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Infolettre SSE #4 - novembre 2014
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RECYCLAGE DES PLASTIQUES HOSPITALIERS : L'EXEMPLE DE LA SUÈDE

 

Depuis janvier 2014, le société PVCMed Alliance cofinance et participe à un nouveau projet de gestion des déchets médicaux en plastique avec Vinnova, l’Agence gouvernementale suédoise pour les systèmes innovants,  le centre de recherche en environnement suédois, le SP Technical  Research Institute of Sweden et une université. Une caractérisation très précise des différents plastiques générés par les activités médicales a été réalisée. Le but de ce projet est d’améliorer la qualité du tri des plastiques pouvant être recyclés. Une fois ces informations obtenues, le travail consiste en grande partie à développer des méthodes de prétraitement adaptées à la réalité de travail des intervenants médicaux permettant d'augmenter le taux de recyclage, mais aussi à trouver de nouveaux débouchés. Ainsi, en 2012, près de 70 tonnes de plastique a été trié dans les hôpitaux suédois.

Au Québec aussi un tel projet est en cours. Synergie Santé Environnement a en effet obtenu une subvention d'Environnement Canada pour accompagner 3 hôpitaux, la Cité de la santé de Laval, l'hôpital Jean-Talon et l'hôpital Pierre-Boucher à caractériser les quantités de plastiques que génèrent leurs activités et à trouver des débouchés viables pour ces matières.

 

AVOIR ACCÈS À DES ALIMENTS FRAIS, LOCAUX ET BIOLOGIQUES À L'HÔPITAL, C'EST POSSIBLE!

 

Le prix souvent plus élevé des fruits et légumes en circuit court rebute souvent à s’approvisionner localement, d’autant plus que les petits volumes commandés empêchent souvent de faire des économies d’échelle.

Cela dit, il est possible de négocier les prix au volume en début de saison. Aussi, recourir à des produits transformables, esthétiquement imparfaits, peut permettre de réduire les coûts. Il convient aussi d’envisager d’augmenter  les dépenses en fruits et légumes de saison, pour faciliter l’approvisionnement en produits locaux, et de diminuer les hors saison.
Par ailleurs, bien qu’elles semblent peu nombreuses actuellement, des subventions existent dans certaines régions pour la promotion et l’approvisionnement de produits locaux.

A titre d’exemple, l’Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, engagée dans une dynamique de développement durable, a réservé un budget de 25 000$ afin de favoriser l’achat local, par exemple, en soutenant un producteur, un transformateur ou les établissements du réseau pour l’achat de produits régionaux.

Pour en savoir plus : 
Saveurs locales au menu! Perspectives sur l'approvisionnent en fruits et légumes locaux dans les établissements de santé au Québec


 

ET SI PLUSIEURS BÂTIMENTS POUVAIENT S'AUTO-CHAUFFER ENTRE EUX?

 

C’est ce que font dans la ville de Besançon  les bâtiments communaux, d’équipements publics (entre autres le Centre Hospitalier Universitaire Minjoz), de bureaux et deux usagers industriels : la buanderie hospitalière et l’entreprise FCI (Framatone Connectores International). Un tel réseau de chaleur permet de redistribuer de l’énergie thermique pour chauffer ou climatiser grâce à un système sous-terrain. Les bénéficiaires peuvent aussi être des fournisseurs potentiels (chaleur résiduelle issue de procédés de transformation, séchage, refroidissement) pour toute ou une partie de l'année… Au Québec, c’est le parc agrothermique de Saint Félicien qui tente de mettre en place un réseau d’échanges en milieu rural. L’idée est de réunir 13 entreprises autour d’une centrale de cogénération de 25MW utilisant des résidus. Ce projet permettrait d’allier le développement économique et environnemental grâce à la substitution d’énergie traditionnelle par la chaleur récupérée de la centrale avoisinante. 

 

Pour en savoir plus:
Parc agrothermique de Saint-Félicien
Le réseau de chaleur de Planoise et des hauts du Chazal
Le réseau de chaleur urbain de Besançon (vidéo)

REGROUPEMENT DES APPROVISIONNEMENTS DES HÔPITAUX LONDONIENS DANS UN SEUL ENTREPÔT

 

Au Royaume-Uni, la cellule développement durable de la Fédération nationale de la santé (NHS) emploie 11 personnes et s’appuie sur un réseau régional et des organisations partenaires, en particulier pour développer des bilans carbone. Le NHS est l’un des employeurs les plus importants d’Angleterre et un acheteur majeur de biens et de service. En conséquence, il a une empreinte carbone énorme, 18 millions de tonnes de CO2 par an. D’après sa directrice, Sonia Roschnik, « La lutte contre les émissions de gaz à effet de serre fait partie de nos missions principales : le CO2 menace la santé des gens et nous sommes au service des patients. Les émissions de gaz de nos hôpitaux proviennent des dépenses énergétiques (22 %), des voyages (18 %) et des achats (60 %). »

Première étape du plan d’action : une grande consultation auprès de l’ensemble des membres du NHS. « Nous n’en avons pas cru nos yeux : nous avons obtenu un taux de réponse de 66 %, et 95 % se sont prononcés en faveur d’une campagne de réduction des gaz à effet de serre. » Le NHS s’est ensuite fixé un objectif ambitieux : réduire les émissions de carbone de 26 % d’ici 2020, de 80 % d’ici 2050 et, à échéance plus courte, de 10 % par rapport à 2007, d’ici 2015. Sous la bannière du NHS, un florilège d’initiatives contre le carbone est apparu en Angleterre. À Londres, réfléchir aux émissions de carbone a donné l’occasion aux responsables des hôpitaux de réfléchir aux flux de transport des biens. « Les achats sont responsables d’environ 76 % de l’empreinte carbone du secteur de la santé en Angleterre », explique Trevor Payne, directeur des équipements à UCLH, les Hôpitaux de Londres.

« Les 6 hôpitaux de UCLH utilisent souvent les mêmes fournisseurs mais ont une politique d’achat individuelle, avec beaucoup de mouvements inutiles dans le transport des biens : auparavant, nous avions près de 100 points de livraison différents ! Nous avons donc mis en place un entrepôt pour les hôpitaux de Londres, où toutes les fournitures hospitalières sont centralisées et redistribuées par des véhicules électriques. » Fidèle à ses convictions, la NHS, en collaboration multisectorielle avec des entreprises pharmaceutiques et producteurs de dispositifs médicaux a développé courant 2012 un guide d’aide au calcul de l’empreinte carbone des médicaments et dispositifs médicaux. Le C2DS qui a participé au groupe de relecture salue ce projet qui met bien en évidence l’importance de disposer de données fables et d’indicateurs de mesure.

Source : DH Magazine, numéro 145


 

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