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BOOMERANG Newsletter

Nº 16 - JUILLET 2016
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EDITO

À force de voir partir tous les ans la moitié de la communauté française vers l'hexagone et son été radieux, cette année, Melbourne Accueil a décidé d'en être. D'où cette édition un peu particulière en forme d'escapade sur les routes de France.

Après tout, c'est le moment où jamais ! Entre le Tour de France, l'Euro 2016  - où l'on conviendra que les Bleus n'ont pas démérité - et le Bastille Day French Festival, en juillet, la France est au centre de tous les regards.

Prenez donc un moment pour parcourir avec nous les rues de Paris et d'Alsace, en rêvant à votre prochain voyage. Mais n'oubliez pas de grappiller au passage quelques idées pour occuper votre hiver australien : au programme, de quoi courir, glisser, se cultiver un peu et bien sûr, se réconforter dans un de nos nombreux rendez-vous du mois, autour d'un verre de vin local, pourquoi pas?

SOMMAIRE

LES ACTIVITÉS MELBOURNE ACCUEIL

 Café Poussette
Mercredi 13 juillet - 10h
@ Chez Karine
 
Brunch
Vendredi 15 juillet - 12h
@ The Tusk - Windsor
 
Bastille Day French Festival
Week-end du 16 & 17 Juillet
@ The State Library

Toutes les infos: ICI
Café Poussette
Mercredi 27 juillet - 10h
@ Cafe Bliss - Brighton East
 
"The Dressmaker" Costume Exhibition
Jeudi 28 juillet - 10h
@ Rippon Lea House & Gardens
 
Conversation anglaise
avec Kendra

Vendredi 29 juillet 10h-12h
@ North Brighton
 
Soirée Filles
Vendredi 29 juillet - 19h30
@ Lona - St Kilda
 
Atelier céramique
Dimanche 31 juillet - 10h30

@ Mordialloc
 
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L'AGENDA DE JUILLET

Le 14 : Fête nationale française
 

 

La prise de la Bastille le 14 juillet 1789 marque symboliquement le début de la Révolution française, synonyme de fin de l’Ancien Régime et de première étape de transition vers un pays républicain. 

Parmi les incontournables de cette fête nationale chaque année à Paris, le défilé militaire sur les Champs-Elysées et de somptueux feux d’artifices autour de la Tour Eiffel.


Jusqu'au 17 Juillet : River Rink @ Fed Square et Ice Slide @ Southbank

 

Pour fêter votre "Christmas in July", rien de tel qu’une activation préalable de votre métabolisme avec une séance de patinage sur glace au River Rink, à côté de Federation Square. Ouvert tous les jours de 10h à 10h. Séances de 45 minutes, maximum 24.50 AUD par personne, location de patins compris (tarifs réduits pour les enfants, les familles et les billets en pré-vente). 

Pour le plaisir de la glisse sans le côté sportif, un toboggan de glace (Ice Slide) offrant un dénivelé de 4 mètres est installé le long de Southbank. Dès 10h du matin et jusqu’à tard le soir. 10 AUD pour 3 descentes, gratuit pour les moins de 4 ans.


Jusqu’au 24 : le Tour de France
 

La plus célèbre course (cycliste) au monde traverse les époques en suscitant toujours le même engouement, chez les amateurs de la petite reine (très nombreux en Australie) et bien au-delà. Trois semaines de course dans des paysages à couper le souffle, surtout dans les régions françaises mais avec aussi quelques étapes chez nos voisins européens. Peut-être la plus belle vitrine touristique de la France. Sans oublier la mythique arrivée sur les Champs-Elysées.


Dimanche 24 Juillet : Run Melbourne 2016
 

5 km, 10 km ou semi-marathon, cette course a pour but de lever des fonds pour des organisations caritatives, tout en permettant aux participants de profiter d’un beau parcours dans Melbourne.
Pour plus d’informations : http://events.solemotive.com/run-melbourne/


Jusqu’au 31 : exposition “Close Encounters” @ Alliance française, 51 Grey Street, St Kilda
 

En 1791, sur ordre de Louis XVI, deux frégates, respectivement commandées par Bruni d’Entrecastaux et Huon de Kermadec (des noms qui sont passés à la postérité en Tasmanie), sont envoyées à la recherche de La Pérouse, dont on est sans nouvelle depuis 1788. L’exposition proposée par Nicola Dickson s’intéresse plus particulièrement à l’aspect scientifique de l’expédition, en particulier les connaissances en géographie et en ethnologie révélées au travers des œuvres présentées.

