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Chose promise, chose due : deux newsletters en 10 jours, pour rattraper mon retard d’octobre. C’est un record pour moi, qui, après l’écriture de cet e-mail, mérite une petite soirée dans mon canapé, sous un plaid.

Au programme de cette newsletter, je te propose : 
  • Mon combat interne du moment : freelance versus salariat
  • 6 enseignements du 28e épisode de podcast
  • 3 ressources qui m’ont permis d’évoluer et m’ont inspirée ces derniers tempsque des pavés 🙈
1. Mon combat interne du moment : freelance versus salariat

Je vois de plus en plus d’offres de job d’UX writers passer - et ça c’est une très bonne nouvelle ! 

Parmi ces entreprises qui recrutent, j’ai l’occasion d'échanger avec certaines sur la structuration de leurs équipes design. D'ailleurs, j’ai tellement hâte que tu découvres les prochains épisodes, avec quelques boîtes bien connues 😍 

Moi, ça fait palpiter mon petit cœur de voir ces premiers postes qui se créent dans de belles entreprises, ou de voir ces équipes qui se structurent.
Mais, au-delà de cette vision peut-être idéalisée, je me sens limitée

Je travaille principalement avec des petites entreprises, voire start-up (si ce n’est un chouette client suisse). Les “grosses” équipes design et produit, avec différents métiers, je ne connais pas vraiment. 
Et j’ai l’impression que j’avance bien trop lentement dans mon apprentissage. J’ai l’impression que j’apprendrais bien plus vite et bien mieux en exerçant mon métier d’UX writer aux côtés de plusieurs UX/UI designers, product designers, product owners/managers & co, et éventuellement aux côtés d’un·e ou plusieurs UX writers. 

Alors, pourquoi ne pas postuler à l’une de ces offres que je vois passer ?

Oui mais bon, mon second cerveau (ou l’autre petit ange sur mon autre épaule) me supplie (oui) de rester freelance.
Parce que c’est la liberté de choisir et travailler sur plusieurs projets, dans des endroits différents, de créer un projet personnel à côté (comme mon podcast et cette newsletter), de créer ma vie de A à Z et de créer un environnement propice à mes projets personnels et mes loisirs.
Et je ne conçois pas redevenir salariée à plein temps (maximum en 4/5ème) - je crois à l’équilibre de deux activités, pour que l’une enrichisse l’autre. 

Mais, c’est aussi une sacrée charge mentale de gérer ma petite entreprise, de travailler sur plusieurs projets à la fois et d’avoir un million d’idées. C’est bien simple, en ce moment, j’ai beaucoup de mal à dormir. Ça cogite trop. Et j’ai trop de travail aussi 🙈. 

Bref, c’est le mot : ça cogite là-haut. J’essaye de calmer ce flot de pensées (
par du yoga) en me disant que des opportunités arriveront et de n’accepter que les projets auxquels je crois, qui me tiennent à cœur.

D’ailleurs : tu es plutôt salarié·e ou freelance ? 
N’hésite pas à répondre à cet e-mail 😉
2. Épisode 28 - L’architecture d’informations, avec Gladys Diandoki

Gladys, tu l’avais entendue en décembre 2020 lors de l’épisode 14 sur le design inclusif.

Gladys est un peu comme une mentore pour moi.
Elle m’apprend énormément de choses sur le Content design, et elle m’oriente vers de très bonnes ressources. D’ailleurs, ma liste de livres à lire devient longue comme le bras ! 

Mais surtout, elle me fait prendre du recul et remettre en perspective mon métier d’UX writer et mes méthodologies.

Depuis le dernier épisode, Gladys s’est lancée à son compte, en tant que Content designer & Conversation designer freelance.
Et, en 2021, elle s’est lancé le défi d’écrire un livre – LE premier livre français – sur le content design et l’UX writing. Le livre est d’ailleurs disponible en pré-commande (sortie le 2 décembre 2021).

Mais pour le moment, revenons à nos moutons : l’architecture d’informations. 
C’est un sujet dont on ne parle finalement que très peu, alors qu’il s’agit pourtant de la base pour concevoir une interface et initier une expérience utilisateur. 

L’architecture d’informations, c’est prendre le temps à la fois de :
  • Réfléchir au parcours sur un site ou une application
  • Construire une navigation fluide et performante
  • Imaginer la place des contenus dans les pages ou écrans d’une interface
L'architecture d'informations, c'est imaginer une histoire, et engager la conversation avec l'utilisateur·trice.

As-tu écouté ou lu cet épisode ?  
Non ? Alors rendez-vous sur l’un de ces liens d’écoute ou de lecture👇

6 enseignements tirés de l'épisode de podcast

1. Ça veut dire quoi une architecture d’informations efficace ?
Une architecture d’information efficace prend en compte à la fois les besoins des utilisateur·trices ET les besoins du business. 
Il ne faut pas oublier qu’une entreprise a ses biais et que, quand elle voit son ou ses produits, elle les voit depuis sa propre perception, son angle à elle. 
Le travail d’un·e Content designer, c’est de l’écouter, et de raconter les choses de manière à ce que cela « parle » à l’utilisateur final. 
Mais, peut-être que certaines choses sont en réalité moins importantes pour l’utilisateur final. Pour le savoir, il faut faire de la recherche.

2. Comprendre ses utilisateur·trices.
Si tu veux que ton produit marche, tu ne peux pas te contenter d’écouter seulement la marque, sinon tu vas partir avec un gros biais. Tu vas donc faire un travail de recherche pour comprendre les utilisateurs et utilisatrices. 
  • Quelles sont leurs habitudes ? 
  • Comment ils et elles réfléchissent ? 
  • Qu’est-ce qu’ils (elles) pensent ? 
  • Comment cherchent-ils (elles) des informations de manière générale, ou sur ce type de produits ? 
  • Etc.
Tu vas ainsi pouvoir formuler des hypothèses pour créer les parcours des utilisateur·trices sur ton site ou ton application.

