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Infolettre SSE #17 - février 2016
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ET SI ON TRAITAIT LES DÉCHETS BIOMÉDICAUX COMME LES ORDURES MÉNAGÈRES ?


Depuis 1993, l'entreprise Ecodas conçoit des machines permettant de détruire les Déchets d'Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI) en les transformant en ordures ménagères classiques.
Les machines mises en place par Ecodas broient, puis stérilisent les DASRI grâce à de la vapeur d'eau. La stérilisation se fait après le broyage, à haute température (138°C) et sous haute pression (3.8 bars). Ces températures extrêmes assurent qu'aucun organisme ou micro-organisme pathogène ne survive au traitement. Ainsi, le produit final n'est constitué que de broyats stérilisés pouvant ensuite être traités sans danger, comme des ordures ménagères. En plus de pouvoir rejoindre le réseau des déchets urbains classiques, le volume des DASRI ainsi traités est réduit de 80% !

Ces machines sont conçues pour tous les types de DASRI, qu'ils soient liquides ou solides. C'est une technologie propre qui respecte l'environnement : aucune émission de fumée, aucun rejet atmosphérique polluant ou autre ne sont engendrés. De plus, cette machine ne produit pas de rejet chimique ou de radiation et permet l'élimination au plus près de la production.

D'un point de vue plus pratique, cette machine est facile à installer sur le site même d'un hôpital, ce qui permet d'éviter le transport des déchets. Si la machine a un coût, le retour sur investissement est rapide grâce à une réduction considérable des coûts de traitement et de la gestion des déchets à risques infectieux.

Pour aller plus loin :
  • Ecodas (en français et en anglais)
Ecodas
Vidéo promotionnelle présentant le système d'Ecodas (en anglais)

UNE ALIMENTATION LOCALE DANS DES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ

 

Le CIUSSS de l'Est-de-l'Ile-de-Montréal a réalisé un projet d'alimentation locale ayant pour objectifs  :

  • d'augmenter la part d'aliments locaux utilisés dans la préparation des repas de quatre centres d'hébergement (CH) du secteur de la Pointe-de-l'Ile, à Montréal ; 
  • de mobiliser les fournisseurs ; et
  • de former le personnel des services alimentaires.
Grâce à ce projet, 26% des aliments servis dans ces quatre CH proviennent du Québec, les résidents ont consommé de plus grandes quantités de fruits et de légumes qu'auparavant et, trois formations culinaires ont permis à 25 employés des services alimentaires de mieux connaître les fruits et les légumes de saison du Québec afin de les intégrer dans les menus.

Pourquoi manger local ? Equiterre, l'instigateur de ce projet, répond en cinq points :

  • Pour le plaisir avant tout !
  • Parce que c'est un choix santé ;
  • Pour soutenir l'économie locale ;
  • Pour des impacts sociaux positifs ;
  • Parce que c'est un choix environnemental.

Alors qu'à l'échelle individuelle, consommer des aliments locaux constitue souvent un défi de taille, implanter cette pratique dans 4 bâtiments de santé représente un très beau succès et une belle source d'inspiration pour tous les établissements de santé et d'enseignement !


Pour aller plus loin :

Des aliments locaux dans nos établissements publics, c'est possible!
Des aliments locaux dans nos établissements publics, c'est possible !

ET SI ON INTERDISAIT LE MERCURE DENTAIRE ?


Aussi connu sous le nom d'amalgame dentaire, le mercure dentaire est utilisé comme plombage. Peu cher, durable et facile à appliquer, ce matériau semble avoir toutes les qualités pour son utilisation en dentisterie. Cependant, depuis 1998, son utilisation est reconnue comme toxique par les scientifiques. Sachant cela, pourquoi les dentistes utilisent-ils encore du mercure ?



 

Alors qu'en 2002, l'Association dentaire canadienne affirmait qu'un risque minime peut être encouru par 3% de la population à cause de l'amalgame, plusieurs recherches scientifiques ont démontré que les amalgames dentaires libèrent continuellement de la vapeur de mercure. DEs recherches ont confirmé que ces émanations sont inspirées par les poumons, où 80% de leur volume est absorbé par l’organisme et passe dans le sang. Des expériences menées sur des modèles animaux et les résultats d'autopsies chez des humains ont montré que la vapeur de mercure inspirée est distribuée aux tissus et organes dans tout le corps et s’accumule particulièrement dans le cerveau et dans les reins. Cependant, malgré ces études scientifiques sérieuses, le mercure reste utilisé par les dentistes.