PROCHAINEMENT...

Vendredi 9 septembre : Assemblée générale de Melbourne Accueil
Présentation du rapport annuel, élection du bureau et moment de convivialité entre membres autour d'un apéritif dinatoire.
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QUE S'EST-IL PASSÉ EN JUIN ?

 

LES RENDEZ-VOUS MELBOURNE ACCUEIL

Visite guidée - The Costume Collection

Magnifique collection privée de vêtements de tous les jours portés par les Australiens depuis 1788 à nos jours.
À refaire absolument !
Prochaine visite guidée avec Danielle en août 
ALCHIMIE DU PLAISIR
Ce mois-ci: Castagna Genésis Syrah 2004
 

Castagna est un petit vignoble familial situé dans l'appellation Beechworth, au nord-est du Victoria. 

Les premières vignes ont été plantées vers la fin des années 1990 sur le sol granitique à l'orée de la commune historique de Beechworth. Très vite Julian Castagna a adopté les méthodes de la biodynamie et est depuis un défenseur actif de cette méthode holistique d'agriculture. Le résultat est très visible dans ses vins, où la syrah est le vin phare du domaine. Il y a aussi des plantations de cépages italiens, reflétant les origines de Julian, et quelques rangs de viognier, qui se retrouve parfois dans la syrah en co-fermentation. Ces dernières années, un de ses fils, Adam, a rejoint le domaine familial et étendu la gamme, notamment avec un délicieux vermouth. 

Le vin en dégustation ici est un vin de 12 ans. 2004 est un bon millésime dans le Victoria, et il est intéressant de voir le potentiel de ce terroir à travers les années. 

La couleur est toujours intense avec un début d'évolution seulement. Le premier nez a une intensité moyenne, avec des notes balsamiques et épicées. 

Après aération, les arômes s'expriment dans un registre plus fruité (cassis), suivi d'arômes tertiaires (champignon, sous-bois, animal) et d'une touche d'eucalyptus. 

En bouche, la texture est très fluide, les tanins très fins et intègres, et l’acidité rafraîchissante. Le vin est toujours assez juteux, relevé par des notes de poivre et d'eucalyptus qui confirment son origine. Ce vin a une grande complexité, mêlant fraîcheur et maturité en arôme, supportée par une texture que l’on trouve uniquement dans les vins qui peuvent vieillir. 

Très agréable à boire en dégustant une assiette de lactarius deliciosus poêlés, ce vin sera intéressant à revisiter dans quelques années.

Mais aussi quelques bonnes tables parisiennes…

C'est le mois de la France (euro 2016, tour de France, Bastille day…), alors j'en profite pour vous faire découvrir quelques adresses parisiennes. 

Tout d'abord le restaurant Akrame, du nom du chef Akrame Benallal, qui vient d'ouvrir un pop-up près de la Madeleine, rue Tronchet. Le décor est très similaire à celui de son restaurant du 17ème en renovation en ce moment, avec en plus une cour intérieure très accueillante. 

La cuisine relève ici de la création pure avec des thèmes et une véritable signature du chef. La couleur noire par exemple est récurrente et se décline en diverses exécutions culinaires ou visuelles. Les origines algériennes du chef sont une source d’inspiration, tout comme ses prestigieux apprentissages (Gagnaire, El Bulli) et ses recents voyages, notamment en Asie, où il vient d'ouvrir plusieurs restaurants (1 macaron a Hong Kong). 

Le menu du 23 juin 2016 est sans doute éphémère: Akrame aime interpréter les propositions du marché et réagir à ses envies du moment. 

Picorer

"comme un "oréo" parmesan/sardine 
Grenaille/sardine 
Crackers/avocat 
Papier végétal/encre de seiche/anguille 
Tartelette petit suisse 

Acte

1. Sable: asperge/pistaches
2. Réconfort: couteaux/coeur de palmier 
3. Audace: riso/huitre 
4. Terre-Mer: homard "animal" 
5. Le Marin: saint-pierre/petits pois/fruit de la passion 
6. Terre: ris de veau/navet/pigeon/rhubarbe/kamut 
7. Fraîcheur: ice Aperol spritz 
8. Laitage: Brillat Savarin/poire/cumin 
9. Gourmandises : pomme en croûte d’argile/"hypnose" vanille
    fumée/framboise 


Les vins qui ont accompagné cette symphonie furent

- Champagne extra brut blanc de blanc, les vignes de Montgueux, de Jacques Lassaigne. 
- Montlouis de Rocher des Violettes, 2013. 
- Pouilly-Fuissé, tradition 2011, domaine Valette. 
- Gevrey-Chambertin(magnum) 2013, domaine Jean Fournier 
- Martini Ambrato 
- Crillon des moines, domaine Michel Moine, 2011.


