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Infolettre SSE #15
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ERRATUM

Dans l'infolettre du mois dernier, une erreur s'est glissée par mégarde au sein d'un article. La photographie relative au recyclage des champs bleus ne faisait pas référence à l'hôpital Pierre-Boucher comme mentionné.

Voici la photographie qui aurait dû paraître. Cette assistante-chef au bloc opératoire portant fièrement un sac recyclé ! Des modèles de sacs à vins seront confectionnés pour les fêtes, notamment par l'organisme d'Un couvert à l'autre.

 

SSE VOUS GÂTE POUR LES FÊTES!

SSE vient d'inaugurer son nouveau site internet!



Nous espérons que vous apprécierez ce site complètement remanié dans l'optique de vous en donner encore plus. Vous trouverez notamment trois sections inédites : 

 

La première formation proposée par SSE portera sur la communauté de pratique SSE et aura lieu le mercredi 6 janvier 2016 à 12h. Pour plus d'informations et pour vous inscrire, rendez-vous sur notre site internet.

 
 
Visionnez le court-métrage de SSE sur le projet pilote de traitement de la matière organique putrescible par déshydratation thermique au centre hospitalier régional de Lanaudière.

LA CRÈME SOLAIRE, UN DÉCHET INSOUPÇONNÉ

Chaque seconde, c'est 0,8 litre de crème solaire qui se dilue dans les eaux des océans. Par an, ce sont donc 25 000 tonnes de crème que nous envoyons dans les océans dont 4000 tonnes sont directement absorbées par les massifs de coraux. Or, il apparaît que la crème solaire tue le corail en seulement 48 heures. 

Selon la revue scientifique Nature et le professeur Roberto Danovo de l'école Polytechnique d'Ancône, les crèmes solaires utilisées par les baigneurs se dilueraient dans l'eau et atteindraient le corail, le menaçant alors fortement. La crème solaire est donc une nouvelle menace pour les coraux qui s'ajoute au réchauffement climatique et à la pollution ambiante. La moitié du corail mondial serait actuellement en danger de disparition d'ici 20 ans.



Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, la crème solaire et plus particulièrement l'oxybenzone qui la compose agit tel un perturbateur endocrinien sur les coraux dits "immatures". Il se développe alors chez eux un squelette protecteur qui finalement enferme complètement l'animal, l'empêchant alors de bouger et de se nourrir.

Afin de réduire l'impact sur les coraux, et par la même occasion sur votre corps, il est donc conseillé d'utiliser une crème solaire naturelle et/ou biologique.

 

Pour aller plus loin :
La crème solaire, entre danger pour la santé et pour le climat

INTOLÉRANCE AU GLUTEN : EFFET DE MODE OU VÉRITABLE PROBLÈME DE SANTÉ ?

Depuis déjà quelques années, la farine de blé est au entre d'un débat "santé". Ce n'est pas tant le blé qui pose problème, mais plutôt le gluten.

Commencer par expliquer ce qu'est le gluten : c'est la fraction protéique insoluble du grain, une substance tirée de certaines céréales comme le blé, l'orge ou le seigle. Il est principalement constitué de deux protéines : la gliadine et la gluténine. Ces protéines permettent à la farine d'avoir des propriétés visco-élastiques permettant alors en boulangerie de faire lever la pâte lors de la fermentation.



 

Quels sont les problèmes liés au gluten ?C'est là que les divergences apparaissent.

Parlons d'abord de la maladie coeliaque. Selon Santé Canada, entre 0,5 et 1% de la population serait atteint de cette incommodité. Pour Isabelle Giroux, professeure de nutrition à l'université d'Ottawa, cette maladie peut engendrer des inflammations douloureuses du système digestif, des crampes abdominales, des diarhées, de l'anémie, de l'ostéoporose, des problèmes de croissance chez les enfants, etc. 

Il y a ensuite l'intolérance au gluten, qui, elle, est plus fréquente et toucherait environ 10% de la population canadienne. Il s'agit d'une forme d'allergie qui peut entraîner des bâllonements, des maux de ventre, des migraines, des douleurs musculaires et une grande fatigue. L'élimination stricte du gluten dans le régime alimentaire n'est alors pas forcément nécessaire, mais souvent recommandée.