Il existe des alternatives aux amalgames dentaires. Mais par quoi le remplacer ? La science n'a pas encore réussi à créer un matériau qui serait capable de se rapprocher au mieux d'une dent naturelle. En dentisterie biologique actuelle, on essaie de supprimer tous les métaux en bouche. Auquel cas, on favorise les couronnes et les incrustations en céramique (contenant du BPA, un perturbateur endocrinien bien reconnu). Pour le métal, on utilise alors un alliage noble, à haute teneur en or.

 

Pour aller plus loin :

L'HÔPITAL NOTRE-DAME DU CHUM, LEADER EN EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

 

Depuis plus de deux ans, un grand plan d'efficacité énergétique a été mis en place à l'hôpital Notre-Dame du CHUM, à Montréal



Fin 2014, le projet incluant de la géothermie, de l'aérothermie et de la récupération d'énergie a été inauguré au sein de cet établissement. Selon les promoteurs du projet, "Outre l’implantation d’un champ de géothermie qui transforme l’énergie du sol en énergie de chauffage, le CHUM a procédé au remplacement des chaudières au mazout lourd par des chaudières à vapeur et à condensation alimentées au gaz naturel et par des unités de récupération de chaleur assistées de thermopompes. Ce projet d’efficacité énergétique d’envergure a été réalisé en partenariat avec la firme Énergère dans le cadre du plan d’action 2012-2014 pour le développement durable du CHUM."

Ce projet de modernisation a même remporté en juin 2014 le Prix Novae de l'Entreprise citoyenne, catégorie Empreinte carbone. Et pour cause, ce projet a permis de réduire de 75 % les gaz à effet de serre générés par les opérations de l'hôpital, ce qui équivaut à retirer de la circulation 2900 voitures.

Pour mener à bien ce projet, près de 20 millions de dollars ont été nécessaires. Mais l'économie d'énergie annuelle est estimée à 1,7 millions de dollars, ce qui permettra de revenir sur l'investissement en neuf ans. Voilà donc un beau projet mené à terme permettant des économies d'énergie et d'argent tout en préservant l'environnement de chacun.


Pour aller plus loin :

Projet d'efficacité énergétique à l'hôpital Notre-Dame du CHUM

POURQUOI LA DURÉE DE VIE DIMINUE ?


En France, l'espérance de vie a diminué en 2015, mais pourquoi ? Comment ?
Selon l'INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques), c'est dû à un surcroît de mortalité inédit, notamment à cause de la canicule et de l'épidémie de grippe qui ont été particulièrement violentes. Cependant, pour le Réseau Environnement et Santé, cette baisse n'a rien de conjoncturel. Pour eux, elle "est la conséquence de la situation de crise sanitaire dans laquelle la France s’enfonce depuis plusieurs années en raison de l’explosion des maladies chroniques, comme le cancer ou les maladies cardio-vasculaires."




 

Depuis 1990, les maladies cardiovasculaires ont progressé 5 fois plus vite que la population, le cancer 4 fois plus, les affections psychiatriques 3 fois plus, et le diabète 6 fois plus (depuis 2000)... De quoi faire réagir le monde de la santé.

Pour l'instant, le Canada n'est pas touché par cette diminution de la durée de vie, mais jusqu'à quand ? Notons aussi qu'il y a une différence majeure à faire entre espérance de vie et durée de vie. L’espérance de vie à la naissance est un indicateur statistique très parlant et très performant pour décrire les conditions conjoncturelles de la mortalité. Cette espérance de vie n’a pourtant pas grande signification quant à la durée de vie. Cette dernière prenant moins en compte les facteurs conjoncturels.

La diminution de la durée de vie recourt alors à un problème sanitaire majeur. Les maladies graves se développent plus rapidement qu'auparavant. Et si la médecine peut pourtant mieux les soigner, elles sont de plus en plus virulentes, graves et rapides. Quelles en sont les raisons ? Les données les plus anciennes dont on dispose datent du début du 20ème siècle. Depuis lors, la population occidentale a connu de nombreux changements dans son alimentation, fait face à une pollution chimique généralisée et vit une sédentarité plus importante. Autant de facteurs de risque qui peuvent expliquer la situation décrite ici. Les progrès de la médecine ne peuvent rien contre les choix alimentaires de toute une vie ou bien l'exposition à la pollution.

Le réseau de la santé tout comme la population doivent s'adapter à ces nouveaux risques pour être en mesure d'influer sur ces statistiques alarmantes. 



Pour aller plus loin :

OBJECTIF : ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ SANS PERTURBATEUR ENDOCRINIEN

 

Le 26 janvier dernier, SSE a accueilli dans le cadre de sa série de webinaires, André Cicolella du Réseau Environnement Santé (RES) et Wiebke Winkler du Comité pour le développement durable en santé (C2DS). M. Cicolella, ingénieur chimiste, toxicologue et président du RES, a traité du risque que représentent les perturbateurs endocriniens pour l'organisme et de pistes d'actions concrètes pour les éradiquer des établissements de santé.