________

Autres adresses - devenues désormais des classiques - à visiter en ce moment à Paris. 

Commençons par Au passage, dans le 11ème, où l'accueil est à la hauteur de la cuisine et des vins. Un endroit de vraie cuisine de marché avec une sélection de vins assez large pour satisfaire tous les palais et un accent mis sur les vignerons qui travaillent leurs vignes. Le poulpe était très bien préparé et accompagné d’un Bandol, domaine de Sainte-Anne. 

En parlant de Sainte-Anne, vous pourrez aller ensuite chez Bottles, une cave à manger dans le 2ème, rue Sainte-Anne. 

Benoît et Sébastien ont créé un lieu chaleureux avec une sélection de vins pointue et des petites assiettes très excitantes, notamment une terrine d'oursins merveilleusement accompagnée par un Magnum (seulement) Beaujolais Villages 2012 de Xavier Benier. 

______

Pour finir, Le Dauphin, dans son écrin de marbre est toujours en pleine forme, avec de petites assiettes toujours innovantes et délicieuses, accompagnées d'un pétillant naturel du jura de Didier Grape. 

Akrame, 7 rue Tronchet, 75008 Paris 
Au passage, 1 bis, Passage Saint-Sébastien, 75011 Paris 
Le dauphin, 131 avenue Parmentier, 75011 Paris 
Bottles, 57 rue Sainte-Anne, 75002 Paris

 
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L'INVITÉ DU MOIS

L’invité du mois: Vincent Wirtz, maître-cordonnier et esthète

Pénétrer dans l’atelier de Vincent Wirtz et de son épouse Assunta, c’est comme arriver à une table étoilée avant un repas d’exception. La couleur des bois, la texture des cuirs, le parfum des crèmes… Les sens en éveil, le visiteur ralentit et se laisse pénétrer par la beauté authentique de l’ensemble. Le lieu respire la sérénité du travail parfaitement maîtrisé et le client est traité avec bienveillance, comme un ami qu’on a plaisir à retrouver. Entretien avec un esthète qui a su élever un métier pas toujours bien considéré au rang d’art de vivre.

Melbourne Accueil : En arrivant dans votre cordonnerie, on a l’impression de changer instantanément d’espace-temps. Pas vraiment de remonter dans le temps, mais plutôt de pénétrer dans un lieu au caractère intemporel et où le temps s’écoule différemment. Le tout avec une sensation de bien-être immédiat.


Vincent Wirtz : J’ai toujours eu l’amour des belles choses et il est logique que cela transparaisse dans ce qui est mon environnement de travail depuis quelques décennies désormais. Je souhaite que ma cordonnerie soit effectivement un monde à part, de style et au sein duquel règne une profonde humanité. J’ai toujours été très touché par l’art en général, et apprécier une démarche artistique sincère, quelle qu’elle soit, requiert du temps, de la sensibilité et une attention à ce qu’on croit être des petits détails. Mon atelier est bien sûr animé par toute l’équipe qui y travaille amoureusement, mais aussi par nos clients, parmi lesquels on trouve de vrais passionnés du beau soulier, qui sont toutes des personnes originales, avec des aspérités, qui aiment aller au fond des choses. Ce sont des échanges extrêmement enrichissants pour tout le monde.


Vous donnez une priorité manifeste à la cordonnerie haut de gamme et aux beaux articles de maroquinerie, non seulement avec une offre complète de services traditionnels de réparation et d’entretien, mais aussi avec une partie de votre atelier consacrée à la vente de chaussures, de ceintures, de sacs… On est bien loin du talon-minute et de la serrurerie !