Le problème réside dans le fait que certaines personnes se qualifient d'allergiques au gluten sans pour autant avoir fait d'analyses médicales l'attestant. Dans ces cas là, on pourrait penser qu'il existe une "mode" du sans gluten. Les industriels de l'agroalimentaire ont d'ailleurs rapidement répondu à cette mode en élaborant une multitude de produits sans gluten.

Avant de débuter un "régime" sans gluten, un avis médical est conseillé, voire primordial. Cette fraction protéique reste en effet importante pour l'organisme bien que non indispensable. Les conseils d'un(e) nutritionniste sont donc recommandés. 
 

Pour aller plus loin :

L'épicerie - Manger sans gluten
L'épicerie - manger sans gluten - 25 janvier 2012 (Radio-Canada)

RIEN NE SE CRÉE, RIEN NE SE PERD, TOUT SE TRANSFORME

C'est en 2011 que la première serre commerciale sur toit au monde a vu le jour à Montréal. Ayant pour volonté de modifier le mode d'alimentation des citadins, l'entreprise Fermes Lufa a voulu produire en ville des légumes afin de démontrer qu'il est possible de vivre dans une ville de plus de 1,7 millions d'habitants et de se nourrir de produits locaux. Aujourd'hui, grâce au bouche à oreille, c'est près de 6000 foyers qui cuisinent des légumes cultivés... sur les toits ! Avec plus de 150 points de livraisons, les circuits-courts sont privilégiés.



 

Cette technique d'agriculture urbaine peut certes paraître farfelue au premier abord, elle est pourtant très économique et sera sûrement favorisée dans le futur. Elle évite dans un premier temps d'accaparer des terres arables qui deviennent de plus en plus rares et de plus en plus lointaines de la ville. Les transports sont ainsi réduits puisque les consommateurs se trouvent pour ainsi dire "au pied de ces fermes". De plus, les serres récupèrent 50 % de la chaleur de l’édifice sur lesquelles elles sont situées, ce qui leur permet de faire des économies d’énergie conséquentes. Elles agissent également comme un isolant puissant contre le froid. Par ailleurs, en hauteur, les plantes absorbent davantage les rayons du soleil, car rien ne leur fait ombrage. Enfin, grâce à l'urbanisation et les niveaux de gaz carbonique plus élevés en raison de la pollution atmosphérique, la croissance des plantes se trouve avantagée. Et cette liste n'est pas du tout exhaustive !


 

Rappelons-le, une alimentation saine et équilibrée constitue un fondement solide pour une bonne santé. Ces fermes locales ont donc des bénéfices tant sur l'environnement que sur la santé et l'économie !

Pourrait-on imaginer d'ici quelques années la première ferme montréalais sur le toit d'un hôpital ? Cela constituerait à n'en pas douter une excellente façon d'assurer un approvisionnement local en fruits et en légumes ; mais aussi un bon moyen d'assainir l'air, de réduire la consommation d'énergie et d'améliorer la santé de tous.


Pour aller plus loin :

POLLUTION, SANTÉ ET JARDINS

Pour traiter des eaux usées, des boues d'usines ou même des sols contaminés, il est dorénavant possible de ne plus avoir recours à une station d'épuration, mais plutôt à des plantes ! C'est ce que fait l'entreprise française Phytorestore. Il s'agit d'une société spécialisée dans le traitement de la pollution par les plantes, plus spécifiquement par des jardins filtrants. Bien plus agréables qu'une station d'épuration, ceux-ci permettent de garantir un environnement accueillant comme dans ces grosses entreprises qui délaissent les bassins et cuves de rétention des eaux usées pour des jardins filtrants arborés et écologiques.



 

Vous pouvez vois sur la photo ci-dessus ce que cela donne dans une entreprise de Shanghai. Les eaux usées et les eaux de pluie de cette entreprise sont donc collectées avant de passer dans différents filtres et bassins qui permettent de réduire la charge en matères organiques. Après ce traitement, l'eau n'est pas considérée comme potable mais elle peut cependant être utilisée sans risque pour l'arrosage des plantes, l'alimentation des toilettes, les systèmes d'incendie, etc... Phytorestore insiste également sur le fait que ces jardins sont certes bons pour l'environnement, mais aussi pour le paysage et le bien-être des employés qui peuvent se balader dans les jardins ou même y diner !

