qu’ils n’ont que 20% de la population »
Nassiou Sow, Guinéenews, 13/01/2017

Interview du ministre de la Santé guinéen Dr Abdourhamane Diallo réalisée par Nassiou Sow.
[Lire l'article...]


[FUITE DES CERVEAUX] Médecine : la fuite des cerveaux
Kingsley Ighobor, Afrique Renouveau, Nations Unies, Décembre 2016 - Mars 2017


Les professionnels de santé africains sont attirés par des salaires plus élevés et des infrastructures modernes...
[Lire l'article...]


[RESSOURCES HUMAINES] Il manque 50 millions d’emplois dans la santé dans le monde
Damien Roustel, L'Humanité, 06/01/2017

Un rapport de l’Organisation internationale du travail alerte sur le déficit de personnel pour assurer les soins essentiels. L’objectif de parvenir, d’ici à 2030, à une couverture sanitaire universelle est compromis. Selon cette étude, investir dans la santé stimulerait pourtant la croissance.
[Lire l'article...]
 
[SÉNÉGAL] Mabingue Ngom, directeur régional de l’UNFPA pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : « Le Sénégal peut bien tirer profit du dividende démographique »
Eugène KALY, Le Soleil, 19/01/2017


Entretien avec Mabingue Ngom, directeur régional de l’UNFPA pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui a décliné les avantages du dividende démographique pour l’économie du continent.
[Lire l'article...]



[BANGLADESH] La santé maternelle et infantile au Bangladesh
Claire Hédon, Priorité Santé, RFI, 12 janvier 2017


Un enfant sur 15, né au Bangladesh, meurt avant d’avoir atteint l’âge de 5 ans. Pneumonie, malnutrition, diarrhées sont des causes fréquentes de décès des enfants, des maladies évitables, mais qui demandent des moyens pour la prévention et la prise en charge. Que font les ONG dans ce domaine ? Quel est le rôle de l’État pour dessiner les politiques de santé ? Un reportage de Sébastien Farcis
[Écouter le podcast]

Publications

Améliorer la disponibilité des personnels en santé maternelle et infantile - Organiser un accès équitable à des professionnels de santé compétents
Ms. Laurence Codjia (OMS), Médecine et Santé tropicale, 12/2016
 
D’ici 2030, un déficit d’environ 18 millions de personnels de santé est attendu dans les pays à faible revenu si rien n’est mis en oeuvre pour réduire significativement la pénurie du personnel de la santé. Les fonds Français Muskoka ont permis d’améliorer les stratégies de gestion des personnels de la santé maternelle et infantile dans 9 pays francophones de l’Afrique subsaharienne. L’objectif étant d’améliorer les politiques de formation, de recrutement et de fidélisation des personnels de santé dans ces pays afin d’assurer une couverture effective des services de santé de la mère et de l’enfant.
..

Lire l'article: [ PDF - 5 pages - 2.09 Mo ]
Afrique Renouveau: repenser les systèmes de santé
Département de l'information des Nations Unies, Décembre 2016-Mars 2017, Vol. 30, No 3
 
Dossier spécial intitulé "Soins de santé: de la parole aux actes" avec plusieurs articles d'intérêt sur la santé en Afrique et tout particulièrement sur les personnels de santé et sur la santé maternelle, néonatale et infantile. 


[Découvrir les articles en ligne]
[Télécharger le magazine: PDF - 40 pages - 2.77 Mo]
Health workforce: A global supply chain approach  (Personnels de santé: une approche de la chaîne d’approvisionnement mondiale)
Xenia Scheil-Adlung, ESS - Working Paper No. 55,
Social Protection Department, International Labor Organization (ILO)
 
Selon une nouvelle étude de l’OIT, il manque environ 50 millions d’emplois décents pour répondre aux besoins mondiaux en matière de santé. La plupart des soins dans l’économie de la santé sont assurés par 57 millions de personnes non-rémunérées au sein des familles.


[En savoir plus] (en anglais)
Innover pour la santé publique avec les sages-femmes: 12 propositions pour la santé des femmes
Livre blanc du Conseil national (français) de l'ordre des sages-femmes

Conseil national (français) de l'ordre des sages-femmes, Décembre 2016
 
Dans la perspective des élections présidentielle et législatives de 2017, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes a décidé d’interpeller les candidats en réalisant un Livre blanc qui formule 12 propositions destinées à promouvoir le rôle des sages-femmes dans la prise en charge et l’amélioration de la santé des femmes et de leurs enfants.