Techniquement, cela passe par des entretiens avec des utilisateur·trices actuelles ou potentielles. 
Mais aussi : échanger avec le service client de l’entreprise, fouiller sur les réseaux sociaux et dans les forums, etc., pour découvrir les questions que les personnes peuvent se poser. 

3. Imaginer une histoire pour séquencer un parcours utilisateur.
Une architecture d’informations se situe à différents niveaux. D’une part, il y a la structure du site et la navigation. D’autre part, il y a la hiérarchie de l’information pour séquencer le parcours et définir sa narration.
Pour séquencer le parcours futur de l’utilisateur, demande-toi : 
  • Quel est le début de l’histoire ? 
  • Quel est le milieu de l’histoire ? 
  • Qu’est-ce qui arrive à la fin ?
  • Quels sont les temps forts ?
Imagine ce parcours comme une histoire, comme un scénario. Tu vas voir les informations s’organiser progressivement.
Gladys fait d’ailleurs le parallèle avec le scénario d’une série :

 
"J'ai assisté à une masterclass de Shonda Rhimes (celle qui a fait Grey’s Anatomy) dans laquelle elle expliquait comment elle faisait des séries. Et je me suis dit « wow ! » En fait, c’est comme un parcours. Quand elle explique comment elle a écrit le pilote de Grey’s Anatomy, elle a tout rédigé. Il fallait comprendre les personnages, comprendre la structure, etc. C’est comme quand tu travailles la navigation ou la hiérarchie de ton service, c’est le moment où tu vas te poser toutes ces questions. Ensuite, tous les épisodes suivants doivent suivre la logique de ton pilote, bien que chacun soit indépendant des autres.”

4. Adopter le jeu de rôles.
Pour imaginer une histoire, rien de mieux que de se prêter à un jeu de rôles avec un·e ou plusieurs collègues.
Mets-toi dans la peau de l’utilisateur·trice et ton ou ta collègue dans la peau de l’interface (qui serait alors une vraie personne). 
Entamez une conversation. 
  • Quelle question poserait l’utilisateur·trice ?
  • Que lui répondrait l’interface ? 
5. Tester l’architecture d’informations.
Oui, c’est possible. Sur maquettes (ou même avant) ou sur un service déjà disponible.
Est-ce que les personnes trouvent facilement l’information ?
Regarde comment la personne utilise le service. Où est-ce qu’elle va ? Est-ce qu’elle trouve les choses de manière intuitive ? Au contraire, est-ce qu’elle cherche beaucoup ? Pourquoi ? Est-ce que le problème, c’est le terme utilisé ?


6. Anticiper les messages d’erreur.
De manière générale, les designers passent du temps sur le test des parcours existants. Mais plus rarement, les designers pensent aux erreurs dans le parcours ou alors il y a des parcours auxquels ils n’avaient pas pensé (on reste humains :)).
Dans les tests, il est intéressant d’accepter de générer de la frustration. Observer que l’utilisateur·trice n’y arrive pas (ou si ça ne fonctionne pas), permet de voir comment les personnes réagissent. Pour ainsi anticiper les messages d’erreur. 
Tu peux alors tenir compte de ces “erreurs” et des réactions engendrées, pour rédiger des messages adaptés, voire corriger ces erreurs.

 
3. Quelques ressources qui m’ont permis d’évoluer et m’ont inspirée ces derniers temps Je suis tout juste en train de le lire. Ce livre, c'est 30 méthodes pour concevoir des expériences optimales. C’est un excellent livre pour monter en compétences en UX design et en recherche utilisateurs. 
  Je suis également en train de lire ce référentiel pour m’initier enfin comme il se doit à l’accessibilité numérique. 
Un client m’a sollicité, un peu stressé à l’idée que son site internet ne soit pas accessible, alors qu’il souhaite obtenir la certification Qualiopi pour son organisme de formation. Je me suis dit qu’il était temps que je me régale avec ce référentiel (et que je le fasse profiter de mes notes). Je dis “régale” avec ironie, parce que, clairement, le référentiel en lui-même n’est pas accessible : jargon, longues phrases… 🙄 Je relis souvent des paragraphes ou phrases deux fois.
MAIS, l’accessibilité numérique est un pan essentiel du métier d’UX writer ou designer.

  Cet été (il me semble), j’ai reçu un e-mail de l’assistante presse de Sélim Niederhoffer me proposant de lire ce guide du copywriting. Je viens seulement de me mettre à sa lecture - je l’ai tout juste fini ce week-end. 
Tu le sais peut-être, je suis également copywriter, même si je compte me dédier entièrement à l’UX writing.
Sélim délivre dans ce livre toutes ses méthodes pour devenir copywriter et écrire des bonnes pages de vente (et aussi : e-mailing, fiches produits, pages de site web, etc.). 
Même si le copywriting est l’art d’écrire pour vendre, tandis que l’UX writing est plutôt écrire pour guider, je trouve qu’il est essentiel que les compétences viennent enrichir celles de l’autre, et vice-versa. 
Parce qu’en UX writing, on doit apprendre à connaître un produit tout autant (voire plus, oui) qu’en copywriting. On est aussi amené à inciter à l’action dans une application. Et un autre élément nous relie : la concision et la formulation des phrases. Ah et : pour écrire les contenus d’un site Internet, copywriting et UX writing vont de pair.



Bonne lecture  !

Belle journée,
Apolline
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