Si cette démarche est possible à l'échelle d'entreprises comme celle de Shanghai, elle l'est aussi pour les établissements de santé. Et de fait, un centre de soins de longue durée de Corner Brook (Terre-Neuve-et-Labrador) s'est équipé d'un marais filtrant qui ne représente que l'un des nombreux éléments d'éco-construction de ce bâtiment. Cet exemple illustre bien que des jardins ou marais filtrants peuvent être intégrés dans le design des établissements de santé. Ils permettent alors d'amélorer le cadre de vie des patients, du personnel et des visiteurs, mais aussi d'agir en faveur de l'environnement.


Pour aller plus loin :

Les Jardins qui depolluent - Phytorestore - Cause a Effets
Phytorestore : les jardins qui dépolluent ou la station d'épuration du 21e siècle! 

CHANGEMENTS CLIMATIQUES : CE QUE LES MÉDECINS DOIVENT SAVOIR

Une infographie très bien faite qui fournit aux médecins des arguments convaincants, s'il fallait encore le faire, pour inciter leurs établissements à agir concrètement contre les changements climatiques.




NOUVELLES DE PARIS

Qu'est-ce que la COP21 ?


Il s'agit de la 21ème Conférence des Parties, elle est aussi connue sous le nom de la Conférence sur le Climat de Paris. Elle se déroulera du 30 novembre au 11 décembre 2015 et son but est d'obtenir un accord universel juridiquement contraignant sur le climat, ayant pour but de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C.


 

Et la santé dans tout ça ?

L’OMS vient de s’adresser à la communauté mondiale pour mobiliser tous les efforts en vue d’un accord solide et efficace sur le climat afin de contenir le réchauffement à +2°C. L’organisation souhaite qu’à la COP21 émergent des interventions de nature  à freiner le changement climatique et à améliorer la santé de façon à réduire le nombre de décès par cancers, affections respiratoires et maladies cardiovasculaires imputables à la pollution atmosphérique qui dépasse actuellement 7 millions par an.


Health Care Without Harm organise dans le cadre de la COP21 une série de rencontres et conférences auxquelles participent de nombreux établissements de santé venant de partout dans le monde. Vous trouverez ci-dessous le programme de ces évènements.




Pour aller plus loin :

A Model City: HCWH and Boston Hospitals Lead Climate Change Efforts
Boston, une ville et des établissements de santé modèles en lutte aux changements climatiques

"CARBONEUTRALITÉ" POUR MONTRÉAL

Le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal) a dévoilé la Déclaration pour un Montréal leader climatique signée par 70 organisations, dont SSE. Les signataires appellent la Ville de Montréal à prendre des engagements ambitieux à l’approche de la COP21 et à se fixer l’objectif ambitieux mais atteignable de "carboneutralité" pour le 400e anniversaire de la Ville en 2042.

À l'invitation de Monsieur Réal Ménard, élu responsable du développement durable, de l'environnement, des grands parcs et des espaces verts à la ville de Montréal, l'équipe de SSE a par ailleurs participé le 1 décembre dernier à une rencontre organisée par le service de l'environnement de la ville de Montréal. Cette rencontre avait pour objectif de présenter aux partenaires en développement durable de la ville le premier plan d'adaptation aux changements climatiques 2015-2020 de l'agglomération de Montréal.


Pour aller plus loin :

GESTION D'UN CENTRE DE DONNÉES DANS UN ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ

Les émissions de CO2 des centres de données deviennent actuellement une préoccupation mondiale. Selon l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), les centres de données comptent parmi les sources qui consomment le plus d'énergie. Et d'après une étude de l’Université de Standford, les quelques 500 000 centres de données existants dans le monde consommeraient environ 30 milliards de Wh d’électricité par an, soit l’équivalent de la production de 30 centrales nucléaires. Dans un établissement de santé, les données informatiques sont nombreuses. Les serveurs qui les stockent sont donc eux aussi polluants. Pourtant, leur rôle est essentiel, ils ne peuvent pas tomber en panne, s’ils s’arrêtent, c’est toute l’activité de l’établissement de santé qui prend fin, notamment compte tenu du fait que les dossiers des patients sont de plus en plus souvent informatisés. Certes, le système informatique d'un établissement de santé, aussi important soit-il, n'atteint pas la taille d'un centre de données ; cependant, les émissions de gaz à effet de serre générées ne sont pas négligeables, tout comme d'ailleurs la consommation d'électricité.