[En savoir plus]
Rapport 2016 sur le paludisme dans le monde
Organisation mondiale de la Santé, Décembre 2016
 
Le Rapport sur le paludisme dans le monde est publié chaque année en décembre. Il brosse, à l'attention de la communauté sanitaire mondiale, un tableau complet des progrès accomplis dans la lutte antipaludique.


[En savoir plus] (en anglais)
Advancing Early Childhood Development: from Science to Scale
Série Développement de la petite enfance de The Lancet, 04/10/2016 

The 2016 Lancet Early Childhood Development Series highlights early childhood development at a time when it has been universally endorsed in the 2030 Sustainable Development Goals. This Series considers new scientific evidence for interventions, building on the findings and recommendations of previous Lancet Series on child development (2007, 2011), and proposes pathways for implementation of early childhood development at scale. The Series emphasises 'nurturing care', especially of children below three years of age, and multi-sectoral interventions starting with health, which can have wide reach to families and young children through health and nutrition.


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Santé sexuelle et de la reproduction
Dossier coordonné par Marie-Hélène Bouvier-Colle, Virginie Halley des Fontaines, Actualité et Dossier en Santé Publique (ADSP), Haut Conseil (français) de la Santé publique, N° 96, Septembre 2016 

La sexualité et ses enjeux ont évolué. On est passé de la prévention et du traitement des maladies sexuellement transmissibles à une approche globale de la santé sexuelle et de la reproduction s’inscrivant dans la notion de parcours de santé. Ce dossier dresse un état des lieux des problèmes mais aussi des méthodes, techniques et services qui participent à la santé et au bien-être en matière de sexualité et de procréation.


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Agenda

[16-17 Janvier 2017] Réunion ministérielle de l'OCDE sur la santé: "la prochaine génération des réformes de la santé" et Forum de haut niveau de l'OCDE sur l'avenir de la santé: "l'usager au premier plan"
Paris, France


Le 16 janvier 2017, un Forum de haut niveau était organisé afin de débattre de l'évolution des soins de santé du point de vue des patients. Les participants et intervenants experts provenant d’horizons variés ont discuté des moyens pratiques pour intégrer une approche centrée sur la personne dans les systèmes de santé. Le 17 janvier, les ministres de plus de 35 pays de l’OCDE ou pays partenaires se sont rencontrés pour échanger leurs idées, leurs ambitions et les défis auxquels ils font face, dans le cadre de la prochaine génération des réformes de la santé
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[7-9 April 2017] 8th Annual CUGH Global Health Conference: "Healthy People, Healthy Ecosystems: Implementation, Leadership & Sustainability in Global Health"
Washington D.C., USA

This year’s theme reflects the growing realization that our physical and planetary health are inextricably linked. World-class speakers will address topics that include: planetary health; governance and political decision-making; health systems and human resources; women’s health; non-communicable diseases and social determinants of health; and infectious diseases. [Read more]
[13-17 Novembre 2017] 4th Global Forum on Human Resources for Health: "achieving the Global Strategy on Human Resources for Health milestones and the Commission’s recommendations"
Dublin, Ireland, 13-17 Novembre 2017


The 4th Global Forum on Human Resources for Health will be held in Dublin, Ireland from 13-17 November 2017. Co-hosts already confirmed include the World Health Organization, the Global Health Workforce Network, Trinity College, Dublin, Irish Aid and the Department of Health. The Forum represents a unique opportunity to engage a multisectoral group of actors across the education, finance, health and labour sectors; multilateral and bilateral agencies; academic institutions; health professional associations and civil society, in a coherent advocacy platform. [Read more]

[18-22 juin 2017] 31e Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM): Les sages-femmes - contribuer à un monde meilleur
Toronto, Canada


La mission de l’ICM est de renforcer les associations membres et de faire progresser la profession de sage-femme dans le monde entier en mettant en avant les sages-femmes autonomes en tant que prestataires de soins idéales pour s’occuper des femmes enceintes et pour encourager un accouchement normal afin d’améliorer la santé reproductive des femmes, des nouveau-nés et de leurs familles. »

Le thème du congrès de 2017 à Toronto s'arrête sur le rôle des sages-femmes à contribuer à un monde meilleur et à faire la différence par le leadership, les partenariats, le professionnalisme et par le soutien des droits des femmes et des filles.

[En savoir plus] (en anglais)
[Brochure d'inscription: PDF - 17 p. - 1.54 Mo]
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