Si vous désirez revoir cette formation, cliquez sur la photo ci-dessous.




 

COMMENT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES INFLUENT SUR LA GROSSESSE ?

 

De nouvelles études ont démontré la présence d'herbicides dans le lait maternel. La molécule retrouvée se nomme glyphosate. Ce dernier est un herbicide non sélectif absorbé par les feuilles et ayant une action généralisée. Le 20 mars 2015, le glyphosate a été classé "cancérogène probable pour l'humain" par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 

L'impact réel du glyphosate sur la santé reste encore assez méconnu. Des questions de contamination ont été soulevées, mais il semblerait que la molécule s'accumule dans le corps en devenant potentiellement toxique. Les jeunes mamans, alors contaminées, contamineraient à leur tour leurs enfants en allaitant.


 

Par ailleurs, il a été prouvé par plusieurs études que la pollution de l'air constitue un risque important de naissances prématurées. Des chercheurs américains ont en effet démontré que les femmes exposées pendant leur grossesse à un fort taux de pollution de l'air, avaient 19 % de risque en plus d'accoucher prématurément. Une exposition importante durant le 3ème trimestre augmenterait ce risque de 28 %. Sachant que les enfants prématurés, alors qu'ils sont particulièrement fragiles, sont exposés de façon importante à de nombreux perturbateurs endocriniens contenus dans le matériel médical servant à les maintenir en vie, réduire la pollution de l'air, si elle ne l'était pas déjà, devient une priorité en matière de santé publique! 



Pour aller plus loin :

 

ZERO DÉCHET, ON ESSAIE ?


Depuis quelques temps, de plus en plus de citoyens se lancent dans l'aventure zéro déchet. Que ce soit par souci environnemental ou financier, ce cheminement paraît difficile voire tout simplement impossible pour certains. Pourtant, des familles réussissent à réduire considérablement leurs déchets.

À quand un établissement de santé zéro déchet ? Un foyer et un hôpital n'ont rien à voir nous direz-vous... les besoins, les déchets sont différents. Difficile d'être en désaccord avec vous. Pourtant la ville de San Francisco s'est engagée à réduire ses déchets, l'objectif étant d'arriver à ne plus en avoir du tout. Si une ville envisage de ne plus produire de déchets, un établissement de santé doit être en mesure, non pas de ne plus produire de déchets mais du moins de réduire fortement les volumes générés.





Une campagne de sensibilisation créative devrait permettre d'atteindre l'objectif lunchs personnels "zéro déchet". Les breuvages peuvent facilement être pris dans une tasse plutôt que dans un gobelet en plastique, la plupart du temps non recyclable. La cafétéria peut également réduire ses déchets en compostant, en mettant en place un système de don des excédents de nourriture ou en ayant recours à de la vaisselle réutilisable. 

Les unités médicales peuvent quant à elle revenir aux produits en tissus lavables ou aux dispositifs médicaux pouvant être stérilisés. Le retraitement des dispositifs médicaux est également une avenue autorisée par Santé Canada mais peu ou pas utilisée au Québec alors qu'elle génère des économies de coûts très importantes pour les hôpitaux étasuniens.



Pour aller plus loin :

2015 EN 365 INITIATIVES POUR RÉINVENTER NOTRE MONDE

Malgré une année 2015 marquée par des évènements tragiques, de nombreux citoyens, associations et même entreprises ont mis en œuvre des initiatives positives pour un monde en transition. Actes de solidarité, nouvelles technologies en faveur des personnes handicapées, solutions pour réduire nos impacts environnementaux, ces alternatives se veulent de véritables sources d’inspiration pour l’année à venir.





C’est dans cette perspective que « l’observateur des informations durables » Efficycle vient de publier sa 4ème édition de son almanaque des bonnes nouvelles : « 2015 en 365 initiatives pour réinventer notre Monde ».


Pour aller plus loin :

 



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POUR INFORMATION

SSE est une entreprise d'économie sociale dont la mission est d'accompagner les établissements de santé et de services sociaux à réduire leurs impacts tant sur l'environnement que sur la santé en adoptant les principes de santé environnementale et de développement durable.

Depuis sa fondation par des professionnels de la santé en 2006, SSE a accompagné une vingtaine d'établissements de santé et de services sociaux dans des mandats de santé environnementale et de développement durable.

SSE regroupe une vingtaine d'établissements de santé et de services sociaux membres bénéficiant d'outils variés et de l'expertise spécifique de l'équipe de SSE.


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