Afin de réduire l'impact des centres de données sur l'environnement, de nombreuses solutions sont possibles. Ces derniers produisent beaucoup de chaleur, qu'il est possible de récupérer. À Paris Val d'Europe, Dalkia redistribue l'air chaud de son centre de données dans un réseau de chauffage collectif. Via un échangeur thermique, l'air chaud permet de porter l'eau du réseau de chauffage à une température de 55 degrés Celsius. Une autre solution consiste à avoir un système de refroidissement faisant appel à l’air frais extérieur afin d'être insufflé dans les salles informatiques. Ce système devrait limiter le recours à la climatisation durant la saison estivale. Aux États-Unis, le centre de données d'eBay situé dans l’Utah dépense 30% d’énergie en moins grâce à un système de refroidissement à l’eau de pluie qui permet de se passer des systèmes de climatisation quelques 7000 heures par an.

Toutes ces solutions sont à envisager pour les établissements de santé, notamment ceux passant au "tout numérique".

Pour aller plus loin :

DU COTON AUX PESTICIDES

C'est d'Argentine que nous provient une nouvelle étude sur les composants des produits hygiéniques féminins. Le coton utilisé dans la fabrication des tampons (notamment), serait contaminé à près de 85% par le Roundup. Créant un véritable tollé sur le net ces dernières semaines, la problématique est bien plus importante que prévu. En effet, cela ne touche pas "uniquement" les protections féminines, mais aussi les compresses de gaze, les coton-tiges, les lingettes etc...




Le responsable ? Le glyphosate. Ce dernier est un herbicide plus connu sous le nom de Roundup. Exploité par Monsanto, son utilisation s'est généralisée en particulier à cause des OGM qui ont créé une résistance aux herbicides plus traditionnels et plus naturels. Pourtant, l'OMS a classé ce composant au début de l'année 2015, comme un herbicide « cancérigène probable » (niveau 2A). La question principale réside alors dans le fait de savoir si lors d'un soin avec des compresses de gaze, par exemple, notre santé est en danger. 

Existe-t-il des solutions à ce problème de santé ? Le meilleur moyen reste dans la production de coton biologique afin de réduire, voire éliminer, les risques d'herbicides et autres composants néfastes pour la santé. Pour ce qui est des protections féminines, l'utilisation de "cups" est devenue de plus en plus courante au cours des dernières année. Elles sont par ailleurs très efficaces. Saviez-vous qu'au cours de sa vie, une femme utilise environ 11 000 tampons ou serviettes hygiéniques? Plus qu'un souci de santé personnel, c'est aussi une manière de produire moins de déchets et d'agir en faveur de l'environnement.

 


Pour aller plus loin :

LE LIVRE DU MOIS

Les dessous de la cacophonie climatique
Sylvestre Huet, La Ville Brûle, 2015.

Que faut-il savoir du dossier climatique pour prendre part au débat citoyen sans se faire duper ? Que valent les slogans des uns et des autres ?
Pour faire le tri dans la cacophonie des discours contradictoires où se mêlent arguments économiques et sociaux, résultats scientifiques et convictions idéologiques, il convient de prendre du recul et de dire les choses telles qu'elles sont, même si ça fait mal !



 

Sylvestre Huet est journaliste à Libération. Spécialisé dans le domaine de l'information scientifique, il suit le dossier climatique depuis plus de trente ans. Il propose ici un antidote aux simplifications abusives qui polluent ce débat décisif pour l'avenir de nos sociétés, mais aussi pour l'évolution de l'environnement naturel dans lequel nous vivons.

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POUR INFORMATION

SSE est une entreprise d'économie sociale dont la mission est d'accompagner les établissements de santé et de services sociaux à réduire leurs impacts tant sur l'environnement que sur la santé en adoptant les principes de santé environnementale et de développement durable.

Depuis sa fondation par des professionnels de la santé en 2006, SSE a accompagné une vingtaine d'établissements de santé et de services sociaux dans des mandats de santé environnementale et de développement durable.

SSE regroupe une vingtaine d'établissements de santé et de services sociaux membres bénéficiant d'outils variés et de l'expertise spécifique de l'équipe de SSE.


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