Avant de parler de la manière dont il est trop souvent perçu aujourd’hui, j’aimerais rappeler que le métier de cordonnier était très répandu après la Seconde Guerre mondiale parce que la quasi-totalité des gens faisaient toujours réparer leurs chaussures et qu’ils gardaient généralement une paire au moins 10 ans. On comptait un cordonnier pour moins de 1000 habitants ! Pour autant, c’était loin d’être un métier bien considéré à cette époque, on le voyait même comme un métier « pour handicapés » car c’était un des seuls métiers manuels où le travail se faisait assis. Moi-même, fils et petit-fils de cordonniers, j’utilisais, lorsque j’étais enfant, des euphémismes pour décrire le métier de mon père car j’en avais un peu honte. Après, il faut se souvenir que d’autres métiers, à cette époque, étaient également loin d’être glamour : un pâtissier ou un cuisinier dans les années 50 ou 60 avaient un quotidien bien éloigné de celui glorifié par Top Chef. La reconnaissance contemporaine du beau travail manuel en général remonte aux années 80, précisément au moment où j’ai eu la chance de véritablement débuter dans le métier.

 

Justement, n’étiez-vous pas à ce moment-là découragé d’exercer ce métier ? Comment y êtes-vous finalement venu ?

Plus jeune, je n’imaginais pas un seul instant devenir cordonnier. D’abord parce que c’était un métier où les gens étaient très durs avec eux-mêmes et par extension avec les autres, ensuite et surtout parce que c’était le métier de mon père! Je m’intéressais plus à l’informatique ou à un parcours d’ingénieur agronome. Après mon bac et mon service militaire, j’ai connu quelques mois difficiles qui m’ont finalement fait accepter une formation accélérée de cordonnerie durant 6 mois à Romans (Isère). Je voyais surtout cela comme un tremplin, un point de départ, dans un environnement déjà connu. Pendant cette formation, j’ai progressivement réalisé, sans tout de suite l’accepter, que le métier coulait dans mes veines. Des travaux considérés comme des défis techniques quasiment inaccessibles par les 11 autres élèves étaient une évidence absolue pour moi, sans doute aussi grâce à la mémoire gestuelle de mes jeunes années. À l’issue de cette formation, j’ai été embauché dans la cordonnerie de mon père, mais essentiellement pour des tâches administratives, ce qui m’allait très bien. Jusqu’au jour où j’ai commencé à mettre la main à la pâte, au début par dépit. De la pratique à l’évidence de mon amour de la chaussure, tout est allé très vite. Et quand mon père m’a cédé son entreprise, cela s’est très bien passé ; lui-même ayant hérité l’entreprise de son père, il savait ce qu’il ne voulait pas me faire subir. Il a bien essayé de me prodiguer quelques conseils au début mais, devant ma réticence à les suivre, a tout de suite accepté son nouveau rôle comme le mien.

 

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur votre parcours, ainsi que sur l’évolution de la profession ?

Mes aspirations originelles étaient sincères mais mal formulées. Je ne suis pas devenu informaticien mais j’ai encore aujourd’hui des discussions passionnées avec le technicien qui vient entretenir ou réparer mon synthétiseur, dont la complexité technique m’intéresse au plus haut point ; j’ajouterai que la pratique de la musique est cohérente avec une sensibilité artistique. Je n’étais pas destiné à être ingénieur agronome mais j’ai toujours été un amoureux de la nature. Le fait d’avoir toujours appris les langues [Vincent en parle cinq couramment, ndlr] avec une certaine aisance est révélateur de mon intérêt pour les rapports humains, qui sont un élément essentiel de mon travail. J’ai toujours été quelqu’un de très tactile et je ne me lasse jamais du contact avec de beaux matériaux. Aujourd’hui, mon métier me permet d’être en harmonie avec ma conception de l’esthétique. Et la fidélité de ma clientèle m’oblige à refuser du travail tous les jours.

L’évolution de la profession a naturellement été affectée par la production de masse de chaussures bon marché et de courte durée, qu’on ne fait donc pas réparer. C’est ce qui explique que bon nombre de cordonneries sont devenues des bric-à-brac où l’activité cordonnerie est devenue très faible, souvent autour de 10%. Certaines changent même complètement de métier pour ne plus faire que de la serrurerie par exemple.

 

Pour finir, puisque la rédaction de Melbourne Accueil était en Europe pour cette édition, envisagez-vous de faire le chemin inverse et de tenter à l’avenir l’expérience australienne ?

Je perçois l’Australie comme une terre d’aventuriers, de personnes qui quittent leur base culturelle pour créer quelque chose de neuf, qui acceptent le déracinement. C’est manifestement un pays fascinant et dans lequel il est possible de faire aboutir des projets très intéressants. J’aurais en tout cas beaucoup de plaisir à découvrir ce pays et Melbourne serait alors un passage obligé.

Pour les lecteurs passant par l’Alsace, cet été ou plus tard : Cordonnerie Ric et Rac, 52A rue de l’Arsenal, 68100 Mulhouse

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